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Monde - Diplomatie

Inquiétude, espoirs, ironie : le monde réagit à l’élection présidentielle américaine

Inquiétude, espoirs, ironie : le monde réagit à l’élection présidentielle américaine

Le candidat démocrate à la course à la Maison-Blanche, Joe Biden (à g.), et le président sortant, Donald Trump. Kevin Lamaraque/Carlos Barria/Reuters

De l’inquiétude à l’espoir en passant par l’ironie, les gouvernements à travers le monde ont réagi différemment à l’élection présidentielle aux États-Unis où le démocrate Joe Biden semblait se rapprocher d’une victoire contestée par Donald Trump.

« Chiffon rouge »

« Tout ce qui concerne notre pays est perçu aux États-Unis comme un chiffon rouge pour un taureau », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « C’est pourquoi ne faisons pas de commentaire ! Les Américains doivent probablement mettre de l’ordre eux-mêmes dans leurs affaires. » Il a cependant estimé que cette « incertitude liée à l’économie la plus puissante du monde » au sujet des résultats de la présidentielle « pourrait potentiellement avoir des conséquences négatives pour la situation dans le monde, avant tout pour l’économie mondiale ».

« Situation explosive »

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a appelé les responsables américains à faire « confiance » au « processus électoral ». M. Maas, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, a insisté sur la nécessité de « faire preuve de patience et d’attendre » la fin du dépouillement. Auparavant, la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, s’était inquiétée d’une « situation très explosive » aux États-Unis, mettant en garde contre « une crise constitutionnelle » dans le pays. « C’est quelque chose qui doit tous nous préoccuper », a-t-elle ajouté.

« Nouvelle relation transatlantique »

Les États-Unis et l’Union européenne vont devoir bâtir une « nouvelle relation transatlantique, qui soit un nouveau partenariat » à l’issue de l’élection présidentielle, quel qu’en soit le résultat, a estimé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. « Le choix d’un président revient aux Américains. Il faudra ensuite que nous travaillions avec la personnalité élue et avec le nouveau gouvernement américain, quoi qu’il arrive », a-t-il ajouté.

« Nous ne choisissons pas »

« Nous ne sommes pas ceux qui choisissons le président américain. Dans tous les cas nous devrons travailler avec celui qui sera élu par le peuple américain », a déclaré la ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya.

Interrogée sur la radio Onda Cero, elle a souligné l’importance de respecter les institutions démocratiques. « Il y a beaucoup de populistes qui n’aiment pas les institutions. Je ne parle pas ici des États-Unis mais des populismes en général dans le monde. C’est pour cela qu’il est si important de préserver nos institutions (...). Car au final c’est la garantie de notre démocratie. »

« J’espère que Trump va gagner »

Le président brésilien Jair Bolsonaro a été très direct : « Vous savez qui je soutiens, j’ai été clair », a-t-il déclaré à des sympathisants devant le palais présidentiel à Brasilia. « J’ai une bonne relation avec Trump. J’espère qu’il va être réélu. » Jair Bolsonaro, qui a aligné la diplomatie brésilienne sur Washington d’une manière inédite au Brésil, voue une immense admiration au président américain sortant.

« Pas inquiet »

Londres a assuré que les liens entre le Royaume-Uni et les États-Unis se « renforceront quel que soit le vainqueur de l’élection », tout en notant le désaccord sur l’accord de Paris sur le climat. « Les États-Unis sont notre plus proche allié et nous sommes convaincus que notre relation se renforcera, quel que soit le candidat qui remportera l’élection », a indiqué un porte-parole du Premier ministre britannique. Boris Johnson, un allié populiste de Donald Trump, a cependant refusé de se prononcer lorsqu’il était interrogé au Parlement sur les cris de victoire prématurés des républicains. Le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a souligné que la « relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni se porte très bien » et a assuré qu’il n’était « pas inquiet ».

Félicitations à Trump

Le Premier ministre slovène, Janez Jansa, a félicité Donald Trump pour son élection avant même la fin du décompte des voix. « Il apparaît clairement que les Américains ont élu Donald Trump », a écrit mercredi matin sur Twitter le chef du gouvernement slovène, à la tête du parti antimigrants SDS. La Slovénie est le pays natal de la Première dame des États-Unis, Melania Trump, qui a été naturalisée américaine. Janez Jansa est avec son homologue et allié hongrois Viktor Orban l’un des seuls dirigeants européens à avoir soutenu la candidature de Donald Trump.

« Quel spectacle ! »

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a raillé le « spectacle » qu’offre selon lui la présidentielle aux États-Unis. « Quel spectacle ! L’un dit que c’est l’élection la plus frauduleuse de l’histoire des États-Unis. Et qui dit cela ? Le président qui est actuellement en poste », indique un message publié dans la nuit de mercredi à jeudi sur le compte Twitter de Khamenei. « Son rival (Joe Biden) dit que Trump a l’intention de truquer l’élection. Voilà ce que sont les #ElectionsAméricaines et la démocratie aux États-Unis », ajoute le guide iranien dont le pays et les États-Unis sont des ennemis de plus de 40 ans.

Source : AFP

De l’inquiétude à l’espoir en passant par l’ironie, les gouvernements à travers le monde ont réagi différemment à l’élection présidentielle aux États-Unis où le démocrate Joe Biden semblait se rapprocher d’une victoire contestée par Donald Trump.« Chiffon rouge »« Tout ce qui concerne notre pays est perçu aux États-Unis comme un chiffon rouge pour un taureau », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « C’est pourquoi ne faisons pas de commentaire ! Les Américains doivent probablement mettre de l’ordre eux-mêmes dans leurs affaires. » Il a cependant estimé que cette « incertitude liée à l’économie la plus puissante du monde » au sujet des résultats de la présidentielle « pourrait potentiellement avoir des conséquences négatives...
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