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Il nous la faut, cette vérité

Trois mois, et nous n’avons toujours pas le moindre bout d’information sur ce qui a bien pu provoquer la monstrueuse explosion du port. Et ce n’est pas normal. Habituellement prompts à se jeter la faute et à s’étriper, les pôles du pouvoir continuent d’observer un silence suspect. L’enquête dont nous avions obtenu dès les premiers jour les principaux tenants semble gelée sans l’être. Quelle est donc cette partie criminelle qui les tient tous sous sa coupe ?

Sont-ils tous responsables et solidaires ? Lesquels d’entre eux étaient informés, et que savaient-ils, et pourquoi n’ont-ils pas agi, et pourquoi les autres les couvrent-ils ? Quelle est cette vérité qu’ils étouffent collégialement et qu’ils semblent tant craindre, eux qui pourtant se sentent en tout intouchables, se dérobent à la justice avec hauteur, ignorent délibérément nos souffrances et nos revendications, assurés qu’ils sont de se maintenir en poste tant que dureront leurs petits arrangements entre ennemis ?

Elle nous est nécessaire, impérieusement, cette vérité, non pour panser nos plaies, non pour sécher nos larmes, non pour faire le deuil de nos morts, non pour vivre sans crainte dans nos maisons blessées – tout cela nous semble irrémédiable –,

mais pour pouvoir continuer à pousser notre charrue, à croire tout simplement à l’existence du pays que nous appelons Liban et dont la terre ne cesse de se dérober sous nos pieds. Il nous la faut, cette vérité, parce qu’elle seule peut clore le chapitre des dérives du pouvoir qui durent depuis la guerre, entre corruption, violences diverses et mépris total des intérêts et des droits basiques des Libanais. Ces gens continuent à prétendre régner et à se comporter comme si nous n’existions pas, leur unique souci, on continue à le constater, étant de se partager encore et encore la dépouille d’un pays qui fut beau et vibrant, et dont ils ne laissent qu’un territoire défiguré, hanté par un peuple triste.

Me revient à la mémoire une tragédie survenue en Italie, en 1988. Un soir de juin, Alfredo Rampi, 6 ans, tombe dans un puits artésien et se coince au milieu, à 36 m de profondeur. Le puits est si étroit que les secouristes n’arrivent pas à accrocher l’enfant, incapable de bouger pour saisir la corde qu’ils lui tendent. L’Italie n’a jamais oublié que le président de la République, Sandro Pertini, a passé toute la nuit près du trou, à l’écoute du petit garçon, assistant et participant au déroulement des secours qui seront malheureusement vains. Quel responsable a-t-on vu sur les lieux de l’explosion de Beyrouth, l’une des plus puissantes de l’histoire du monde, aux côtés des victimes ? De quel soutien moral ont bénéficié les riverains du port et au-delà ? De quels secours, sinon de l’initiative de quelques livreurs à mobylette qui se sont dévoués pour transporter les blessés vers les rares hôpitaux fonctionnels ? Qui pour venir en aide, aujourd’hui même, aux familles et aux personnes âgées douloureusement éprouvées et incapables d’en subir davantage, face aux premières pluies sous lesquelles s’effondrent déjà les bâtisses les plus fragiles ? La vérité nous est nécessaire, et nous n’oublierons pas qu’ils n’ont pas été là, qu’ils ne sont pas là, qu’ils ne sont pas… Car nous leur avons retiré toute légitimité.

Trois mois, et nous n’avons toujours pas le moindre bout d’information sur ce qui a bien pu provoquer la monstrueuse explosion du port. Et ce n’est pas normal. Habituellement prompts à se jeter la faute et à s’étriper, les pôles du pouvoir continuent d’observer un silence suspect. L’enquête dont nous avions obtenu dès les premiers jour les principaux tenants semble gelée sans l’être. Quelle est donc cette partie criminelle qui les tient tous sous sa coupe ?Sont-ils tous responsables et solidaires ? Lesquels d’entre eux étaient informés, et que savaient-ils, et pourquoi n’ont-ils pas agi, et pourquoi les autres les couvrent-ils ? Quelle est cette vérité qu’ils étouffent collégialement et qu’ils semblent tant craindre, eux qui pourtant se sentent en tout intouchables, se dérobent à la justice avec...
commentaires (5)

