L’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah, détenue en Iran depuis un an et demi, s’est vu décerner hier le prix Irène Joliot-Curie qui salue en France l’œuvre des femmes dans l’univers des sciences et de la technologie, a indiqué son comité de soutien. Ce prix lui a été attribué par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation « pour l’ensemble de ses travaux de recherche en anthropologie et science politique », précise le site internet du ministère. « La remise du prix Irène Joliot-Curie à notre collègue vient opportunément rappeler son intégrité professionnelle. Puisse ce message être entendu par les autorités iraniennes! » a commenté son comité de soutien. « Il est absurde et intolérable que Fariba Adelkhah demeure assignée à résidence, sous le coup d’une condamnation injuste, et interdite d’exercer son métier. Nous demandons à nouveau sa libération inconditionnelle. » Spécialiste du chiisme et de l’Iran postrévolutionnaire à Sciences Po Paris, Mme Adelkhah a été arrêtée le 5 juin 2019 à Téhéran. La chercheuse, née en Iran en 1959 et vivant en France depuis 1977, a été condamnée le 16 mai à cinq ans de prison pour « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale » et « propagande contre le système » politique de la République islamique, des accusations montées de toutes pièces selon son comité de soutien.
Monde - Prix Irène Joliot-Curie
La détenue franco-iranienne Fariba Adelkhah « femme scientifique de l’année »
OLJ / le 16 décembre 2020 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine