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Société - Grand angle/Explosion du port

Comment le 4 août a changé leur vie à tout jamais

Ils ont été touchés dans leur chair au cours de la double explosion du 4 août dernier. Ils ont perdu un enfant, un mari, un œil, ou se trouvent dans l’incapacité de travailler à nouveau. Deux mois après le drame, ils commencent à peine à panser leurs blessures, à sortir du cauchemar dans lequel la déflagration les a plongés, à envisager leur vie d’après. Témoignages.

Comment le 4 août a changé leur vie à tout jamais

Liliane Souccar a perdu son mari Hadi, terrassé par une crise cardiaque quelques jours après les explosions du port de Beyrouth. Photo João Sousa

Liliane, 55 ans, se penche pour ramasser deux bouteilles en plastique à moitié pleines posées sur des parpaings qui bordent un parking. « Il n’y a plus d’eau courante à la maison », se justifie-t-elle. Sur le chemin qui mène vers son appartement, un militaire bedonnant, affalé sur un sofa jeté sur la chaussée, observe le va-et-vient des ouvriers. « C’est Melhem Khalaf, le bâtonnier de Beyrouth (et cofondateur de l’association Offre Joie) qui retape mon quartier. C’est un saint homme », dit-elle. Son quartier n’est autre que l’arrière-cour du Mar Mikhaël qui bouge. Celui des anciens loyers et des balcons avec vue sur le port ou sur le marcel du voisin. Le petit trois pièces de Liliane n’en est plus un. À l’entrée est scotchée une carte postale des portiques de manutention du port. Des meubles et des bibelots sont rassemblés au centre des pièces et du béton frais vient tout juste de combler les lézardes des murs nus. « C’est devenu un taudis avec cette histoire, je ne pourrais pas y dormir avant longtemps », dit-elle, assise sur un vieux matelas encore recouvert de débris. C’est là que, une heure après la double explosion du port le 4 août dernier, elle a trouvé Hadi, son époux de 76 ans, le visage tuméfié et bandé, leur chienne Touti lovée sur ses genoux. « D’habitude, je ne le lâche pas d’une semelle, j’étais juste partie faire quelques courses », susurre-t-elle, rongée par la culpabilité. Dans l’immeuble, neuf personnes sont décédées. La première nuit qui a suivi la catastrophe, le couple est resté seul dans le noir, hagard, avant que Liliane ne se rende compte au petit matin que l’œil de Hadi, qui a été blessé par le dégondage d’une fenêtre, est gravement atteint. Ils se rendent à l’hôpital pour le faire soigner avant de partir pour Beit Chaar chez les parents de Liliane. Les jours suivants, le vieil homme sous le choc parle peu. Le quatrième jour, il s’effondre avant le petit déjeuner, victime d’une crise cardiaque. « La veille, dans son sommeil, il n’arrêtait pas d’appeler la Vierge Marie. Je suis sûre que c’est elle qui l’a emporté », raconte sa femme qui l’a fait enterrer au cimetière de Mar Mikhaël, selon sa volonté. Hadi Souccar n’est pas comptabilisé par l’État libanais comme l’une des 195 victimes du drame qui a bouleversé la capitale. « Mais pourquoi on avait choisi ce quartier de Mar Mikhaël, pardon le saint, mais quand même ! » lance-t-elle.

Hadi Souccar, le mari de Liliane, pris en photo quelques jours avant sa crise cardiaque. Photo João Sousa

