Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, a indiqué hier dans un communiqué que la décision du Conseil supérieur de défense de reconfiner le pays pendant deux semaines à partir de samedi était « insuffisante », plaidant pour un élargissement des secteurs concernés au-delà du commerce et de la restauration. Faisant suite à une réunion du conseil exécutif de la CGTL, le communiqué a aussi appelé les forces de l’ordre à être « intransigeantes dans l’application des mesures permettant d’assurer la sécurité publique ». Cette déclaration tranche avec les positions précédentes du président de la CGTL, qui s’était dit opposé à un confinement total lundi.
D’autres syndicats ont aussi critiqué la décision du Conseil supérieur de la défense, comme la Confédération syndicale des travailleurs et des employés du Liban-Nord, qui regrette que les Libanais soient forcés de choisir entre « mourir de faim ou du Covid-19 ». Le syndicat des transporteurs routiers du Nord a lui aussi appelé l’État à prendre ses responsabilités, surtout vis-à-vis des travailleurs journaliers, le confinement venant s’ajouter aux nombreuses difficultés qui frappent les citoyens d’un Liban en crise depuis plus d’un an.
Plus tard dans la journée, le ministère de l’Industrie a également publié un communiqué rappelant aux industriels exemptés du confinement les règles sanitaires à suivre pour protéger leurs employés du Covid-19. Outre les industriels, les employés des hôpitaux, des banques, d’EDL et de l’aéroport de Beyrouth font partie de la longue liste des exemptés du confinement.

