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Coronavirus au Liban

Hassan : Nous ne pouvons pas observer un reconfinement de quatre à six semaines

Le ministre sortant de la Santé évoque les "circonstances exceptionnelles du pays, notamment politiques, économiques, et sécuritaires".

Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan. Photo d'archives An-Nahar

Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, a reconnu jeudi que le reconfinement généralisé du pays pour deux semaines et qui doit s'achever le 30 novembre en principe, contrevient aux recommandations scientifiques, justifiant cela par "les circonstances exceptionnelles du pays", alors que le Liban se débat dans une grave crise économique et politique.

"En raison des circonstances exceptionnelles du pays, notamment politiques, économiques, et sécuritaires, nous ne pouvons pas nous permettre d'observer un reconfinement de quatre à six semaines, malgré les recommandations des experts. C'est pourquoi nous avons privilégié un bouclage total de deux semaines", a affirmé le ministre sortant de la Santé, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du comité scientifique du ministère en charge du suivi du coronavirus.

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Un reconfinement généralisé du pays est entré en vigueur le 14 novembre, pour une durée de deux semaines, jusqu'au 30 novembre, afin notamment de permettre aux hôpitaux de s'équiper, alors qu'ils frôlent la saturation. Cette mesure est assortie d'un couvre-feu, de 17h à 5h, ainsi que d'une circulation alternée des véhicules en semaine et d'une interdiction totale de circuler les dimanches. Les FSI ont déjà dressé 16.312 procès-verbaux depuis le début du confinement.

Sur le terrain, le bouclage ne semble toujours pas avoir permis pour l'instant de désengorger les hôpitaux. Et la grogne du secteur économique, déjà en lambeau en raison de la crise et de l'explosion meurtrière du 4 août dernier, gronde. Pour tenter de calmer le secteur, le ministre sortant de l'Intérieur, Mohammad Fahmi, avait annoncé mardi envisager une réouverture de certains commerces après vendredi prochain, alors que les chiffres des contaminations quotidiennes restent très élevés.

"256 lits supplémentaires"
"Il n'y a toujours pas de baisse sensible du nombre de cas de contaminations. Nous devons être patients et respecter les consignes", a encore plaidé le ministre sortant. "Nous pouvons réduire le nombre de décès en s'assurant de ne pas contaminer son entourage, notamment les plus âgés, à domicile", a-t-il ajouté, précisant que le taux le plus élevé de décès concerne des personnes dans la soixantaine. "Concernant le décès de personnes jeunes, il s'agit de cas exceptionnels", a-t-il ajouté.

En outre, Hamad Hassan a indiqué que "durant les sept derniers jours, 80 lits supplémentaires ont été assurés dans les hôpitaux privés". "Deux-cent-cinquante-six lits supplémentaires pour les patients atteints du coronavirus seront également assurés au sein de ces hôpitaux dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté, sans plus de détails, promettant toutefois davantage de mesures pour améliorer le niveau de préparation des établissements médicaux. Le ministre avait annoncé la veille avoir enfin trouvé un accord avec les hôpitaux privés pour assurer la prise en charge des patients contaminés. Il règle ainsi un désaccord qui opposait depuis plusieurs semaines le ministère aux hôpitaux privés, sollicités pour participer à l’effort de lutte contre la pandémie, mais empêchés de le faire par une augmentation de leurs coûts de fonctionnement. Cet accord permettra de doubler, au moins, le nombre de lits disponibles pour les patients souffrant du Covid-19 et nécessitant une hospitalisation. Cet accord prévoit une hausse de la tarification de l’hospitalisation des patients.

Dans ce contexte, le ministre sortant des Finances, Ghazi Wazni, a reçu jeudi la ministre sortante du Travail, Lamia Yammine, et le directeur de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), Mohammad Karaki, en présence du directeur général par intérim des Finances, Georges Maaraoui. Cette réunion avait entre autres pour but, selon un communiqué du ministère des Finances, "d'inciter les hôpitaux à recevoir les patients atteints du coronavirus et assurés auprès de la CNSS". M. Wazni a promis "en début de semaine prochaine entre 50 à 70 milliards de livres libanaises dues à la Caisse", sachant que depuis 2015, seuls 50 milliards de livres ont été versés à l'organisme.


Le ministre libanais sortant de la Santé, Hamad Hassan, a reconnu jeudi que le reconfinement généralisé du pays pour deux semaines et qui doit s'achever le 30 novembre en principe, contrevient aux recommandations scientifiques, justifiant cela par "les circonstances exceptionnelles du pays", alors que le Liban se débat dans une grave crise économique et politique.

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En Europe nous avons plein de problèmes aussi

Eleni Caridopoulou

16 h 32, le 19 novembre 2020

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Commentaires (1)

  • En Europe nous avons plein de problèmes aussi

    Eleni Caridopoulou

    16 h 32, le 19 novembre 2020