D’un naturel élégant, Liliane vit dans la nostalgie du passé. Elle n’a pas d’enfants, mais collectionne les objets pour bébé. « Vous voulez une photo de moi avant le drame ? » dit-elle en tendant son téléphone où elle apparaît, splendide, avec vingt ans de moins. Depuis deux mois, elle porte le noir et a les cheveux un peu en bataille. Elle avait eu le coup de foudre, 18 ans plus tôt, pour cet homme de vingt ans son aîné, croisé dans une quincaillerie de Mar Mikhaël. En quinze jours, leur union était scellée. C’était un avocat pas assez roublard pour pouvoir vivre correctement de son métier dans ce pays. « On fait partie de ces gens qui se sont écrasés toute notre vie. Hadi était trop bon, toujours là pour donner des conseils aux gens sans être payé en retour. Il aurait pu être juge, être protégé par ce système, mais il ne l’a pas fait », raconte-t-elle. À l’approche de la retraite, l’avocat avait perdu la vue après une banale opération de la cataracte. « Il nous est arrivé de ne pas manger pour payer les soins, et au final il s’est retrouvé aveugle. Est-ce que ça arrive dans d’autres pays ? » s’indigne-t-elle. La veuve flotte un peu dans sa robe Gérard Darel noire et s’excuse de porter des baskets défraîchies. Elle n’a plus un sou en poche. Pas même de quoi payer le certificat de décès chez le notaire. Alors, elle passe ses journées à courir les associations, à suivre les réparations dans son appartement et les soirées devant les journaux télévisés chez ses parents. « Je ne bois qu’un Nescafé de toute la journée. Je n’ai plus le goût à rien, pas d’amis, aucun soutien. J’en viens même à regretter l’époque de la guerre », dit-elle. Après l’incendie du port, survenu un mois après les explosions, elle a vomi toute la nuit à cause des inhalations.

« Je rêvais d’une seconde explosion où je mourrais »

Rony Mecattaf a perdu l’œil droit lors des explosions du port de Beyrouth. Photo João Sousa

Derrière de grandes baies vitrées où cogne une chaleur de fin d’après-midi, Rony Mecattaf, 59 ans, s’installe sur un canapé couleur grège. C’est à Rachana, dans son second chez-lui, où il a créé un centre de thérapie et de bien-être baptisé Echmoun, qu’il est venu se réfugier quelques jours après les explosions, invitant même des amis à venir parler de leur traumatisme. « Des gens pensaient que j’étais devenu fou », raconte-t-il. Sans sa balafre fendant le côté droit de son visage, nul ne soupçonnerait qu’il a perdu un œil. Rony Mecattaf a tout de l’antivictime. Il fait un peu gourou chic, avec son corps d’athlète, ses séances de yoga et sa méditation. Il ne se plaint pas, du moins pas devant nous, et semble accepter qu’il n’est plus tout à fait le même. « Je dors plutôt bien et je n’ai fait qu’un cauchemar alors que j’étais sous anesthésie en Belgique. Je rêvais d’une seconde explosion où je mourrais », raconte-t-il. Le 4 août, il avait quitté les hauteurs de Batroun peu avant l’heure du drame pour discuter d’un projet de film chez une amie à Gemmayzé. La suite est une série d’images apocalyptiques qui défilent dans sa tête. Cette vue du port en flammes depuis le balcon sur lequel il avait choisi de s’attarder alors que son amie, paniquée, avait préféré se retirer à l’intérieur de l’appartement. Cette onde de choc qui le projette vers un cadre métallique et qui explose son œil droit. Cette marche titubante, avec un torchon ensanglanté sur le visage, dans les rues où se croisent des survivants écrasant des débris de verre. Cet inconnu en mobylette qui fonce à toute allure d’un hôpital à l’autre. Cette nonne qui l’a ensuite embarqué dans sa voiture. Ce chirurgien plasticien qui le reçoit dans sa clinique détruite, puis enfin une prise en charge dans un hôpital de Saïda, à quelques kilomètres du temple dédié à Echmoun, le dieu phénicien de la guérison, comme si le destin s’en mêlait. Dix jours plus tard, Rony Mecattaf s’envole pour la France et la Belgique consulter des spécialistes. Ses deux garçons, venus de Londres, le retrouvent à Paris après six mois sans se voir, confinement oblige. Une première opération permet de vider des caillots sanguins qui lui provoquaient des migraines. Pour ce qui est de recouvrer la vue, les médecins sont moins confiants. L’homme est loin d’être abattu pour autant. Il est même apaisant, ce qui en est presque troublant. « Je suis un optimiste et je perçois ça comme une opportunité », assure celui qui ambitionne de faire de son centre de thérapie un hub dans la région spécialisé dans le traumatisme.