LA VERITE NE SERA JAMAIS CONNUE OFFICIELEMENT 1) PAR MIRACLE ( si on le croit betement ) CET AMONIUM EST ARRIVE AU LIBAN 2) PAR MIRACLE POUR QUELQUES CENTAINES DE DOLLARS DU AU PORT UN JUGE A SAISI LA CARGAISON ET L'A DEBARQUE AU PORT 3) PAR MIRACLE ELLE EST RESTEE 5 A 6 ANS ET CERTAINS SE SERVAIENT DE CET AMONIUM A VOLONTE POUR FABRIQUER DES FUSEES 4) PAR MIRACLE L'ARMEE N'A PAS VOULU PRENDRE CET AMONIUM ET LE DETRUIRE QUELQUE PART 5) PAR MIRACLE ( ici tres negatif ) UN JUGE ZELE A CRU BON DE COMMANDER LA FERMETURE DES PORTES DE CE DEPOT OUVERT A TOUT VENT 6)PAR MIRACLE ( ici aussi tres negatif ) LES EMPLOYES ETRANGERS QUI TRAVAILLAIENT ONT ALUMER UN PETIT INCENDIE DANS LES PRODUITS ATTENANT OU A L'INTERIEUR DU DEPOT ET L'EXPLOSION S'EST PRODUITE LA VERITE TOUS LES RESPONSABLES DU PORT ET CEUX QUI LES ONT NOMMES ET NASRALLAH ET BERRY ET LES RESPONSABLES DE L'ARMEE ET LES MINISTRES ET LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE ( qui a ete oblige par un coup de fil de ne pas se rendre sur place par hazard la veille ) ET FINALEMENT TOUTE LA CLIQUE QUI SAVAIT MAIS N'A RIEN FAIT EST RESPONSABLE LE VRAI PROBLEME EST QUE C'EST A HEZBOLLAH QUE L'AMONIUM A SERVI (comment faire 100000 fusee sans cela ) ET QUE PERSONNE ,NE POUVAIT RIEN CONTRE CELA pourquoi personne ne parle ou sont stockes ces 100000 fusees qui quand elles exploseront par la chaleur ou un incendie ou meme un attentat detruiront une autre partie du Liban QU'ATTENDEZ VOUS POUR AGIR IMMEDIATEMENT A CE POINT PRECIS

LA VERITE

19 h 04, le 11 novembre 2020

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Commentaires (5)

  • LA VERITE NE SERA JAMAIS CONNUE OFFICIELEMENT 1) PAR MIRACLE ( si on le croit betement ) CET AMONIUM EST ARRIVE AU LIBAN 2) PAR MIRACLE POUR QUELQUES CENTAINES DE DOLLARS DU AU PORT UN JUGE A SAISI LA CARGAISON ET L'A DEBARQUE AU PORT 3) PAR MIRACLE ELLE EST RESTEE 5 A 6 ANS ET CERTAINS SE SERVAIENT DE CET AMONIUM A VOLONTE POUR FABRIQUER DES FUSEES 4) PAR MIRACLE L'ARMEE N'A PAS VOULU PRENDRE CET AMONIUM ET LE DETRUIRE QUELQUE PART 5) PAR MIRACLE ( ici tres negatif ) UN JUGE ZELE A CRU BON DE COMMANDER LA FERMETURE DES PORTES DE CE DEPOT OUVERT A TOUT VENT 6)PAR MIRACLE ( ici aussi tres negatif ) LES EMPLOYES ETRANGERS QUI TRAVAILLAIENT ONT ALUMER UN PETIT INCENDIE DANS LES PRODUITS ATTENANT OU A L'INTERIEUR DU DEPOT ET L'EXPLOSION S'EST PRODUITE LA VERITE TOUS LES RESPONSABLES DU PORT ET CEUX QUI LES ONT NOMMES ET NASRALLAH ET BERRY ET LES RESPONSABLES DE L'ARMEE ET LES MINISTRES ET LE PRESIDENT ET LE PREMIER MINISTRE ( qui a ete oblige par un coup de fil de ne pas se rendre sur place par hazard la veille ) ET FINALEMENT TOUTE LA CLIQUE QUI SAVAIT MAIS N'A RIEN FAIT EST RESPONSABLE LE VRAI PROBLEME EST QUE C'EST A HEZBOLLAH QUE L'AMONIUM A SERVI (comment faire 100000 fusee sans cela ) ET QUE PERSONNE ,NE POUVAIT RIEN CONTRE CELA pourquoi personne ne parle ou sont stockes ces 100000 fusees qui quand elles exploseront par la chaleur ou un incendie ou meme un attentat detruiront une autre partie du Liban QU'ATTENDEZ VOUS POUR AGIR IMMEDIATEMENT A CE POINT PRECIS

