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Monde - Pandémie

Covid-19 : Thanksgiving assombri aux États-Unis, l’Europe essaie de sauver Noël

Plus de 60 millions de cas de coronavirus ont été officiellement dénombrés sur la planète depuis le début de la pandémie et près de 1,4 million de personnes y ont succombé.

Covid-19 : Thanksgiving assombri aux États-Unis, l’Europe essaie de sauver Noël

Mercredi soir à l’aéroport de Portland dans l’Oregon, quelques voyageurs s’envolaient pour rejoindre leurs familles pour fêter Thanksgiving. Nathan Howard/Getty Images/AFP

Parade virtuelle et appels à des rassemblements limités, les Américains fêtaient hier un Thanksgiving terni par la résurgence de l’épidémie dans le pays, tandis que l’Europe allège légèrement ses restrictions à l’approche des fêtes de Noël. Pandémie oblige, la célèbre parade de Thanksgiving aux ballons géants qui réunit habituellement des millions de personnes dans les rues de New York se tiendra sans public cette année et devait être diffusée en ligne, une grande partie de l’animation ayant été filmée en avance les jours précédents. Suivant les recommandations des autorités sanitaires, le président élu Joe Biden a, comme beaucoup de ses compatriotes, renoncé à se déplacer pour passer cette fête familiale dans son fief du Delaware en petit comité avec sa femme, sa fille et son gendre. « Je sais que ce n’est pas de cette façon que beaucoup d’entre nous espéraient passer les fêtes », a souligné l’ex-bras droit de Barack Obama dans une vidéo diffusée hier sur Twitter. « C’est un sacrifice personnel que chaque famille peut et doit faire pour sauver la vie de quelqu’un d’autre. C’est un sacrifice pour tout le pays », a-t-il ajouté. Le secrétaire à la Santé de Californie, Mark Ghaly, a confié avoir interdit à sa propre mère de le rejoindre pour l’occasion. « Il est important de dire non, même quand il s’agit des personnes les plus proches de notre famille », a-t-il souligné. Signe des divisions politiques sur la façon de gérer la pandémie et les fêtes de fin d’année, le président Donald Trump avait de son côté encouragé mercredi « tous les Américains à se rassembler, chez eux et dans des lieux de culte », lors de sa proclamation de Thanksgiving.

Face à ces injonctions contradictoires, près de sept millions de personnes ont tout de même pris l’avion aux États-Unis sur les sept derniers jours, d’après les données de l’agence TSA chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports, soit une hausse de 22 % par rapport à la semaine précédente. Mais les retrouvailles familiales autour de la traditionnelle dinde farcie, accompagnée de patates douces et de sauce aux canneberges, n’auront pas la même saveur cette année, alors que le pays vient d’enregistrer plus de 2 400 morts du coronavirus en 24 heures, un plus haut depuis six mois. Pays le plus endeuillé au monde par le nouveau coronavirus, avec plus de 262 000 morts depuis l’apparition de la maladie, les États-Unis pourraient voir le nombre de décès augmenter jusqu’à atteindre 321 000 morts d’ici au 19 décembre, selon la dernière projection des centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Sur la planète, plus de 60 millions de cas de Covid-19 ont été officiellement dénombrés depuis le début de la pandémie, et près de 1,4 million de personnes y ont succombé.

Pas de ski à Noël ?

L’Europe occidentale commence toutefois à récolter les fruits d’un confinement sévère, et plusieurs pays desserrent graduellement le carcan à l’approche de Noël.

Si la situation sanitaire continue de s’améliorer, le confinement en France sera levé le 15 décembre pour être remplacé par un couvre-feu national, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre. Il sera « impératif » de limiter le nombre de convives à ces réveillons, a averti hier le Premier ministre français Jean Castex, en détaillant les allégements en trois étapes annoncés deux jours plus tôt par le président Emmanuel Macron. Les petits commerces pourront rouvrir dès demain, et les déplacements seront permis dans un rayon de 20 km et pendant trois heures. En revanche, bars, restaurants et salles de sport garderont portes closes au moins jusqu’au 20 janvier.

Après quatre semaines de confinement, l’Angleterre va aussi rouvrir début décembre les magasins non essentiels et mener un programme de dépistage massif, mais la grande majorité des habitants continueront de vivre sous de strictes restrictions. « Cela ne peut pas être un Noël normal », a prévenu le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Pas question en revanche de relâcher les efforts pour l’instant en Grèce, qui a prolongé le confinement jusqu’au 7 décembre, ni en Allemagne. « Le nombre d’infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé », a déclaré mercredi soir la chancelière Angela Merkel. Le cap du million de cas approche à grands pas dans le pays et l’institut Robert Koch a fait état de 410 morts en 24 heures, un nouveau record.

Les restrictions décidées en novembre vont donc continuer à s’appliquer jusqu’à début janvier. « À moins que nous ayons une diminution inattendue du taux d’infection, mais c’est à ce stade improbable », a expliqué la dirigeante. Ayant invité sa population à ne pas partir à l’étranger durant les vacances de Noël, en particulier au ski, l’Allemagne va demander à l’Union européenne d’interdire jusqu’au 10 janvier les séjours en station de sports d’hiver, propices à la propagation du virus. Mais l’Autriche voisine est sur une autre ligne et prévoit l’ouverture de ses pistes. En France, les stations pourront rouvrir pendant les fêtes mais les remontées mécaniques resteront fermées.

Nouveaux records

La pandémie continue de faire des ravages économiques : des statistiques publiées jeudi montrent que tant les consommateurs allemands que les ménages français ont le moral dans les chaussettes. De nombreux pays misent sur l’arrivée de vaccins fin décembre ou début 2021 pour envisager un retour progressif à la normale. Encore incertaine il y a quelques semaines, la perspective d’un vaccin s’est concrétisée ces deux dernières semaines avec une pluie d’annonces de laboratoires concernant leur efficacité : Pfizer et BioNTech ont dégainé les premiers, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d’Oxford. En attendant, la Russie a battu jeudi un nouveau record de contaminations et de décès quotidiens, et la Corée du Sud a fait état le même jour du nombre le plus élevé de nouveaux cas depuis mars.

Source : AFP

Parade virtuelle et appels à des rassemblements limités, les Américains fêtaient hier un Thanksgiving terni par la résurgence de l’épidémie dans le pays, tandis que l’Europe allège légèrement ses restrictions à l’approche des fêtes de Noël. Pandémie oblige, la célèbre parade de Thanksgiving aux ballons géants qui réunit habituellement des millions de personnes dans les rues de New York se tiendra sans public cette année et devait être diffusée en ligne, une grande partie de l’animation ayant été filmée en avance les jours précédents. Suivant les recommandations des autorités sanitaires, le président élu Joe Biden a, comme beaucoup de ses compatriotes, renoncé à se déplacer pour passer cette fête familiale dans son fief du Delaware en petit comité avec sa femme, sa fille et son gendre. « Je...
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