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« Nous sommes les champions du trauma, nous les Libanais », ironise-t-il. Le tableau est presque trop parfait. Comme ce séminaire le temps d’un week-end en Ardèche prévu de longue date début septembre auquel il n’a pas renoncé. Même son retour au Liban, un mois plus tard, et la découverte des rues de Beyrouth défigurée ne semblent pas l’avoir ébranlé plus que ça. « La seule chose que je n’ai pas envie de recycler, ce sont ces politiciens. C’est notre responsabilité d’avoir permis à ce genre de personnages de rester en place », lâche-t-il enfin. Il s’est d’ores et déjà constitué partie civile contre X, dans une démarche judiciaire lancée en France avec d’autres victimes.

« Avant même que Lexou s’en aille on se préparait à l’après »

Paul et Tracy Naggear, les parents de la petite Alexandra décédée à la suite des explosions du port. Photos João Sousa

Des enfants courent et chahutent dans l’immense salon d’un duplex à Beit-Méry. « On appréhendait de voir des petits, mais ça nous fait du bien. Ils nous posent des questions sur Lexou, et nous forcent à être forts, parce qu’on ne peut pas pleurer devant eux », confie Tracy Naggear. C’est ici, chez son oncle, qu’elle et son mari Paul se sont provisoirement installés. Les images de leur petite Alexandra, 3 ans et demi, décédée lors des explosions, ont bouleversé des gens aux quatre coins du monde. C’est pour elle que, moins de deux jours après le drame, ses parents ont choisi de prendre la parole dans les médias. Devant des caméras libanaises voyeuristes, qui n’hésitent pas à zoomer quand Tracy se met à pleurer. Mais aussi à la télévision française, ce qui leur vaudra des milliers de messages de soutien d’inconnus de l’Hexagone. Leur témoignage, leur douleur aurait dû faire ciller le plus indifférent des politiciens. Et pourtant… Deux mois ont passé et toujours rien. Pas un appel d’un représentant de l’État, à part de l’armée, le mois dernier, qui a tenté de se servir de l’image de ce couple endeuillé, lors de la commémoration de la catastrophe devant les silos de blé, dans l’enceinte du port. « C’était honteux de leur part d’organiser une telle cérémonie. Quand je leur ai demandé si c’était prudent de la faire là-bas, on m’a répondu : akid, puisque notre commandant en chef (le général Joseph Aoun) sera là ! » raconte Paul. Six jours plus tard, deux incendies, dont un grave, se déclarent sur les lieux, faisant revivre l’épisode traumatique à des dizaines de milliers de rescapés.

Tracy et Paul portent le même tee-shirt noir et se jettent des regards tendres et complices, ponctués de « habibi ». Certains jours, Paul a des accès de colère que seule Tracy parvient à calmer. « J’ai envie d’aller tous les tuer, parce que je sais que justice ne sera pas rendue... Mais je ne peux pas devenir un meurtrier, n’est-ce pas, dit-il. On a vu un psy au début, mais il a jugé qu’on n’avait pas besoin de lui. Du coup, on s’analyse mutuellement. Avant même que Lexou s’en aille, aux soins intensifs, on se préparait psychologiquement à l’après. » Le couple n’est toujours pas revenu dans son appartement à Gemmayzé, rue Gouraud, où il se trouvait avec Alexandra ce 4 août. Ensemble, ils avaient monté une compagnie spécialisée en stratégie et développement en 2018, et travaillaient de chez eux, pour voir grandir leur fille. Lors de la seconde explosion, Alexandra a été propulsée contre le piano ou contre un mur, et a succombé à ses blessures. Paul a eu le visage lacéré alors que Tracy se remet doucement, entre autres, de plusieurs côtes cassées. « On ne veut pas tourner la page, mais on ne sait pas si on pourra revivre dans cet appartement. Ce n’est pas à cause de son souvenir, mais parce que nous ne sommes plus en sécurité chez nous », explique Tracy. La révolution ? Ils y ont cru. Ils avaient même emmené leur fille manifester avec son petit drapeau. Mais leurs espoirs ont été fracassés. La catastrophe n’a pas été un électrochoc suffisant pour faire bouger la population. « À quoi pensent ces gens dans les bars de Mar Mikhaël que j’ai aperçu le mois dernier ? Comment peuvent-ils siroter leur verre sur le trottoir avec ce paysage autour d’eux ? » lance Tracy.

