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Société - Covid-19

L’épidémie poursuit sa progression rapide : 1 367 cas signalés en un seul jour

Dans la prison de Roumieh, 116 détenus contaminés par le coronavirus sont guéris.

L’épidémie poursuit sa progression rapide : 1 367 cas signalés en un seul jour

À la prison de Roumieh, 116 détenus sur les 396 contaminés à ce jour par le coronavirus sont guéris. Mohamed Azakir/Reuters

L’épidémie de Covid-19 poursuit sa flambée alarmante avec plus de mille cas signalés au quotidien. Hier et pour le second jour consécutif, un record a été enregistré au niveau des contaminations avec 1 367 cas et six décès, ce qui fait grimper à 49 744 le nombre cumulé des cas détectés depuis le début de l’épidémie au Liban, le 21 février, dont 439 décès et 21 626 guérisons. Parmi les cas toujours positifs, 640 patients sont hospitalisés, au nombre desquels 171 aux soins intensifs.

La bonne nouvelle est venue hier de la prison de Roumieh où 116 détenus sur les 396 contaminés à ce jour par le coronavirus sont guéris. Quatre sont hospitalisés. Les autres prisonniers atteints du virus se trouvent dans un « état stable », ont affirmé les Forces de sécurité intérieure dans un communiqué, soulignant qu’à ce jour, 1 200 tests de dépistage ont été effectués à Roumieh.

Les FSI ont par ailleurs noté que dans la prison de Zahlé, dans la Békaa, « tous les détenus contaminés sont en bonne santé » et suivis pas les équipes médicales. Trois d’entre eux sont toutefois hospitalisés. Au 28 septembre, 237 prisonniers à Zahlé ont été détectés positifs au coronavirus.

Face à la propagation de la maladie dans les prisons, la commission parlementaire des Droits de l’homme s’est réunie hier sous la présidence de Michel Moussa afin de discuter des mesures à prendre pour la juguler. Le problème est d’autant plus important et grave que les prisons sont surpeuplées, ce qui constitue un important risque de transmission du virus. « Nous sommes devant une crise grave », a déploré M. Moussa à l’issue de la réunion, regrettant qu’aucun des gouvernements qui se sont succédé n’a pris l’initiative de construire de nouvelles prisons, « alors que cela fait des années que nous lançons des appels » dans ce sens.

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S’attardant sur les mesures envisagées pour lutter contre le Covid-19 dans les établissements pénitentiaires, il a expliqué que « d’ici à dix jours, l’unité de soins intensifs de l’hôpital gouvernemental de Dahr el-Bachek », où les prisonniers sont actuellement soignés, sera « doté de près de dix lits » dédiés à la prise en charge du Covid-19. « D’autres hôpitaux de Beyrouth et en province seront également équipés grâce au prêt » octroyé par la Banque mondiale et au don fait par l’Organisation mondiale de la santé, a ajouté M. Moussa.

Sur le plan judiciaire, il a appelé à la création d’une cellule chargée d’ « accélérer les procès et les jugements », d’autant que le pays passe par des « circonstances exceptionnelles » et que « les droits de l’homme ne doivent subir aucun retard ». Il a ajouté que le ministère de l’Intérieur œuvre pour la relaxe des détenus qui ont purgé leur peine mais n’ont pas pu s’acquitter des amendes. M. Moussa a noté dans ce cadre que certaines ONG ont fait part de leur volonté d’aider ces prisonniers.

Le député a enfin déclaré qu’un appel a été lancé pour la fermeture de la prison située dans le secteur du Palais de justice, sous le pont. « Cette prison avait été fermée parce que les conditions de vie y étaient déplorables, a-t-il constaté. Nous avons su cependant qu’elle a été rouverte il y a quelques mois. Il n’est pas acceptable de vivre dans cette prison. »

De son côté, le leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a mis en garde hier contre la propagation rapide du Covid-19. « Le coronavirus se propage à la vitesse de l’éclair », a-t-il écrit sur son compte Twitter, soulignant que le seul moyen d’arrêter cette progression reste dans « la prévention et le port du masque ». S’adressant à la population, il a affirmé que « le fatalisme va à l’encontre de la raison », qui sous-entend « la limitation des soirées, des funérailles imposantes et des grands mariages ». « La société est menacée d’extinction », a martelé M. Joumblatt, notant que le fait de nier l’existence du coronavirus est « un suicide ».

