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Société

Salamé ne s’est pas rendu devant la juge Ghada Aoun pour « raisons de sécurité »

Salamé ne s’est pas rendu devant la juge Ghada Aoun pour « raisons de sécurité »

En poste depuis plus de 20 ans, le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé a longtemps été considéré comme l’ingénieur du système financier en place. Joseph Eid/AFP

Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ne s’est pas présenté hier devant le bureau de la procureure générale près la Cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, qui devait l’interroger dans le cadre des poursuites lancées à son encontre. Le gouverneur est en effet soupçonné d’avoir contribué à manipuler le taux dollar/livre dans les bureaux de change en alimentant les caisses des agents agréés, alors que les banques restreignent l’accès des Libanais à leurs dépôts en devises depuis le début de la crise.

Riad Salamé a fait parvenir à la juge Aoun une lettre dans laquelle il s’excuse pour son absence « pour des raisons de sécurité », selon des informations rapportées par plusieurs chaînes de télévision locales. Il a toutefois affirmé être prêt à se présenter et témoigner lors d’une séance dont la date n’aura pas été communiquée aux médias.

Malgré son absence à l’audition, quelques activistes du groupe d’avocats Mouttahidoun, à l’origine d’une plainte contre le gouverneur, ont manifesté devant le Palais de justice de Baabda, selon l’Agence nationale d’information (ANI). Ces activistes souhaitaient notamment prendre Riad Salamé à partie concernant le « gaspillage » des réserves en devises de la BDL. En revanche, la procureure a pu longuement interroger le directeur des opérations monétaires de la BDL, Mazen Hamdane. En mai, celui-ci avait été placé en détention, sur ordre du procureur général financier Ali Ibrahim, dans le cadre d’une affaire relative à la manipulation du taux de change. À cette époque, les forces de sécurité avaient d’ailleurs retenu plusieurs dizaines d’agents de change agréés et illégaux, dont des cadres syndicaux de la profession, sans que l’affaire n’aille plus loin. La plupart des intéressés ont d’ailleurs été rapidement relâchés.

Le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ne s’est pas présenté hier devant le bureau de la procureure générale près la Cour de cassation du Mont-Liban, Ghada Aoun, qui devait l’interroger dans le cadre des poursuites lancées à son encontre. Le gouverneur est en effet soupçonné d’avoir contribué à manipuler le taux dollar/livre dans les bureaux de change en alimentant les caisses des agents agréés, alors que les banques restreignent l’accès des Libanais à leurs dépôts en devises depuis le début de la crise.Riad Salamé a fait parvenir à la juge Aoun une lettre dans laquelle il s’excuse pour son absence « pour des raisons de sécurité », selon des informations rapportées par plusieurs chaînes de télévision locales. Il a toutefois affirmé être prêt à se présenter et...
commentaires (1)

Mais Monsieur Salameh votre sécurité ou votre intégrité physique ne sont menacées par personne. En revanche, vous devez craindre pour votre liberté car vous allez très bientôt vous retrouver en garde à vue pour vous expliquer sur toutes vos magouilles et tous vos mensonges éhontés en tant que gouverneur de la BdL

Lecteur excédé par la censure

11 h 23, le 12 décembre 2020

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Commentaires (1)

  • Mais Monsieur Salameh votre sécurité ou votre intégrité physique ne sont menacées par personne. En revanche, vous devez craindre pour votre liberté car vous allez très bientôt vous retrouver en garde à vue pour vous expliquer sur toutes vos magouilles et tous vos mensonges éhontés en tant que gouverneur de la BdL

    Lecteur excédé par la censure

    11 h 23, le 12 décembre 2020

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