L’opérateur libanais Phoenicia Aer Rianta Company (PAC SAL), qui gère depuis 2002 les 4 500 m² d’espace commercial de la zone franche (Duty Free) de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), a réfuté lundi dans un communiqué les accusations de corruption relayées par certains sites d’information. La compagnie, fondée en 1992 et qui a remporté le premier contrat de gestion du Duty Free en 1996 (selon la date fournie dans son communiqué), est parvenue à conserver son marché pour une période de quatre ans supplémentaires lors de la dernière adjudication lancée par l’État en 2017.
Seules deux des cinq offres déposées avaient été retenues dans le sprint final, les autres ayant été écartées par la Direction des adjudications car elles ne respectaient pas le cahier des charges. L’une d’entre elles, la société World Duty Free Group (WDF, basée en Italie), qui avait présenté une offre conjointe avec la société libanaise 3DF al-Kabidat SAL, a contesté cette mise à l’écart devant le juge des référés la même année, sans succès.
PAC avait finalement remporté l’adjudication en acceptant de verser une redevance fixe de 74 millions de dollars, un montant bien plus élevé que son concurrent, Lagardère, qui en proposait 45,7 millions. Le candidat malheureux WDF avait, lui, affirmé que son offre financière, indûment écartée selon lui, était supérieure à celle de PAC.
PAC est également fréquemment critiquée sur la question des revenus qu’elle a promis de générer pour l’État en dehors de la redevance fixe, soit 400 millions de dollars sur quatre ans, alors qu’elle n’avait rapporté que 170 millions de dollars entre 2002 et 2016, selon les chiffres communiqués au moment de l’adjudication. Elle est aussi régulièrement pointée du doigt pour ses prix jugés trop élevés.
La compagnie a commencé en décembre dernier à répercuter la hausse du taux dollar/livre sur ses produits, l’ajustant graduellement à plusieurs reprises. Enfin, la société est également un important acteur du marché régional de cigares de luxe.


combien est il difficile de se procurer les documents relatifs a ce trafic par la justice afin de connaitre la verite-qui, elle ne surprendra personne bien entendu ?
10 h 11, le 12 novembre 2020