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START-UP

À l’USEK, un programme pour former les jeunes entrepreneurs

L’Université lance, en ligne, la première édition du programme ACIE Global Accelerator.

À l’USEK, un programme pour former les jeunes entrepreneurs

Sasha Abdel Sater. Crédit photo  Samar Dani

Le centre Asher pour l’innovation et l’entrepreneuriat (ACIE) de l’USEK a proposé, l’été dernier, un programme en ligne d’accélération de start-up suivi par 32 étudiants et 4 enseignants en provenance de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), l’Université américaine de Beyrouth (AUB), l’Université libano-américaine (LAU), l’Université de Balamand (UOB), l’Université Notre-Dame de Louaizé (NDU), l’Université internationale libanaise (LIU), l’Université américaine pour l’éducation et la culture (AUCE), la Babson College (États-Unis) et l’École internationale de commerce et de gestion Setif (Algérie). Pendant 8 semaines, les participants, souhaitant acquérir des savoir-faire pour développer leurs 15 projets prometteurs de start-up, ont pu bénéficier gratuitement de formations, d’ateliers et de sessions de mentorat dispensés par des experts d’Australie, de Grande-Bretagne, d’Amérique et du Moyen-Orient.


Mohammad Mrad. Crédit photo Omar Ammar


Au vu du succès de cette première édition, les organisateurs pensent déjà à l’organisation du programme de l’année prochaine, surtout qu’une telle initiative est importante pour permettre aux jeunes d’aller de l’avant en ces temps de crise. « Nous espérons, par le biais du programme ACIE Global Accelerator, encourager le développement de produits locaux et aider les projets de start-up à se concrétiser afin de créer plus d’emplois sur le marché libanais et contribuer à la croissance économique, au bien-être de la société et à la sauvegarde de l’environnement », résume Reda Helbawi, technologue au sein du centre ACIE.


Maha Mrad. Crédit photo Omar Ammar


Se former pour avancer

Adib Abboud, inscrit en 6e année d’ingénierie mécanique à l’USEK, travaille, auprès d’une équipe formée de Jean-Philippe Aoun, Tony Ziadeh et du Dr Nemr el-Hajj, sur un projet environnemental qui consiste à recycler des produits en plastique dont ne veulent pas les usines de recyclage. « Récupérer, en plus des bouteilles en plastique, des produits normalement jetés comme les sacs alimentaires, nous permettra de les transformer en matière première pour les industries plastiques libanaises afin qu’elles soient amenées à importer moins de plastique. De même, il est possible de les exporter puisque la Grèce et la Turquie sont deux potentiels clients », explique le jeune homme qui espère, avec son équipe, contribuer à la création d’emplois et à la sauvegarde de l’environnement. L’étudiant de 23 ans juge bénéfique le fait d’avoir suivi le programme ACIE Global Accelerator. « Dans mon équipe, explique-t-il, nous avons peu d’expérience concernant la création et la direction d’une entreprise, et ce programme nous a aidés à combler nos lacunes ». Ainsi, le jeune homme a pu assister à des formations consacrées à des sujets importants comme la négociation, le recrutement et les démarches pour créer une start-up. Adib apprécie particulièrement les échanges et remarque que « sous la supervision de mentors expérimentés, les participants ont pu faire part de leurs expériences respectives, nous nous sommes entraidés et des liens se sont créés ».


Adib Abboud. Crédit photo  Edmond Ayoub


Après s’être lancée dans la production des snacks énergétiques et nutritifs n’ayant subi aucun traitement thermique ou chimique, et contenant notamment du pain d’abeilles et du miel libanais, Sasha Abdel Sater, en 2e année de master de génie agroalimentaire à l’USEK, ressentait le besoin de se former pour augmenter les chances de succès de sa start-up. « Grâce à ce programme, de jeunes entrepreneurs, dont je fais partie, ont pu se renseigner davantage au sujet du marketing, des techniques de ventes et bénéficier de conseils d’experts afin de devenir de meilleurs entrepreneurs », note la jeune femme. À l’issue des formations qu’elle a suivies, l’étudiante de 23 ans a gagné en confiance : « En cette période particulièrement difficile pour la jeunesse libanaise, j’estime que nous avons reçu un grand soutien de la part des coaches qui nous ont motivés en nous racontant comment, eux aussi, ont dû dépasser certaines difficultés durant leur parcours. Nous avons bénéficié de l’encadrement de l’équipe de l’ACIE et les mentors qui nous ont suivis de près pour nous conseiller et nous guider », souligne-t-elle.

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Désormais, l’étudiant entrepreneur bénéficie d’un statut officiel

Maha Mrad, diplômée en 2015 d’un master en génie civil et environnement de l’AUB, a souhaité lancer avec son frère Mohammad, fraîchement diplômé de l’École d’affaires Suleiman S. Olayan (OSB) de l’AUB, des produits sucrés avec du miel et fabriqués à partir d’ingrédients naturels comme le beurre de cacahuètes et la pâte à tartiner choco-noisettes. Les deux jeunes ont voulu profiter des conseils des professionnels et des sessions de coaching puisqu’ils ont commencé à vendre en ligne les produits de leur marque Sugar N Spice. « Grâce à cette formation, nous avons appris à réfléchir à la manière de gérer les difficultés que nous rencontrons, à trouver des solutions pour augmenter nos ventes durant cette période de crise et à réfléchir à de nouvelles manières de commercialiser nos produits », précise la jeune ingénieure.

À l’issue des huit semaines de formation, les jeunes entrepreneurs, forts de leurs apprentissages, envisagent l’avenir avec plus de confiance et gardent un excellent souvenir des échanges constructifs qu’ils ont eus entre eux ainsi qu’avec les spécialistes.




Le centre Asher pour l’innovation et l’entrepreneuriat (ACIE) de l’USEK a proposé, l’été dernier, un programme en ligne d’accélération de start-up suivi par 32 étudiants et 4 enseignants en provenance de l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), l’Université américaine de Beyrouth (AUB), l’Université libano-américaine (LAU), l’Université de Balamand (UOB),...

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