Faute d’avancées et de réponses dans l’enquête locale, les thèses se bousculent dans leur tête. « Ce n’était pas un accident, une négligence. Ils savaient, ils savaient et n’ont rien fait durant ces quarante minutes. S’il y avait eu des flics dans les rues pour réguler la circulation lors de l’évacuation des blessés, je suis sûre que notre fille aurait pu être sauvée à temps. » Eux aussi se sont engagés, sans trop d’illusions, dans plusieurs démarches judiciaires, locales et internationales. « On a perdu un enfant, mais on est encore jeunes, on a la vie devant nous, on a un toit, confie Tracy, avant de fondre en larmes. Je pleure à chaque fois que je pense à ces gens, ceux qui n’ont pas de quoi manger ou se loger, alors que les criminels sont encore là. » Dans quelques mois, les Naggear, eux, ne seront plus au Liban.

« On va crever la bouche ouverte si ça continue »

Rana, Mohammad, Lana et Hussein Houssam devant l’entrée de leur appartement situé à la Quarantaine. Photo João Sousa

« Est-ce qu’on va rentrer à la maison maintenant ? » La petite Lana ne veut plus jouer avec sa boule à neige Frozen et tape du pied pour partir. Elle est visiblement mal à l’aise dans l’appartement situé dans le quartier de la Quarantaine où elle a pourtant grandi. « À cause du choc, elle perd ses cheveux. Dès qu’on fait tomber un objet, elle hurle “infijar !” et part se cacher », raconte Sajida, sa tante paternelle.

Le rendez-vous devait initialement se tenir à Araya, dans le caza de Aley, dans un deux-pièces où la famille Houssam s’est installée provisoirement, et pour lequel le père a dû s’endetter auprès de créanciers. Mais Rana, Mohammad, leurs deux enfants, la grand-mère, la tante et une nièce tenaient absolument à recevoir dans ce qui reste de leur chez-eux.

Rana Houssam dans sa chambre à coucher vide. Photo João Sousa

L’air est vicié, la lumière glabre et les murs menacent de s’écrouler. Ici, pas de photos, ni de tableaux aux murs. Tout juste un canapé poussiéreux qu’une association est venue leur livrer le jour même. Tous les souvenirs semblent avoir été effacés lors des explosions. Tous disent détester désormais la maison familiale héritée du grand-père. Pourtant, aucun d’entre eux ne s’y trouvait au moment de la catastrophe. Rana, 23 ans, était à l’hôpital avec Lana pour des examens médicaux. Poussé par la curiosité, son mari, Mohammad, 25 ans, a quitté la maison pour aller filmer la fumée aux premières loges, au niveau de la statue de l’Émigré. Sa sœur reçoit quelques minutes plus tard une vidéo sur WhatsApp. On entend l’homme tomber à terre, entouré d’une épaisse fumée. S’ensuivent des râles qui ne laissent présager rien de bon. Pris en étau entre un bloc de béton et une voiture, il s’en sort miraculeusement avec sept côtes cassées, et des contusions, qui ne lui permettront pas de reprendre le travail avant six mois. « Mon téléphone n’arrêtait pas de sonner à cause des notifications Facebook ou des messages de condoléances. Tout le monde croyait qu’il était mort, et moi je suis restée sans nouvelles de lui jusqu’à ce que ma belle-sœur le retrouve vivant à l’hôpital Abou Jaoudé », raconte Rana.

Mais le sort s’acharne. Le petit Hussein, un an et demi, dont l’immunité est au plus bas à cause d’une opération à cœur ouvert subie à la naissance, est transféré à l’hôpital en urgence, après avoir été affecté par la toxicité de l’air. Durant deux semaines, les Houssam prient jour et nuit pour son salut.

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« Personne ne nous est venu en aide. Personne ne s’est excusé pour le mal qu’on nous a fait. Ici, on vit moins bien que des animaux », lance Mohammad. C’est lui qui faisait vivre la famille en sillonnant les routes au volant de son taxi, pour quelque 30 000 livres par jour. « C’est notre comique à nous, monsieur bonne humeur » , lâche sa sœur. « Je n’ai plus envie de vivre. Si j’étais sûr qu’on s’occuperait de ma tribu je… je me foutrais en l’air », lâche-t-il, en tirant furieusement sur sa cigarette. Pour calmer la petite qui piétine, sa grand-mère lui tend une assiette de riz et de pommes de terre écrasées. « C’est tout ce que je peux lui donner. Sans viande et sans fruits, les petits vont avoir des carences », dit-elle, les yeux embués.