    LA VERITE

    19 h 04, le 11 novembre 2020

  • Heureusement que vous êtes là Fifi pour parler de ce désastre qui est tombé dans les oubliettes alors qu’il devrait faire la UNE de tous les journaux avec un comptage des jours qui défilent en haut de la page et ce tous les jours que dieu a créé pour faire éclater la vérité et que les responsables soient trouver et juger comme il se doit. C’est un devoir patriotique de ne pas lâcher l’affaire tant que la justice n’a pas fait son travail. Merci Fifi, au nom de toutes les victimes mortes ou vivantes nous vous remercions de continuer à faire votre travail de journaliste et de patriote lorsque tous les autres ont décidé de classer l’affaire alors que les plaies sont toujours ouvertes et les victimes continuent à mourir en silence dans les hôpitaux sans qu’on leur accorde la moindre page dans les journaux pour s’en quérir de leur douleur et de leur état de santé et de leur colère. Ils se battent seuls face à des monstres criminels sans foi ni conscience. Oui les médias sont responsables de non assistance à personne en souffrance puisqu’ils jouent le jeu des criminels qui veulent faire étouffer ce crime honteux et qu’aucun journaliste n’a trouvé bon d’aller creuser pour connaître la vérité. N’ayons pas peur des mots puisqu’ils reflètent la réalité. Personne ne doit oublier et les journaux en premier ont l’obligation de le rappeler et de demander que justice soit faite pour que ce désastre ne soit pas classé comme un fait divers comme les autres.

    Sissi zayyat

    11 h 51, le 05 novembre 2020

  • Me revient à la mémoire une tragédie survenue en Italie, en 1988. Un soir de juin, Alfredo Rampi, 6 ans, tombe dans un puits artésien et se coince au milieu, à 36 m de profondeur. Et revient à ma mémoire un autre épisode qui résume à merveille l’acte de notre tragédie sans fin, celle de Omayra Sachez en 1985, jeune colombienne agonisante devant les caméras du monde entier. Mon pays ressemble à Omayra, qu’on regarde sans pouvoir le sauver, et qu’un seul nous a déclaré sa flamme, nous a tendu la main sous conditions, et comme il se prépare à sa propre succession, il sera demain à Vienne par solidarité avec les Autrichiens. En attendant on souffre de dévaluation de la livre, du Covid et de la double explosion et des intempéries de l’hiver qui s’annonce.

    Charles Fayad

    03 h 28, le 05 novembre 2020

  • Oui, ça risque de se reproduire, non pas la même négligence de stockage de farine sous les gradins d’une cité sportive où les rats s’en servent, mais un double badaboum pour nous enterrer, quand la justice des hommes préfère dire le DROIT à la VERITE. Dans son dernier navet, un journaliste s’est inspiré de l’accident du port : ""Pour tenter de calmer les esprits, certains s’évertuèrent à parler d’une "déflagration accidentelle" ; ce quelle était, au sens strict, vu que les manipulateurs de l’engin n’avaient sans doute pas l’intention de le faire exposer à cet endroit et à ce moment-là."" Et de continuer dans le même paragraphe, à propos de la double explosion : ""hypothèse difficile à croire, mais tout aussi difficile à réfuter, vu que tous ces apprentis sorciers ont été pulvérisés sans laisser de traces."" Googlez ce passage pour voir que la réalité dépasse la fiction, et je vous passe les détails de fautes indignes d’un immortel.

    Charles Fayad

    03 h 14, le 05 novembre 2020

  • Vous avez parfaitement raison de revenir sur la double explosion au port, alors que bon nombre d’observateurs se pensent dans l’après tragédie. Non pas pour réitérer ce que j’ai déjà écrit, ICI, que c’était un jour de guerre et qu’il est tout sauf un accident (pas mal d’éditos ont favorisé cette thèse), car pour moi, ce laisser-aller criminel ayant entraîné un laisser-mourir est pire qu’un accident. Notre pays est tragique, et nous sommes un peuple martyrisé par notre Histoire. Voilà, nous ne sommes pas les fruits d’un seul arbre, mais la rançon de ce que nous sommes. Que de gouttes n’ont pas débordé le vase, mais qu’une seule contre une taxe WhatsApp et rarement pour la liberté, pour faire taire les canons depuis 50 ans.

    Charles Fayad

    03 h 09, le 05 novembre 2020

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