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Liban

Rassemblement devant le port de Beyrouth deux mois après le drame

Au niveau de la statue des émigrés, un groupe à lâché vers le ciel à 18h07, heure de la déflagration, des ballons blancs sur lesquels sont inscrits les noms des victimes. 

Rassemblement devant le port de Beyrouth deux mois après le drame

Des ballons blancs sur lesquels sont marqués les noms des victimes de la double explosion, lâchés près de la statue des émigrés. Photo Joao Sousa.

Deux mois jour pour jour après la catastrophe qui a ravagé la capitale libanaise, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le port de Beyrouth pour rendre hommage aux victimes de la double explosion du 4 août qui a dévasté en quelques secondes des quartiers entiers de la ville et fait plus de 190 morts.

Un groupe tenait des portraits de victimes et un autre brandissait des pancartes accusant l'État d'être responsable de la tragédie. Au niveau de la statue des émigrés, un groupe à lâché vers le ciel à 18h07, heure de la déflagration, des ballons blancs sur lesquels sont inscrits les noms des victimes. Plusieurs chants libanais ont été diffusés par des hauts-parleurs, notamment Li Beirut (pour Beyrouth), interprété par Fairouz.

Photo prise lors d'un rassemblement devant le port de Beyrouth, le 4 octobre 2020. Photo Joao Sousa.

Policiers et militaires étaient présents sur place mais le rassemblement s'est déroulé dans le calme. Peu avant 18h, les proches des victimes ont coupé l'autoroute Charles Hélou en direction de Beyrouth. 

La déflagration du 4 août a tué au moins 194 personnes et blessé 6.500 autres. Elle a été provoquée, selon les explications officielles, par l'incendie de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, entreposées sans précaution depuis sept ans dans un hangar du port, de l'aveu même des responsables.

Des femmes tiennent des portraits de victimes, lors d'un rassemblement devant le port de Beyrouth, le 4 octobre 2020. Photo Joao Sousa.

Une enquête locale est en cours avec l'aide technique d'experts internationaux, alors que le chef de l'État Michel Aoun refuse toute enquête internationale, estimant que celle-ci "diluerait la vérité". Une enquête internationale est pourtant réclamée par une grande partie de la population et plusieurs dirigeants de la communauté internationale, la confiance dans les autorités libanaises étant au plus bas. Lundi dernier, des proches de victimes des explosions avaient manifesté en fin de journée devant le port de Beyrouth, afin de réclamer une enquête transparente sur cette catastrophe.


Deux mois jour pour jour après la catastrophe qui a ravagé la capitale libanaise, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le port de Beyrouth pour rendre hommage aux victimes de la double explosion du 4 août qui a dévasté en quelques secondes des quartiers entiers de la ville et fait plus de 190 morts.

Un groupe tenait des...

commentaires (3)

L'état apparement a marqué sa présence en enoyant armée et police...2 mois après le désastre la seule présence de l'état est l'armée et la police... quelle honte! Finalement le Liban se distingue des pays du monde en amenant une nouvelle définition de "pays du tiers monde" ...Mabrouk à cette classe politique dénuée de toute classe...

Wlek Sanferlou

23 h 50, le 04 octobre 2020

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Commentaires (3)

  • L'état apparement a marqué sa présence en enoyant armée et police...2 mois après le désastre la seule présence de l'état est l'armée et la police... quelle honte! Finalement le Liban se distingue des pays du monde en amenant une nouvelle définition de "pays du tiers monde" ...Mabrouk à cette classe politique dénuée de toute classe...

    Wlek Sanferlou

    23 h 50, le 04 octobre 2020

  • Non , il reste la révolte pacifique comme à l’exemple des printemps arabes et plus récemment la Biėlorrussie Où le peuple finira par l’emporter . Nous pourrons le faire avec le peuple, La diaspora et l’aide internationale. B.Faddoul

    Badi Faddoul

    19 h 30, le 04 octobre 2020

  • Il ne nous reste plus que nos larmes pour pleurer ...

    Zeidan

    18 h 28, le 04 octobre 2020