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Société - Justice

Le mandat d’arrêt contre Badri Daher dans l’affaire de « l’émir du Captagon » validé

Le mandat d’arrêt contre Badri Daher dans l’affaire de « l’émir du Captagon » validé

La chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par le juge Maher Cheaïto, a validé hier le mandat d’arrêt contre Badri Daher, le directeur des douanes, émis mardi par le premier juge d’instruction de Beyrouth par intérim, Charbel Abou Samra, dans le cadre de l’affaire de la levée controversée de l’interdiction de quitter le territoire de « l’émir du Captagon », un prince saoudien arrêté en 2015 à Beyrouth pour narcotrafic. M. Daher se trouve actuellement en détention dans le cadre de l’enquête sur l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium le 4 août dernier au port de Beyrouth.

Selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), la chambre d’accusation de Beyrouth a ainsi rejeté l’appel déposé le 3 novembre par l’accusé, Badri Daher, par l’intermédiaire de son avocat, Georges el-Khoury, pour le crime de dilapidation de fonds publics dont il est accusé, dans le dossier de l’émir du Captagon.

Badri Daher est accusé d’avoir levé illégalement l’interdiction de voyager du prince saoudien Abdel Mohsen ben Walid al-Saoud, arrêté fin octobre 2015 alors qu’il chargeait à bord d’un avion privé 1 900 kilos de pilules de Captagon. Lors d’un premier interrogatoire, Badri Daher aurait affirmé, selon des sources judiciaires citées par la chaîne al-Jadeed, que cette libération avait été demandée par la présidence de la République, ce qui a été réfuté par Baabda, qui souligne que le narcotrafiquant avait quitté le pays en juillet 2020, après une levée de son interdiction de voyager décidée par le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth.

La chambre d’accusation de Beyrouth, présidée par le juge Maher Cheaïto, a validé hier le mandat d’arrêt contre Badri Daher, le directeur des douanes, émis mardi par le premier juge d’instruction de Beyrouth par intérim, Charbel Abou Samra, dans le cadre de l’affaire de la levée controversée de l’interdiction de quitter le territoire de « l’émir du Captagon », un prince saoudien arrêté en 2015 à Beyrouth pour narcotrafic. M. Daher se trouve actuellement en détention dans le cadre de l’enquête sur l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium le 4 août dernier au port de Beyrouth.Selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), la chambre d’accusation de Beyrouth a ainsi rejeté l’appel déposé le 3 novembre par l’accusé, Badri Daher, par l’intermédiaire de son...
commentaires (2)

Waw la mafia elle dépasse l'Italie

Eleni Caridopoulou

17 h 51, le 06 novembre 2020

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Commentaires (2)

  • Waw la mafia elle dépasse l'Italie

    Eleni Caridopoulou

    17 h 51, le 06 novembre 2020

  • "cette libération avait été demandée par la présidence de la République, ce qui a été réfuté par Baabda". L'expression: "ce qui a été réfuté" laisse croire que Babda a apporté des preuves de sa non-implication, ce qui n'est pas le cas. Il aurait fallu écrire: "ce qui a µté nié". Il est bien évident que la présidence n'a pas pris le risque d'adresser à Daher un ordre écrit, mais sans doute une "demande pressante" par téléphone.

    Yves Prevost

    06 h 55, le 06 novembre 2020

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