Rechercher
Rechercher

Société

« Je ne me tairai pas », affirme Ziad Itani après son audience au Palais de justice

L’acteur et metteur en scène Ziad Itani a été entendu hier au Palais de justice de Beyrouth, à la suite d’une plainte pour diffamation et fausses accusations déposée contre lui par le directeur général de la Sécurité de l’État, Tony Saliba. L’acteur avait publiquement critiqué ce service de sécurité en 2017, notamment sur les réseaux sociaux, après qu’il eut été accusé à tort d’espionnage au profit d’Israël puis relâché.

« Soit j’obtiens justice au Liban, soit je quitte le pays. Je veux vivre en paix et dans la tranquillité. Ceux qui me disent : “Aie peur, tais-toi”, je leur réponds : je ne me tairai pas », a affirmé l’acteur à sa sortie du Palais de justice.

Plusieurs fois reportée, son audience devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Farid Ajib, intervient dans le contexte d’un harcèlement continu depuis qu’il a critiqué les services de sécurité et dénoncé leurs méthodes de torture. Non seulement ses bourreaux n’ont pas eu à rendre de comptes, mais il est lui-même poursuivi pour « diffamation à l’encontre du prestige de l’État, fausses accusations, fabrication de fausses confessions et menaces à officiers » à la suite de messages sur les réseaux sociaux concernant sa détention. En outre, le 14 août 2020, le chef de l’État Michel Aoun a promu l’un des officiers que M. Itani accuse de torture. « À ma libération, je me suis promis de me battre pour mes droits. Je ne m’imaginais pas que j’aurai à combattre l’appareil d’État tout entier, y compris ses médias, ses agences et son système judiciaire », avait alors affirmé l’acteur.

Ziad Itani avait été accusé à tort en 2017 d’avoir collaboré avec Israël, et incarcéré pendant plusieurs mois, avant d’être innocenté et relâché en mars 2018. La justice avait établi que des preuves avaient été fabriquées contre lui par l’ancienne directrice du Bureau de lutte contre la cybercriminalité, la colonelle Suzanne el-Hajj.

L’acteur et metteur en scène Ziad Itani a été entendu hier au Palais de justice de Beyrouth, à la suite d’une plainte pour diffamation et fausses accusations déposée contre lui par le directeur général de la Sécurité de l’État, Tony Saliba. L’acteur avait publiquement critiqué ce service de sécurité en 2017, notamment sur les réseaux sociaux, après qu’il eut été accusé à tort d’espionnage au profit d’Israël puis relâché.« Soit j’obtiens justice au Liban, soit je quitte le pays. Je veux vivre en paix et dans la tranquillité. Ceux qui me disent : “Aie peur, tais-toi”, je leur réponds : je ne me tairai pas », a affirmé l’acteur à sa sortie du Palais de justice.Plusieurs fois reportée, son audience devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, Farid Ajib,...
commentaires (1)

Où sont donc les libanais? Des crimes et des accusations mensongères de leurs compatriotes s’enchaînent sans vergogne et les libanais observent ça toujours apathiques et stoïques alors que ces règlements de comptes pour instaurer la dictature peut les toucher à tout moment. Du nerf bordel, reveillez-vous.

Sissi zayyat

10 h 58, le 23 décembre 2020

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Où sont donc les libanais? Des crimes et des accusations mensongères de leurs compatriotes s’enchaînent sans vergogne et les libanais observent ça toujours apathiques et stoïques alors que ces règlements de comptes pour instaurer la dictature peut les toucher à tout moment. Du nerf bordel, reveillez-vous.

    Sissi zayyat

    10 h 58, le 23 décembre 2020

Retour en haut