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Monde - États-Unis

Biden condamne le déni de Trump et invite l’Amérique à « tourner la page » de l’élection

Le collège électoral entérine la victoire du candidat démocrate ; Poutine félicite le président élu.

Biden condamne le déni de Trump et invite l’Amérique à « tourner la page » de l’élection

Le président élu Joe Biden en compagnie de son épouse Jill, lors d’une conférence de presse suite aux résultats du collège électoral. Roberto Schmidt/AFP

Le collège électoral a entériné lundi la victoire à la présidentielle de Joe Biden, qui dans un réquisitoire sévère contre Donald Trump a dénoncé son refus obstiné de reconnaître sa défaite et invité l’Amérique à « tourner la page ».

Sans surprise, les grands électeurs, qui se sont réunis lundi État par État, ont confirmé la consécration de l’ancien vice-président de Barack Obama, qui deviendra le 20 janvier le 46e président de l’histoire du pays.

Le président russe Vladimir Poutine, qui figurait encore parmi les rares dirigeants mondiaux à ne pas avoir félicité Joe Biden pour son élection, l’a finalement fait hier, affirmant vouloir collaborer avec lui, malgré les relations délétères entre les deux pays. Vladimir Poutine justifiait jusqu’ici son attitude par l’incertitude pesant sur le résultat du scrutin du 4 novembre, compte tenu du refus de Donald Trump de reconnaître sa défaite et ses multiples recours en justice.

Si l’étape du vote des grands électeurs est traditionnellement une formalité, Donald Trump lui a donné un relief particulier en refusant d’admettre le verdict des urnes et donnant de l’écho à des théories du complot sur d’éventuelles tricheries électorales.

« C’est une position extrême que nous n’avons jamais vue auparavant », a dénoncé Joe Biden lors d’un discours depuis son fief de Wilmington (Delaware), à propos des nombreux recours en justice engagés sans succès par le républicain pour faire invalider les résultats dans certains États. « Une position qui a refusé de respecter la volonté du peuple, de respecter l’État de droit, et refusé d’honorer notre Constitution », a tancé le démocrate. M. Biden s’était pour le moment gardé d’attaquer si frontalement Donald Trump sur le sujet.

« L’intégrité de nos élections a été préservée. Maintenant, il est temps de tourner la page. De nous rassembler », a invité le futur président des États-Unis. « La flamme de la démocratie a été allumée il y a longtemps dans ce pays. Et nous savons désormais que rien – ni même une pandémie ou un abus de pouvoir – ne peut éteindre cette flamme. »

Les résultats du scrutin du 3 novembre ont déjà été certifiés par chacun des 50 États américains : le démocrate a remporté le nombre record de 81,28 millions de voix, soit 51,3 % des suffrages, contre 74,22 millions (46,8 %) au président républicain sortant. Mais aux États-Unis, le locataire de la Maison-Blanche est choisi au suffrage universel indirect, et le vote lundi de ce « collège électoral » a entériné la victoire de Joe Biden. Ce développement attendu a été suivi d’un autre qui l’était moins, quand M. Trump a annoncé le départ de son ministre de la Justice Bill Barr, que le président avait récemment critiqué pour n’avoir pas dénoncé les fraudes électorales dont il veut convaincre le monde (voir par ailleurs).

Reconnaître sa défaite

Depuis la Maison-Blanche, Donald Trump dénonce depuis bientôt un mois et demi, sans preuves mais théories du complot à l’appui, « l’élection la plus truquée de l’histoire américaine ». Ses recours en justice ont quasiment tous été rejetés. Humiliation ultime, la Cour suprême, qu’il a pourtant profondément remaniée en y nommant trois juges et en y confortant ainsi la majorité conservatrice désormais forte de six membres sur neuf, a rejeté la semaine dernière deux recours républicains sans même s’en saisir sur le fond.

L’étape solennelle de lundi désormais franchie, un plus grand nombre d’élus républicains accepteront-ils de reconnaître enfin la victoire de Joe Biden ? C’est possible. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a reconnu hier la victoire de Joe Biden. « Le collège électoral a parlé donc je voudrais aujourd’hui féliciter le président élu Joe Biden », a dit à l’ouverture des débats au Sénat celui qui a été un indéfectible soutien de M. Trump pendant tout son mandat. Le sénateur républicain Rob Portman a franchi également le pas : « Bien que j’aie soutenu le président Trump, le vote du collège électoral aujourd’hui fait qu’il est clair maintenant que Joe Biden est le président élu. »

Mais il est peu probable que Donald Trump rentre, lui, dans le rang, d’autant que selon les sondages, une large majorité de ses électeurs ne considèrent pas le démocrate comme un vainqueur légitime. Il pourrait tenter de profiter de la complexité d’un processus institutionnel qui s’étire en longueur pour un baroud d’honneur : certains élus proches de lui envisagent de contester les résultats lorsque le Congrès sera appelé à apporter une dernière validation le 6 janvier. La démarche n’a cependant pratiquement aucune chance d’aboutir.

