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Coronavirus

Les vaccins arrivent, la pandémie fait rage aux États-Unis et en Inde

Les vaccins arrivent, la pandémie fait rage aux États-Unis et en Inde

Un patient atteint du Covid-19 dans une unité de soins intensifs, dans un hôpital près de Paris, hier. Benoît Tessier/Reuters

Les laboratoires les plus en pointe dans la course aux vaccins contre le Covid-19 s’empressent de déposer des demandes d’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, où la pandémie fait rage, tandis que l’Inde a dépassé les neuf millions de cas de contamination.

L’alliance Pfizer/BioNTech devait déposer hier une demande d’autorisation auprès de la FDA, l’autorité de santé américaine. Le directeur de BioNTech avait estimé jeudi « possible » que ce vaccin puisse commencer à être distribué en décembre aux États-Unis et dans l’Union européenne. Hier, le secrétaire américain à la Santé Alex Azar avait annoncé que la société américaine Moderna, également sur les rangs avec son vaccin, pourrait elle aussi déposer bientôt une demande.

Selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le régulateur européen pourrait donner son feu vert à la commercialisation des deux vaccins « dès la seconde moitié de décembre, si les procédures se passent sans problème ».

Pfizer/BioNTech et Moderna ont annoncé une efficacité de l’ordre de 95 % pour leurs vaccins, suscitant une vague d’optimisme dans le monde, où des centaines de millions de doses ont déjà été réservées par différents gouvernements.

Autre lueur d’espoir : les personnes contaminées sont très peu susceptibles de contracter de nouveau la maladie dans les six mois suivant l’infection, selon une étude de l’université britannique d’Oxford et des hôpitaux universitaires d’Oxford présentée hier.

Phase « exponentielle »

Plus de 56,8 millions de cas et 1,36 million de morts ont été officiellement recensés dans le monde depuis le début de la pandémie. Aux États-Unis, l’épidémie est en phase « exponentielle », avec quelque 200 000 nouveaux cas et 1 750 morts en 24 heures, après plus de 2 000 la veille, un seuil qui n’avait plus été franchi depuis des mois. Les Américains ont été invités à s’abstenir de voyager pour Thanksgiving, le 26 novembre, la plus grande fête familiale des États-Unis. Et de nouvelles restrictions ont été décidées partout dans le pays. En Californie, où le virus se propage à « une vitesse jamais vue depuis le début de cette pandémie », selon son gouverneur, environ 94 % de la population sera placée à compter de samedi sous couvre-feu, de 22h à 5h du matin, pour un mois. À Washington, musées publics et zoos referment leurs portes à partir de lundi. À New York, le maire Bill de Blasio a fermé jeudi les écoles publiques, une mesure qui a immédiatement suscité la controverse, avec une pétition demandant le maintien de leur ouverture et des manifestations devant la mairie. Le président élu américain Joe Biden a affirmé jeudi qu’il n’imposerait pas de « confinement national total ». « Je n’arrêterai pas l’économie », a-t-il lancé.

Neuf millions de cas en Inde

L’Inde, quant à elle, a franchi hier la barre des neuf millions de cas, et déplore officiellement plus de 132 000 morts – des chiffres largement sous-évalués, estiment de nombreux experts. Après un confinement très strict en mars puis une levée progressive, des restrictions commencent à être réintroduites. Les attroupements dus à la fête de Diwali samedi dernier ont provoqué une reprise inquiétante des contagions. À New Dehli, les autorités ont décidé de quadrupler l’amende infligée à ceux qui ne portent pas le masque, tandis que celles d’Ahmedabad (Ouest), principale ville de l’État du Gujarat, ont imposé à partir de vendredi un couvre-feu nocturne pour une durée indéfinie, doublé d’un confinement total ce week-end.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé hier de ne pas administrer de Remdesivir aux malades du Covid-19 hospitalisés. Ce médicament, très cher et comportant d’importants effets secondaires, n’évite ni des morts ni des formes graves de la maladie, a-t-elle déclaré. En Europe, l’OMS s’est félicitée d’une baisse des cas hebdomadaires la semaine dernière, mais les décès ont continué d’augmenter et la prudence reste de mise.

Trafic aérien

La Suède, qui a mené une stratégie moins stricte qu’ailleurs en Europe, a enregistré hier un nouveau record quotidien avec 7 240 cas supplémentaires. Ces sept derniers jours, 242 décès ont été annoncés, contre 142 les sept précédents, soit une hausse de 70 %.

Le chef de l’Église orthodoxe de Serbie, le patriarche Irinej, est décédé hier des suites du Covid-19, trois semaines après avoir célébré les funérailles du chef de cette Église au Monténégro.

L’Autriche a commandé sept millions de tests antigéniques et son armée va mener une campagne massive de dépistage volontaire du coronavirus. Le Sud-Tyrol, une région autonome de l’extrême nord de l’Italie à la frontière avec l’Autriche, a entamé hier une campagne massive de dépistage qui durera jusqu’à dimanche, dans le but de tester 70 % de sa population.

Les compagnies aériennes font le bilan des dégâts causés par la pandémie qui a plongé le secteur dans une crise historique : l’Association internationale du transport aérien (IATA) tient à partir de lundi par visioconférence sa 76e assemblée générale. L’IATA évalue la baisse du trafic cette année à 66 % et considère que le trafic aérien mondial ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant 2024.

Source : AFP


Les laboratoires les plus en pointe dans la course aux vaccins contre le Covid-19 s’empressent de déposer des demandes d’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis, où la pandémie fait rage, tandis que l’Inde a dépassé les neuf millions de cas de contamination.

L’alliance Pfizer/BioNTech devait déposer hier une demande d’autorisation auprès de la FDA,...

commentaires (1)

Ce soir il y avait sur la cinq c'est dans l'air , la Chine est sortie à 60/pour cent du virus , qui est ce qui nous cachent les Chinois c'est d'avoir peur

Eleni Caridopoulou

21 h 24, le 21 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • Ce soir il y avait sur la cinq c'est dans l'air , la Chine est sortie à 60/pour cent du virus , qui est ce qui nous cachent les Chinois c'est d'avoir peur

    Eleni Caridopoulou

    21 h 24, le 21 novembre 2020