La grand-mère de Lana a préparé une assiette de riz et pommes de terre. Photo João Sousa

Les associations caritatives se sont succédé dans le quartier connu comme l’un des plus défavorisés de la périphérie. « Ils viennent prendre nos coordonnées et puis adieu », réagit Sajida. Ce n’est qu’au 41e jour après les explosions qu’une équipe est venue combler quelques fissures sur les murs intérieurs de leur maison. « On serait prêts à ne pas manger ni boire pendant sept mois en échange d’un État », frappe du poing la tante. Rana et Mohammad en sont à envier le frère du mari, un réfugié sans papiers qui vit des allocations sociales en Allemagne depuis cinq ans… « On va crever la bouche ouverte si ça continue. Le jour où je quitterai ce pays, je déchirerai mon passeport… même si je l’aime », lâche Mohammad.


Liliane, 55 ans, se penche pour ramasser deux bouteilles en plastique à moitié pleines posées sur des parpaings qui bordent un parking. « Il n’y a plus d’eau courante à la maison », se justifie-t-elle. Sur le chemin qui mène vers son appartement, un militaire bedonnant, affalé sur un sofa jeté sur la chaussée, observe le va-et-vient des ouvriers. « C’est Melhem...

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Et les mêmes sont toujours à leurs postes à imposer leurs conditions et bloquer toute sortie de cet enfer croyant avoir pour une fois honoré leur promesse de nous y mener. Tous ces enfants, adultes jeunes et moins jeunes sont morts ou sont mutilés et Aoun continue son programme de blocage et de consultations honteuses pour achever le pays parce qu’il a signé un troc machiavélique pour tuer le pays et son peuple contre un fauteuil. Le monde entier pleure ses victimes et notre nation pendant que lui fanfaronne et fait comme si rien ne s’était passé et vaque à ses projets lugubres sans une larme ni un mot compatissant pour toutes ces victimes mortes parce qu’ils l’ont décidé. Aucune enquête internationale ou constat ne les feraient revenir à la vie, seule une justice juste résultant du combat du peuple mettra du baume aux cœurs des familles touchées parce que ça sera la preuve de la solidarité du peuple qui aurait abouti à enfermer ces criminels à vie derrière les barreaux. Là, tous les libanais seront fiers d’annoncer au monde entier leur identité de peuple insoumis qui ne plie pas devant l’injustice.

Sissi zayyat

12 h 55, le 06 octobre 2020

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Commentaires (2)

  • Et les mêmes sont toujours à leurs postes à imposer leurs conditions et bloquer toute sortie de cet enfer croyant avoir pour une fois honoré leur promesse de nous y mener. Tous ces enfants, adultes jeunes et moins jeunes sont morts ou sont mutilés et Aoun continue son programme de blocage et de consultations honteuses pour achever le pays parce qu’il a signé un troc machiavélique pour tuer le pays et son peuple contre un fauteuil. Le monde entier pleure ses victimes et notre nation pendant que lui fanfaronne et fait comme si rien ne s’était passé et vaque à ses projets lugubres sans une larme ni un mot compatissant pour toutes ces victimes mortes parce qu’ils l’ont décidé. Aucune enquête internationale ou constat ne les feraient revenir à la vie, seule une justice juste résultant du combat du peuple mettra du baume aux cœurs des familles touchées parce que ça sera la preuve de la solidarité du peuple qui aurait abouti à enfermer ces criminels à vie derrière les barreaux. Là, tous les libanais seront fiers d’annoncer au monde entier leur identité de peuple insoumis qui ne plie pas devant l’injustice.

    Sissi zayyat

    12 h 55, le 06 octobre 2020

  • ENQUETE INTERNATIONALE POUR DENICHER LES VRAIS PROPRIETAIRES DU NITRATE ET LEURS PARAVENTS.

    PRET A SOUTENIR L,OLJ QUE JE CONNAISSAIS.

    10 h 45, le 06 octobre 2020

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