Le ministre sortant de la Santé, Hamad Hassan, a une nouvelle fois critiqué hier certains établissements hospitaliers, mais sans les nommer, affirmant que le ministère a « trouvé une solution pour payer les factures qui leur sont dues ». « Mais les hôpitaux doivent consentir des sacrifices durant cette période », a-t-il martelé. Et le ministre de défendre le bilan du portefeuille qu’il dirige : « Le ministère de la Santé assume pleinement ses responsabilités, mais on lui en assigne certaines qui ne relèvent pas de ses compétences, tel que le suivi de l’isolement des personnes contaminées par le coronavirus. Nous faisons de la résistance à mains nues, en espérant que les citoyens respectent (les mesures en place) et réalisent qu’il y a danger. Nous nous approchons du scénario italien, mais la différence est, que chez nous, le pic de la pandémie a été atteint en été. »

« Je compte sur la réussite de ces deux semaines de fermeture partielle, en espérant que des lits supplémentaires seront assurés dans les hôpitaux et que la propagation du virus sera contenue au sein des localités », a conclu M. Hassan.

L’épidémie de Covid-19 poursuit sa flambée alarmante avec plus de mille cas signalés au quotidien. Hier et pour le second jour consécutif, un record a été enregistré au niveau des contaminations avec 1 367 cas et six décès, ce qui fait grimper à 49 744 le nombre cumulé des cas détectés depuis le début de l’épidémie au Liban, le 21 février, dont 439 décès et 21 626 guérisons. Parmi les cas toujours positifs, 640 patients sont hospitalisés, au nombre desquels 171 aux soins intensifs.La bonne nouvelle est venue hier de la prison de Roumieh où 116 détenus sur les 396 contaminés à ce jour par le coronavirus sont guéris. Quatre sont hospitalisés. Les autres prisonniers atteints du virus se trouvent dans un « état stable », ont affirmé les Forces de sécurité intérieure dans un...
commentaires (2)

Depuis la déflagration survenue à Beyrouth et la dégradation de la situation tous les jours un peu plus le moral des libanaises est dans les chaussettes et préfèrent mourrir comme ils l’entendent plutôt qu’on leur impose une mort tragique ou emportés par on ne sait quelle matière toxique. Le virus est une valeur sûre à leurs yeux. Cela explique leur refus de tous les ordres qui viennent d’en haut comme une révolte qu’ils arrivent à mener à bout celle là. Leur slogan étant advienne que pourra. . N’est ça pas la politique exercée par le régime. Alors les personnes fragiles sont priés de prendre leurs précautions pour éviter toute contamination et si par bonheur ils tiennent à vivre quelques soient les conditions de vies qui les attendent ils devraient aussi s’abstenir de voir leurs proches dans les endroits clos et éviter toute vie sociale sans avoir pris les précautions qui les préservent de ce virus. cela ressemble à un suicide collectif voulu par le peuple. C’est un peu extrême non, et bien ça correspond à ce qu’ils vivent tous les jours depuis plus de trente ans et que personne ne veuille s’occuper d’eux pour cause de vols en réunion, ou des réunions pour voler.

Sissi zayyat

19 h 28, le 09 octobre 2020

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Commentaires (2)

  • Depuis la déflagration survenue à Beyrouth et la dégradation de la situation tous les jours un peu plus le moral des libanaises est dans les chaussettes et préfèrent mourrir comme ils l’entendent plutôt qu’on leur impose une mort tragique ou emportés par on ne sait quelle matière toxique. Le virus est une valeur sûre à leurs yeux. Cela explique leur refus de tous les ordres qui viennent d’en haut comme une révolte qu’ils arrivent à mener à bout celle là. Leur slogan étant advienne que pourra. . N’est ça pas la politique exercée par le régime. Alors les personnes fragiles sont priés de prendre leurs précautions pour éviter toute contamination et si par bonheur ils tiennent à vivre quelques soient les conditions de vies qui les attendent ils devraient aussi s’abstenir de voir leurs proches dans les endroits clos et éviter toute vie sociale sans avoir pris les précautions qui les préservent de ce virus. cela ressemble à un suicide collectif voulu par le peuple. C’est un peu extrême non, et bien ça correspond à ce qu’ils vivent tous les jours depuis plus de trente ans et que personne ne veuille s’occuper d’eux pour cause de vols en réunion, ou des réunions pour voler.

    Sissi zayyat

    19 h 28, le 09 octobre 2020

  • TRES TRES TRISTE.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 22, le 09 octobre 2020

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