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Dernières Infos - Coronavirus Au Liban

Le directeur de l'hôpital Hariri met en garde contre une réduction des subventions

Le directeur de l'hôpital Hariri met en garde contre une réduction des subventions

Le docteur Firas Abiad, directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, le 28 juillet 2020. Photo d'archives AFP / ANWAR AMRO

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a appelé à la prudence mardi face à l'augmentation du nombre de patients et au nombre de décès des suites du coronavirus qui reste élevé. Le médecin a par ailleurs mis en garde contre l'impact négatif d'une éventuelle réduction des subventions sur le secteur hospitalier, dans la lutte contre la pandémie.

"Le nombre de cas quotidiens et de tests positifs a légèrement diminué en raison du bouclage, mais le nombre de patients en soins intensifs augmente et le nombre de décès reste élevé. Le coronavirus est toujours fortement présent parmi nous" a-t-il averti sur Twitter. Et le Dr Abiad de poursuivre : "Dans les hôpitaux, les départements de soins intensifs sont presque saturés et les patients attendent aux urgences. (...) L'augmentation du nombre de cas signifie que de nouveaux services sont nécessaires. Bientôt, notre hôpital ouvrira une unité de dialyse et une unité de rééducation post-coronavirus."

Le directeur est également revenu sur la question d'une éventuelle levée des subventions sur certains produits médicaux et de base, alors que les autorités planchent sur une rationalisation de ces subventions, ce qui pourrait provoquer une hausse conséquente des prix des produits concernés. La Banque du Liban subventionne certains produits de première nécessité, en permettant dans certains cas aux importateurs de ces produits de les payer à 1.500 LL pour un dollar, et dans d'autres cas à 3.900 LL pour un dollar. Le billet vert s'échange contre plus de 8.000 LL sur le marché noir à l'heure actuelle. "Il est question de réduire les subventions sur les denrées alimentaires, les fournitures médicales et les médicaments, mais ce n'est toujours pas confirmé. Si cela venait à se produire, l'impact sur la lutte contre le coronavirus serait négatif en raison de la hausse des dépenses des hôpitaux qui en résulte. Les pauvres souffriront inévitablement" prévient Firas Abiad.

Le député Assem Araji, qui préside la commission parlementaire de la Santé, a pour sa part indiqué lors d'une conférence de presse à la Chambre qu'il a été décidé de "subdiviser les médicaments en plusieurs catégories: les médicaments qui ne sont pas utilisés en permanence, les médicaments indispensables, le lait pour les nourrissons et les médicaments pour les maladies chroniques". "Le plan de rationalisation permet d'allouer 250 millions de dollars pour la question des médicaments", a ajouté M. Araji.

Le médecin a finalement abordé la question du vaccin contre le coronavirus, alors que le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a annoncé lundi que le Liban avait réservé auprès de la société pharmaceutique Pfizer environ deux millions de vaccins qui arriveront au plus tôt fin février et seront distribués gratuitement aux plus vulnérables. "Le pays attend le vaccin, mais il faut attendre quelques mois. La saison des fêtes approche. Va-t-elle attirer les foules dans les magasins, restaurants et discothèques ? Les rassemblements en intérieur aident à propager le virus et cela entraînera une augmentation significative du nombre de cas en janvier", a mis en garde le Dr Abiad.

"La société Pfizer nous donnera deux millions de vaccins au prix de 12 dollars la dose. La Banque mondiale apporter son aide, et l'État distribuera les vaccins gratuitement selon un plan avec un ordre de priorité", a de son côté indiqué M. Araji. Il a enfin rappelé que "le Liban n'a utilisé que 12 millions et demi de dollars des 40 millions de dollars de prêt de la Banque mondiale lié au coronavirus". "Nous avons demandé à la BM d'accélérer sur la question du prêt et du décaissement des fonds mais elle nous a indiqué que le soutien n'aura lieu qu'après la mise en œuvre des réformes et la formation du gouvernement", a-t-il ajouté. Le Liban n'a toujours pas de nouveau gouvernement depuis la démission du Premier ministre Hassane Diab, le 10 août, alors que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, ne parvient pas à satisfaire les exigences de la communauté internationale d'une part et les demandes des différents partis politiques libanais d'une autre part.

Face à la pandémie, le pays a entamé le 30 novembre un déconfinement partiel après deux semaines de fermeture quasi-totale du pays. Les mesures en place depuis cette date restent inchangées jusqu'au 14 décembre. Ainsi, le couvre-feu débute à 23h chaque soir jusqu'à 5h le lendemain. Les bars et les boîtes de nuit restent fermés, et les rassemblements publics ainsi que les célébrations de mariages interdits, tandis que les commerces et restaurants peuvent rouvrir leurs portes à 50 % de leur capacité de salle. L'état de mobilisation générale en place depuis mars dernier, a en outre été prolongé jusqu'en mars 2021.

Le directeur de l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a appelé à la prudence mardi face à l'augmentation du nombre de patients et au nombre de décès des suites du coronavirus qui reste élevé. Le médecin a par ailleurs mis en garde contre l'impact négatif d'une éventuelle réduction des subventions sur le secteur hospitalier, dans la lutte contre la pandémie."Le nombre de cas quotidiens et de tests positifs a légèrement diminué en raison du bouclage, mais le nombre de patients en soins intensifs augmente et le nombre de décès reste élevé. Le coronavirus est toujours fortement présent parmi nous" a-t-il averti sur Twitter. Et le Dr Abiad de poursuivre : "Dans les hôpitaux, les départements de soins intensifs sont presque saturés et les patients attendent aux urgences. (...) L'augmentation du...