Le métropolite de Beyrouth, Élias Audi, s’en est pris de nouveau hier à la classe politique dirigeante qui « continue de faire prévaloir ses propres intérêts sur ceux de la nation ». Mgr Audi s’exprimait lors d’une messe en l’église Saint-Georges des grecs-orthodoxes, place de l’Étoile, pour la quinzième commémoration de l’assassinat de Gebran Tuéni.
« Quinze ans sont passés sur l’assassinat de la parole libre incarnée par un homme qui a aimé sa patrie jusqu’à la mort », a ajouté Mgr Audi, soulignant que si Gebran Tuéni, qui luttait pour la liberté, la souveraineté et l’indépendance de son pays, et les « hommes libres comme lui » étaient toujours vivants, la situation aurait été différente, parce qu’ils « auraient mobilisé le peuple et l’aurait poussé vers une rébellion fructueuse et vers la liberté ».
« Alors que le monde entier est conscient de la gravité du problème et nous donne des conseils sur la manière de nous en sortir », les dirigeants au Liban « se trouvent dans un sommeil profond », a encore martelé Mgr Audi. « Même la Constitution est tributaire des intérêts et son interprétation est discrétionnaire », a-t-il poursuivi, accusant les dirigeants d’irresponsabilité. « Comment le pays se redressera-t-il alors qu’ils sont au pouvoir ? » s’est-il enfin demandé.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Mon seigneur il n'y a plus de Liban , malheureusement entre ,le Hezbollah , l'Iran et la Syrie mon cœur balance ????
18 h 20, le 14 décembre 2020