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Iran

Retour sur la mort du numéro deux d’el-Qaëda en Iran

L’un des terroristes les plus recherchés par les États-Unis a été secrètement abattu à Téhéran au mois d’août par des agents israéliens pour le compte des Américains, selon les révélations du « New York Times ».

Retour sur la mort du numéro deux d’el-Qaëda en Iran

Photo non datée du numéro 2 d’el-Qaëda. FBI/AFP

Il était connu sous le pseudonyme guerrier de Abou Mohammad al-Masri. De son vrai nom Abdallah Ahmad Abdallah, ce membre égyptien de l’organisation terroriste el-Qaëda figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI). Il était accusé d’être l’un des cerveaux des deux attentats simultanés à la voiture piégée qui ont frappé les ambassades américaines de Nairobi, au Kenya et de Dar es Salam, en Tanzanie, le 7 août 1998. Pas moins de 224 personnes sont mortes et 5 000 blessées dans ces attaques les plus meurtrières commises par el-Qaëda avant celles du 11 septembre 2001.

22 ans jour pour jour après ces attentats perpétrés en Afrique de l’Est, Abou Mohammad al-Masri, âgé d’environ 58 ans, a été tué à Téhéran, selon des responsables des renseignements américains s’étant confiés au New York Times (NYT). Deux agents israéliens à moto ont tiré sur la voiture de l’homme, tuant ce dernier ainsi que sa fille, Miriam, veuve d’un des fils d’Oussama Ben Laden, Hamza Ben Laden, réputé mort l’an dernier lors d’une opération antiterroriste à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan, selon la Maison-Blanche. Toujours selon les responsables américains, les agents israéliens agissaient pour le compte des États-Unis le 7 août dernier. Le FBI offrait 10 millions de dollars pour toute information menant à la capture du numéro 2 d’el-Qaëda, rapporte le quotidien américain, qui s’étonne de la présence de ce leader du réseau islamiste terroriste sunnite en Iran, théocratie chiite.

Proximité avec l’Iran

« Ce n’est pas si surprenant. Les Iraniens ont toujours été pragmatiques. Après le 11-Septembre, ils ont accueilli des hauts dirigeants d’el-Qaëda dans des bases des gardiens de la révolution afin de les aider à échapper à la capture américaine. Des documents trouvés lors de la mort d’Oussama Ben Laden ont montré que l’épouse de ce dernier s’était même rendue en Iran pour voir son dentiste alors qu’il était toujours l’homme le plus recherché au monde », indique à L’OLJ Michael Rubin, spécialiste de l’Iran à l’American Enterprise Institute, un think tank américain.

Pour mémoire

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Mais les liens entre l’organisation terroriste et Téhéran iraient plus loin. Selon le rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis, rapport officiel sur les attentats du 11 septembre 2001, l’Iran et le Hezbollah auraient donné à el-Qaëda « l’expertise tactique » nécessaire pour commettre les attentats à la bombe contre les ambassades américaines en 1998.

La République islamique nie depuis toujours la présence de partisans d’el-Qaëda dans le pays et n’a pas reconnu la mort du combattant. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, a réagi samedi dernier à l’article du New York Times en niant de nouveau la présence de membres de l’organisation terroriste en Iran. Ce dernier a averti les médias américains « de ne pas tomber dans le piège des scénarios hollywoodiens qui leur ont été fournis par des responsables américains et sionistes », dans un communiqué publié sur le site web du ministère.

Abou Mohammad al-Masri se trouvait en Iran depuis 2003 avec d’autres dirigeants du groupe terroriste qui se croyaient alors hors de portée des Américains. Les responsables des renseignements américains ont indiqué au NYT que le terroriste était « sous la garde » de l’Iran. Mais en 2015, lui et 4 autres vétérans du terrorisme bénéficient d’un échange de prisonniers avec el-Qaëda, qui relâche un diplomate iranien kidnappé au Yémen. Abdallah Ahmad Abdallah est désormais libre et vit dans la banlieue chic de Pasdaran, à Téhéran. Plusieurs éléments portent à croire que les États-Unis savaient que le leader se trouvait à Téhéran. Peu après leur libération en 2015, Abou al-Qassam al-Ourdouni, membre d’el-Qaëda en Syrie ayant été tué par la suite, avait confirmé que lui et Abou Mohammad al-Masri étaient en Iran. Le 17 septembre dernier, l’actuel secrétaire à la Défense des États-Unis par intérim, Christopher Miller, à l’époque chef du Centre national de lutte contre le terrorisme, a déclaré au Congrès que « plusieurs » des « hauts dirigeants restants » d’el-Qaëda « continuent de trouver refuge en Iran et joueront probablement un rôle-clé dans les efforts du groupe pour reconstituer son leadership ».

Une manière pour Téhéran de garder un œil sur les actions de l’organisation, qui partage avec l’Iran un fort anti-américanisme et un sentiment anti-occidental. « Si l’Iran accueille des dirigeants d’el-Qaëda, il les tient également en otages afin qu’ils ne puissent opérer que dans un certain rayon. L’Iran a des populations sunnites au Khouzistan, au Kurdistan et au Sistan-et-Baloutchistan. Accueillir les dirigeants d’el-Qaëda signifie que les membres de cette organisation réfléchiraient à deux fois à toute attaque en Iran ou contre des cibles iraniennes à l’étranger », ajoute Michael Rubin.

Après les révélations faites par le quotidien américain, plusieurs rumeurs affirment que le chef du réseau terroriste el-Qaëda et successeur d’Oussama Ben Laden, Ayman Mohammad Rabie al-Zawahiri, est mort il y a un mois de cause naturelle à son domicile, situé, semble-t-il, dans la région du Pakistan. Ces dernières ont été confirmées, le 13 novembre, par le journaliste syrien et spécialiste des groupes islamistes au Moyen-Orient, Hassan Hassan.


Il était connu sous le pseudonyme guerrier de Abou Mohammad al-Masri. De son vrai nom Abdallah Ahmad Abdallah, ce membre égyptien de l’organisation terroriste el-Qaëda figurait sur la liste des terroristes les plus recherchés par la police fédérale américaine (FBI). Il était accusé d’être l’un des cerveaux des deux attentats simultanés à la voiture piégée qui ont frappé...

commentaires (2)

Moi j'attend avec Impatience les analyses et autres syntheses et conclusions des analystes/decrypteurs de la Aouno/moumanaa . sur sur qu'ils trouveront matiere(s) non seulement a nier la veracite de l'evenement mais surtout a convaincre qu'ils n'en sortent que plus vaillants de cette comedie US.

gaby sioufi

14 h 25, le 16 novembre 2020

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Commentaires (2)

  • Moi j'attend avec Impatience les analyses et autres syntheses et conclusions des analystes/decrypteurs de la Aouno/moumanaa . sur sur qu'ils trouveront matiere(s) non seulement a nier la veracite de l'evenement mais surtout a convaincre qu'ils n'en sortent que plus vaillants de cette comedie US.

    gaby sioufi

    14 h 25, le 16 novembre 2020

  • ElQaeeda et Al momanaa sont des alliés, semble-t-il.

    Esber

    11 h 20, le 16 novembre 2020