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Haut-Karabakh

Les chefs de la diplomatie arménien et azéri discutent à Genève

Les chefs de la diplomatie arménien et azéri discutent à Genève

Des soldats volontaires arméniens prennent une pause dans un camp d’entraînement à Erevan, le 27 octobre 2020. Gleb Garanich/Reuters

Les chefs de la diplomatie arménien et azéri se sont réunis hier à Genève pour tenter de trouver une solution au conflit armé au Haut-Karabakh, a indiqué le ministère des Affaires étrangères arménien. Cette annonce intervient peu après des rencontres séparées à Genève de ces responsables avec les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE (Russie, France, États-Unis), principal médiateur international dans le conflit au Haut-Karabakh, région indépendantiste azerbaïdjanaise peuplée aujourd’hui quasi exclusivement d’Arméniens et dont Bakou veut reprendre le contrôle.

La porte-parole de la diplomatie arménienne, Anna Nagdalian, a confirmé la rencontre entre le ministre arménien des Affaires étrangères, Zohrab Mnatsakanian, et son homologue azerbaïdjanais, Djeyhoun Baïramov, à Genève. Elle avait affirmé la veille à la presse que la mise en place d’un cessez-le-feu et des mécanismes de sa vérification étaient une priorité pour Erevan.

Le Haut-Karabakh a fait sécession de l’Azerbaïdjan dans les années 1990 à l’issue d’une guerre ayant fait 30 000 morts et des centaines de milliers de déplacés. L’indépendance du Haut-Karabakh, soutenu économiquement et militairement par Erevan, n’a pas été reconnue par la communauté internationale, ni même par l’Arménie. Depuis le 27 septembre, les forces azéries et celles du Haut-Karabakh soutenues par Erevan s’affrontent à nouveau. Jusqu’ici, trois tentatives de trêve humanitaires ont volé en éclats.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a indiqué cette semaine ne pas s’opposer à une nouvelle session de pourparlers à Genève, mais a semblé minimiser leur importance. « Il y a eu beaucoup de réunions inutiles durant les 28 dernières années », a-t-il déclaré. M. Aliev a déclaré sur Twitter que les forces de son pays s’étaient emparées de neuf positions supplémentaires dans la partie sud de la zone de conflit, près de la frontière avec l’Iran. Le ministère azéri de la Défense a, pour sa part, fait état d’attaques subies contre des postes militaires et des installations dans les régions d’Aghdere, de Khojavend et de Gubadli.

Les autorités du Haut-Karabakh affirment pour leur part avoir déjoué des offensives ennemies et accusent l’Azerbaïdjan d’avoir repris le bombardement de zones résidentielles dans l’enclave. Elles assurent aussi avoir capturé un combattant en provenance de Syrie.

Selon des bilans partiels, plus de 1 250 personnes dont plus de 130 civils ont été tuées au cours de ces affrontements, les pires depuis la guerre des années 1990. Le président russe Vladimir Poutine, dont le pays fait traditionnellement office d’arbitre dans la région, a évoqué la semaine dernière un bilan s’approchant de 5 000 morts.

Les organisations de défense des droits de l’homme Amnesty International et Human Rights Watch ont pour leur part appelé à l’arrêt immédiat de l’utilisation d’armes à sous-munitions de la part des deux belligérants, après avoir confirmé le recours à ce type d’armement interdit, soit fourni, soit tiré par les forces arméniennes, dans une attaque mercredi contre la ville de Barda en Azerbaïdjan. Un rapport distinct de Human Rights Watch daté du 23 octobre conclut que l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, a eu recours à des armes à sous-munitions à au moins quatre occasions.

Sources : agences


Les chefs de la diplomatie arménien et azéri se sont réunis hier à Genève pour tenter de trouver une solution au conflit armé au Haut-Karabakh, a indiqué le ministère des Affaires étrangères arménien. Cette annonce intervient peu après des rencontres séparées à Genève de ces responsables avec les coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE (Russie, France, États-Unis),...

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