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Nos Lecteurs ont la Parole

Pensée expatriée sur Beyrouth

Que sentir ? L’impuissance, la répugnance ? Le temps nous maudit, les blessures ne guérissent plus, elles s’apaisent et reviennent. Le cœur s’endurcit mais reste tendre. On casse, on gèle, mais sans frisson ; le tourment. On se donne sans rien gagner ; la pénitence. Le déni, le vide, la solitude mais le vacarme. On s’ennuie mais on demeure vrai et juste. On s’afflige sans succomber ; le deuil. On reste, on accepte, on consent ; la soumission. On brûle, on gèle, on ne vit plus ; la malédiction. Le temps, les promesses d’un changement ; le néant. On est, mais on n’est plus. Du feu, un cratère, des plumes ; la créature mystique n’est plus. Le cri du 4 août ; le peuple a été trahi.

Abou Dhabi, EAU

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Que sentir ? L’impuissance, la répugnance ? Le temps nous maudit, les blessures ne guérissent plus, elles s’apaisent et reviennent. Le cœur s’endurcit mais reste tendre. On casse, on gèle, mais sans frisson ; le tourment. On se donne sans rien gagner ; la pénitence. Le déni, le vide, la solitude mais le vacarme. On s’ennuie mais on demeure vrai et juste. On s’afflige sans...

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