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Monde - Covid-19

La France va déconfiner mais sans faire la fête

La France va déconfiner mais sans faire la fête

À Paris, un graffiti fait un rapprochement entre le Covid-19 et le célèbre livre d’Orwell, « 1984 ». Joël Saget/AFP

Noël oui, le Nouvel An non. Face à une situation sanitaire moins favorable qu’anticipé, le gouvernement maintient le déconfinement le 15 décembre, mais avec un couvre-feu avancé à 20 heures et des restrictions plus sévères pour les fêtes.

Au cours d’une conférence de presse, Jean Castex a fixé le nouvel « objectif » : « Permettre à chacune et chacun de profiter des fêtes de fin d’année », mais tout faire « pour réduire le risque de devoir vivre un 3e confinement dans les prochains mois. » Or, « la partie est loin d’être gagnée » et « l’amélioration de l’épidémie » de coronavirus « marque le pas depuis une semaine » en France, a-t-il prévenu, en appelant à nouveau à « la mobilisation de tous ».

De ce fait, la France sortira bien du confinement le 15 décembre et les déplacements seront de nouveau autorisés « partout en France », comme l’avait annoncé Emmanuel Macron fin octobre. Mais il sera remplacé par un couvre-feu plus sévère que prévu puisqu’il débutera à 20h et non à 21h. Seule exception : les déplacements seront autorisés le soir de Noël, le 24 décembre, a indiqué le chef du gouvernement en recommandant à nouveau de réunir « pas plus de six adultes à la fois ». Il faudra en revanche rester chez soi le 31 décembre, car le réveillon du Nouvel An « concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique », selon Jean Castex, qui n’a pas rejeté qu’on puisse inviter quelques personnes.

Le chef du gouvernement a également douché les espoirs du monde de la culture : les cinémas, théâtres et musées ne pourront rouvrir le 15 décembre, comme initialement prévu, mais devront rester fermés trois semaines de plus.

À la mi-journée, Emmanuel Macron s’est alarmé de « situations très critiques » dans « beaucoup d’endroits en Europe » et a appelé à une forte coopération entre pays de l’UE, notamment sur l’accès aux vaccins. Alors que la lassitude s’installe malgré l’espoir du vaccin, l’exécutif doit faire face à la défiance des Français : seuls 36 % font confiance au gouvernement pour lutter efficacement contre l’épidémie, selon un sondage Elabe, soit 12 points de moins qu’il y a deux semaines.

Pendant ce temps, aux États-Unis, un comité d’experts indépendants examinait hier en public les données du vaccin du duo américano-allemand Pfizer/BioNTech afin de recommander ou non son autorisation – un exercice de transparence inédit dans le monde qui devrait ouvrir la voie aux vaccinations aux États-Unis la semaine prochaine. L’Agence américaine du médicament (FDA) prendra sa décision finale dans les prochains jours, dont l’issue ne laisse guère de doute, a fortiori après la validation des résultats d’efficacité et de sécurité du remède dans la revue médicale américaine la plus cotée, le New England Journal of Medicine. Une fois le vaccin approuvé aux États-Unis, pays le plus touché au monde (au moins 289 450 morts et plus de 15,3 millions de personnes contaminées), restera à distribuer ledit vaccin, tâche coordonnée par le gouvernement fédéral et confiée au secteur privé. La ville de New York espère ses premiers lots dès dimanche, a indiqué son gouverneur Andrew Cuomo.

En Allemagne, la hausse du nombre d’infections au Covid-19 est « préoccupante », a estimé hier le président de l’Institut de veille sanitaire Robert-Koch (RKI).

La situation « a même empiré depuis la semaine dernière », a souligné Lothar Wieler, alors que l’Allemagne a enregistré hier une augmentation des cas de coronavirus de 23 679 en 24 heures, soit un record, et 440 décès. Le nombre de morts en une seule journée avait atteint un record mercredi à 590.

L’Allemagne, présentée comme le « bon élève » de l’Europe durant la première vague de la pandémie au printemps, a enregistré depuis l’apparition du virus 1,2 million d’infections, selon les données du RKI. Face à cette résurgence inquiétante du virus, la chancelière Angela Merkel a appelé mercredi devant les députés à de nouvelles restrictions.

En Suisse aussi la situation sanitaire se dégrade, et au Luxembourg et en Belgique, les restrictions sont prévues pour durer jusqu’à janvier au moins.

Au moins 1 570 398 morts dans le monde

À l’échelle mondiale, la pandémie a fait au moins 1 570 398 morts et contaminé plus de 68,8 millions de personnes depuis fin décembre 2019.

Le Canada était devenu mercredi le troisième pays à approuver le vaccin de l’alliance Pfizer/BioNTech, après le Royaume-Uni et Bahreïn, ouvrant la voie à la vaccination des premiers Canadiens dès la semaine prochaine.

L’Agence européenne des médicaments (AEM), cible d’une cyberattaque pendant deux semaines, a assuré que le calendrier de livraison des vaccins ne serait pas « impacté ». « Nous sommes entièrement opérationnels », a déclaré la directrice générale de l’agence, Emer Cooke.

La Fondation Bill et Melinda Gates a annoncé qu’elle allait injecter 250 millions de dollars supplémentaires dans la campagne internationale pour combattre la pandémie de coronavirus.

Source : AFP

Noël oui, le Nouvel An non. Face à une situation sanitaire moins favorable qu’anticipé, le gouvernement maintient le déconfinement le 15 décembre, mais avec un couvre-feu avancé à 20 heures et des restrictions plus sévères pour les fêtes.Au cours d’une conférence de presse, Jean Castex a fixé le nouvel « objectif » : « Permettre à chacune et chacun de profiter des fêtes de fin d’année », mais tout faire « pour réduire le risque de devoir vivre un 3e confinement dans les prochains mois. » Or, « la partie est loin d’être gagnée » et « l’amélioration de l’épidémie » de coronavirus « marque le pas depuis une semaine » en France, a-t-il prévenu, en appelant à nouveau à « la mobilisation de tous ».De ce fait, la France...
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