Source : AFP

Le collège électoral a entériné lundi la victoire à la présidentielle de Joe Biden, qui dans un réquisitoire sévère contre Donald Trump a dénoncé son refus obstiné de reconnaître sa défaite et invité l’Amérique à « tourner la page ».Sans surprise, les grands électeurs, qui se sont réunis lundi État par État, ont confirmé la consécration de l’ancien vice-président de Barack Obama, qui deviendra le 20 janvier le 46e président de l’histoire du pays.Le président russe Vladimir Poutine, qui figurait encore parmi les rares dirigeants mondiaux à ne pas avoir félicité Joe Biden pour son élection, l’a finalement fait hier, affirmant vouloir collaborer avec lui, malgré les relations délétères entre les deux pays. Vladimir Poutine justifiait jusqu’ici son attitude par l’incertitude pesant...
commentaires (5)

C'est dépassé ce vote aux États Unis il faut changer , c'est une honte un pays comme les USA avoir un vote archaïque

Eleni Caridopoulou

17 h 32, le 16 décembre 2020

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Commentaires (5)

  • C'est dépassé ce vote aux États Unis il faut changer , c'est une honte un pays comme les USA avoir un vote archaïque

    Eleni Caridopoulou

    17 h 32, le 16 décembre 2020

  • TRUMP, LE PLUS GRAND GAFFEUR ET CLOWN DE L,HISTOIRE DES ETATS UNIS. SON ROLE EST DANS UN CIRQUE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 40, le 16 décembre 2020

  • je ne suis pas abonné pour soutenir les thèses complotistes que relaient les commentaires!

    Beauchard Jacques

    12 h 25, le 16 décembre 2020

  • Il y a l'Axe de l'Imposture Khameneï-Assad-milices chiites multinationales trop bien connu au Liban, il y a une nébuleuse mondialiste bien moins connu au Liban, complice de l'Axe funeste (mais aussi en très bons termes avec Israël): pouvoir chinois, multinationales de l'or noir avides du marché iranien, gouvernements européens partisans du JCPOA. L'Axe de l'Imposture n'aurait jamais été ce qu'il est devenu sans les cadeaux que lui a fait la nébuleuse mondialiste: les aventures de George W. Bush, élimination du régime taliban (avec lequel il n'aurait pas pu constituer ses milices chiites afghanes), élimination de Saddam (avec lequel il n'aurait jamais pu constituer ses milices chiites iraquiennes), la pseudo-hostilité verbale d'Israël qui ne le combat tout le temps qu'à doses de frappes homéopathiques sauf en 2006 mais là c'est bien plus l'infrastructure du Liban que le Hezbollah qui a encaissé les coups, les cadeaux de Obama: JCPOA, laisser la Russie et l'Axe de l'Imposture intervenir en Syrie comme Bush l'avait fait en Iraq et en Afghanistan... Le summum de l'Imposture de l'Axe est de faire croire qu'il combat la nébuleuse mondialiste, alors qu'il lui est lié jusqu'aux os ! Et aujourd'hui cette nébuleuse mondialiste a clairement élu Joe Biden (Kamala Harris).

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    07 h 49, le 16 décembre 2020

  • "les grands électeurs, qui se sont réunis lundi État par État, ont confirmé la consécration de l’ancien vice-président de Barack Obama". A strictement parler, ce n'est pas tout-à-fait exact. Les grands électeurs ont voté, mais les bulletins scellés, ne seront ouverts que le 6 janvier.. Bien sûr, une surprise est peu probable, mais comme le signale l'article. une contestation est encore possible ce jour-là. Par ailleurs, le système Dominion qui gère les machines à voter a été soumis à une expertise légale. Le rapport final est formel: "Nous concluons que le système de vote de Dominion est intentionnellement et délibérément conçu avec des erreurs inhérentes destinées à créer une fraude systémique et influencer les résultats des élections"

    Yves Prevost

    07 h 31, le 16 décembre 2020

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