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Politique - Visite À Beyrouth

Le Liban doit "conserver son identité", lance le secrétaire d’État du Vatican

Pietro Parolin souligne l'importance pour le pays du Cèdre de rester "loin des tensions régionales".

Le Liban doit

Le secrétaire d'Etat du Vatican, Pietro Parolin, à Baabda, le 4 septembre 2020. Photo Ani

Le secrétaire d'Etat du Vatican, Pietro Parolin, en tournée à Beyrouth un mois après la double explosion dévastatrice au port, a insisté vendredi sur l'importance pour le Liban de "conserver son identité", ajoutant qu'il avait écouté la proposition du patriarcat maronite sur la neutralité du pays. Ce message intervient deux jours après l'appel du pape aux croyants du monde entier à "une journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban" aujourd'hui vendredi. Le pays fait face à un "extrême danger" et ne peut être "abandonné à sa solitude", avait alors déclaré François.

"Nous avons écouté la proposition du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, concernant la neutralité du Liban et allons étudier cette idée de manière approfondie", a déclaré Mgr Parolin depuis Bkerké. Il a ajouté qu'il fallait que le Liban "reste loin des tensions régionales et qu'il conserve son identité et son rôle". A l'issue de son entretien avec le patriarche, le numéro deux du Vatican a affirmé avoir pu sentir, lors de sa tournée sur les différents lieux dévastés par les explosions, "la volonté des Libanais de se relever et reconstruire", malgré les scènes "apocalyptiques" dont il a été témoin.

Le 17 août, le patriarche Raï a lancé le "mémorandum sur le Liban et la neutralité active", pour lequel le prélat plaide depuis plusieurs semaines, fondé notamment sur la distanciation du pays des conflits régionaux. Pour le chef de l’Eglise maronite, "la déclaration de la neutralité du Liban est un acte fondateur, comme la déclaration de l’État du Grand Liban en 1920, et la déclaration de l’indépendance en 1943".

"Le Liban n'est pas seul"
Le cardinal Pietro Parolin a plus tôt dans la journée été reçu par le chef de l'Etat, Michel Aoun, au palais de Baabda d'où il a également insisté sur l'importance de préserver l'identité du pays du Cèdre.  "Le Liban n'est pas seul, avait lancé Mgr Parolin. Le pays doit préserver ses composantes qui font son identité". Et de souligner que "le dialogue est le seul moyen de coopérer afin d'assurer un avenir meilleur aux jeunes".

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"Un mois après la catastrophe du port, nous pensons aux victimes, aux blessés et aux personnes qui ont tout perdu", a déclaré de son côté le chef de l'État au cardinal Parolin. "La justice sera rendue. C'est le droit des Libanais qui se sont unis face à la catastrophe et dans la douleur", a-t-il ajouté, saluant l'appel à la prière lancé par le pape.

"N'ayez pas peur"
Dans l'après-midi, le représentant pontifical a effectué une tournée dans différents lieux dévastés de Beyrouth, notamment dans la périphérie du port où il a rencontré des proches de victimes. "Vous n'êtes pas seuls", a réitéré Mgr Parolin, qui a salué "l'espoir qu'a la jeunesse libanaise dans son futur". Dans le quartier de Gemmayzé, il a visité l'hôpital Notre-Dame du Rosaire, détruit par la déflagration, où il a officié une messe, avant de se rendre à l'école du Sacré Cœur. Mgr Parolin s'est encore rendu à l'hôpital libanais de Geitaoui, puis dans le secteur de la Quarantaine, où il a été accueilli par une foule d'habitants qui portaient des roses blanches. "N'ayez pas peur", a-t-il lancé à l'adresse des Libanais, et des chrétiens en particulier.

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Le cardinal est ensuite venu rendre hommage, à la caserne des pompiers de Beyrouth, aux dix pompiers qui avaient été envoyés pour éteindre l'incendie qui s'était déclaré dans le port, quelques minutes avant les explosions. La déflagration qui a détruit plusieurs quartiers de la capitale libanaise a été provoquée, selon les explications officielles, par un incendie qui s'était déclaré dans le hangar 12 du port, dans lequel étaient stockées, sans précautions, 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium. 

Le secrétaire d'Etat du Vatican, Pietro Parolin, en tournée à Beyrouth un mois après la double explosion dévastatrice au port, a insisté vendredi sur l'importance pour le Liban de "conserver son identité", ajoutant qu'il avait écouté la proposition du patriarcat maronite sur la neutralité du pays. Ce message intervient deux jours après l'appel du pape aux croyants du monde entier à "une journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban" aujourd'hui vendredi. Le pays fait face à un "extrême danger" et ne peut être "abandonné à sa solitude", avait alors déclaré François."Nous avons écouté la proposition du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, concernant la neutralité du Liban et allons étudier cette idée de manière approfondie", a déclaré Mgr Parolin depuis Bkerké. Il a ajouté qu'il fallait que le...
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