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Comment Huawei contourne l’interdiction de Google sur ses smartphones

Le constructeur chinois vient de lancer son dernier-né, le Mate 40 Pro, son second smartphone, qui ne bénéficie pas des services Google. Mais Huawei semble avoir trouvé la parade.

Comment Huawei contourne l’interdiction de Google sur ses smartphones

Le Mate 40 Pro se place en « tueur » de l’appareil photo traditionnel. Photo tirée du site de Huawei

L’enjeu pour Huawei est majeur : comment continuer à séduire autant de consommateurs en Europe sans les services de Google et malgré les accusations d’espionnage de la part des États-Unis ?

En théorie, les entreprises américaines ne peuvent plus vendre d’équipements à Huawei aujourd’hui, mais des dérogations sont accordées pour limiter les conséquences sur les entreprises aux États-Unis.

Pour l’heure, cette guerre d’influence entre la Chine et les États-Unis ne semble pas trop impacter les ventes de la firme chinoise, qui est parvenu à conserver la première place du marché mondial du smartphone, devant Samsung et Apple, au deuxième trimestre 2020.

Ceci étant, le groupe chinois, qui a pris le leadership mondial pour la première fois en avril dernier avec 19 % de parts de marché, doit ses excellents résultats trimestriels avant tout à la reprise économique en Chine et à sa popularité dans le pays.

Mais en Europe, la donne est différente. Les consommateurs sont attachés aux services de Google. Huawei en est bien conscient et a insisté sur ses « parades » en présentant son dernier-né, le Mate 40 Pro, il y a quelques jours pour tenter de rassurer.

Comme son prédécesseur, ce smartphone n’intègre pas d’office» ni Gmail, ni YouTube, ni Google Maps, ni le Play Store. À la place, le téléphone, qui tourne sous Android 10, s’appuie sur les Huawei Mobile Services (1 500 applications en France et 96 000 dans le monde) et sur son magasin d’application maison, AppGallery.

Mais il offre surtout « l’outil Petal Search » pour télécharger rapidement nombre d’applications, telles que Facebook, Twitter, Gmail, WhatsApp, Instagram, Netflix… directement sur le site des éditeurs, par une simple recherche.

Un outil qui s’avère une réelle alternative. Quant à Google Maps, Huawei s’active pour lancer Petal Maps, son propre service de cartographie. Une version beta est déjà disponible.


Richard Yu, patron du groupe Huawei, présentant le dernier-né du constructeur chinois. Photo tirée du site de Huawei


La différence sur la vidéo

Comme à son habitude, le constructeur chinois entend faire la différence avec la concurrence sur la photo et la vidéo. Doté d’un écran incurvé, d’une puce haut de gamme Kirin 9000, d’une charge rapide, c’est avant tout le module photo rond du Mate 40 Pro et ses quatre capteurs qui devraient attirer les consommateurs.

Huawei assure que ce système photo conçu avec l’allemand Leica est capable de se jouer de l’exposition de scènes très contrastées, même en faible luminosité.

Grâce à un appareil photo principal avec un capteur SuperSensing de 50 mégapixels avec un objectif grand angle de 27 mm et une ouverture de F/1.9. Le second appareil photo embarque quant à lui un capteur de 12 mégapixels avec un zoom périscope allant jusqu’à 125 mm, une ouverture de F/3.4 et un zoom optique de 5x (10x en zoom hybride).

Sources : rédaction et web


L’enjeu pour Huawei est majeur : comment continuer à séduire autant de consommateurs en Europe sans les services de Google et malgré les accusations d’espionnage de la part des États-Unis ?

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