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Monde - Coronavirus

Paris et Madrid font face à une dégradation des indicateurs

Paris et Madrid font face à une dégradation des indicateurs

Des soldats chinois portant des masques sanitaires, place Tiananmen, à Pékin. Nicolas Asfouri/AFP

Les indicateurs de la pandémie de Covid-19 continuent de se dégrader en Europe, notamment en France et en Espagne où les autorités ont décidé d’imposer un bouclage de Madrid après un long bras de fer avec les autorités locales.

Paris et sa proche banlieue pourraient passer lundi en zone d’alerte maximale pour l’épidémie de Covid-19 si la progression de l’épidémie s’y confirme, a déclaré hier le ministre français de la Santé, Olivier Véran. Un tel classement « supposera que les habitants de Paris et de la petite couronne réduisent temporairement leurs interactions sociales de manière drastique, en tout cas plus importante que ce qu’ils font déjà : plus de fêtes de famille, plus de soirées, fermeture totale des bars », a-t-il indiqué. La capitale et sa proche banlieue ont « franchi les trois seuils qui peuvent correspondre à la zone d’alerte maximale », a déclaré M. Véran lors d’un point presse. Le ministre a également relevé une « dégradation » de la situation dans « cinq métropoles : Lille, Lyon, Grenoble, Toulouse et Saint-Etienne », où « l’évolution des derniers jours reste très préoccupante ». « Si les mesures (de restrictions déjà prises) ne produisent pas suffisamment d’effet, nous pourrions être conduit à les placer en zone d’alerte maximale la semaine prochaine », a prévenu le ministre.

La décision du gouvernement de placer la semaine dernière Marseille et la Guadeloupe en zone d’alerte maximale, avec de sérieuses restrictions, dont la fermeture totale des restaurants et bars, a créé un fort mécontentement local.

Bouclage par décret

Pour Madrid, c’est déjà fait. Un décret du ministère espagnol de la Santé publié hier étend à toute la capitale les mesures déjà en vigueur depuis une semaine dans les zones de la région les plus touchées par le virus et interdit aux habitants de Madrid d’entrer ou de sortir de la ville sauf notamment pour travailler, aller chez le médecin ou emmener les enfants à l’école. Il ne s’agit donc pas d’un confinement strict comme l’Espagne a pu le connaître au printemps. Cette annonce, qui intervient après un bras de fer de deux semaines entre le gouvernement central de gauche et l’exécutif régional madrilène de droite, a été immédiatement rejetée par ce dernier. Mais malgré le refus de Madrid et d’autres régions, ces mesures sont obligatoires dans les 48 heures, selon le décret.

Liste étendue

Comme conséquence de la dégradation des indicateurs, l’Allemagne a étendu sa liste de régions à risques à la Belgique voisine, l’Islande et des régions en Europe, en couvrant désormais presque toute la France.

La Belgique, l’un des pays européens les plus endeuillés par la pandémie de coronavirus, a franchi la barre des 10 000 morts mercredi. Depuis lundi, bars et cafés de Bruxelles ferment leurs portes dès 23h, dans le cadre de nouvelles mesures restrictives face à la recrudescence de cas de Covid-19.

Ailleurs dans le monde, certains pays assouplissent leurs mesures. Tous les voyageurs africains pouvaient ainsi dès hier de nouveau voyager en Afrique du Sud, ainsi que ceux venant de pays jugés à risques « faibles ou moyens » en termes de contaminations au coronavirus. À La Havane, le couvre-feu nocturne en vigueur depuis un mois a été levé et l’activité va pouvoir être relancée, sans recevoir pour le moment de touristes étrangers.

Autre signe d’espoir, des centaines de millions de Chinois entamaient hier dans les aéroports et les stations de train du pays leur « Semaine d’Or », premières vacances nationales depuis le début de la pandémie, marquant la création de la République populaire de Chine en 1949.

Source : AFP

Les indicateurs de la pandémie de Covid-19 continuent de se dégrader en Europe, notamment en France et en Espagne où les autorités ont décidé d’imposer un bouclage de Madrid après un long bras de fer avec les autorités locales.Paris et sa proche banlieue pourraient passer lundi en zone d’alerte maximale pour l’épidémie de Covid-19 si la progression de l’épidémie s’y confirme, a déclaré hier le ministre français de la Santé, Olivier Véran. Un tel classement « supposera que les habitants de Paris et de la petite couronne réduisent temporairement leurs interactions sociales de manière drastique, en tout cas plus importante que ce qu’ils font déjà : plus de fêtes de famille, plus de soirées, fermeture totale des bars », a-t-il indiqué. La capitale et sa proche banlieue ont « franchi...
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