Dans le quartier, nous avons un grand parking qui se vide à la fermeture des bureaux et fait office de jardin public « asphalté » vers l’après-midi pour tous les voisins.
Les petits investissent les lieux avec leurs bicyclettes, leurs skates et leurs ballons et se défoulent à grands cris. Les grands arrivent avec leurs chiens qui font connaissance et jouent entre eux à se poursuivre inlassablement, contents de se retrouver en plein air.
Les grands aussi ont leur ballon ou leurs palettes et quelques-uns promènent leurs petits en poussette.
Pas un buisson, pas une plante, pas de pelouse ou de bancs.
C’est le « jardin » public du quartier d’où fusent les cris de joie, les « oufs » de défoulement : la joie d’être en plein air tout simplement, la joie aussi de rencontrer du monde, de créer des liens avec cette formidable capacité sociale que nous avons, nous Libanais, à nous adapter à « presque » tout ! Presque…
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