Un homme masqué sur la corniche de Beyrouth, le 2 novembre. Joseph Eid/AFP
Les autorités plancheront demain mardi sur un éventuel reconfinement général du Liban pour ralentir la progression du coronavirus. En attendant, les écoles publiques et privées, ainsi que les instituts techniques, resteront fermés aux cours en présentiel, a annoncé hier le ministère de l’Éducation.
Le chef de l’État Michel Aoun a donc convoqué hier le Conseil supérieur de défense à une réunion extraordinaire demain afin de se pencher sur la question du coronavirus et d’un éventuel reconfinement, même si aucune mention explicite de cette mesure n’existe dans le communiqué de la présidence. Le couvre-feu à 21 heures a été maintenu hier par le ministère de l’Intérieur, mais celui-ci n’a pas communiqué de nouvelle liste de régions bouclées.
Entre-temps, la pandémie continue son inexorable progression. Le Liban a enregistré en vingt-quatre heures 1 139 cas supplémentaires (dont 9 en provenance de l’étranger) et dix nouveaux décès, selon le bilan officiel publié hier par le ministère de la Santé. Cette baisse du nombre de cas s’explique seulement par une diminution des tests PCR effectués au cours des dernières 24 heures, selon les experts.
Ces chiffres font grimper à 94 236 le total des cas enregistrés depuis l’apparition de la pandémie dans le pays le 21 février dernier, au nombre desquels 723 décès et 51 728 guérisons. Parmi les personnes toujours contaminées à ce jour, 797 sont hospitalisées, dont 287 aux soins intensifs.
La journée de dimanche a également été marquée par le décès de l’homme d’affaires libanais Pierre Fattouche, frère de l’ancien député et ministre Nicolas Fattouche, originaire de Zahlé, dont le nom a été associé ces dernières années à un projet de cimenterie contesté à Aïn Dara. Pierre Fattouche avait contracté le virus il y a un mois, précise notre correspondante dans la Békaa Sarah Abdallah. Selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), il était hospitalisé depuis cette date-là. Une jeune médecin, Firdaous Safwan, a également perdu la vie ce week-end. Le président de l’ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, lui a rendu hommage hier.
Pour sa part, le directeur de l’hôpital gouvernemental Rafic Hariri de Beyrouth, Firas Abiad, a indiqué hier sur son compte Twitter qu’un « bouclage total devrait bientôt être observé au Liban ».


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