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Lifestyle - This Is America

L’autocuiseur électrique, stérilisateur de masques

À l’ère du Covid-19, qui ne semble pas prêt de s’achever de sitôt, la science s’intéresse aux grandes et petites découvertes, parmi lesquelles la manière de stériliser les masques N95 sans en affecter les qualités.


L’autocuiseur électrique, stérilisateur de masques

Un masque N95. Photo Bigstock

Devenus une seconde peau, les masques servant à protéger du coronavirus requièrent soin et entretien pour conserver leurs qualités protectrices. Ainsi, Thanh H. Nguyen, professeure d’ingénierie environnementale à l’Université de l’Illinois, a été sollicitée par des services hospitaliers locaux pour trouver le bon moyen de recycler facilement les masques de ceux qui soignent les patients contaminés. Avec l’explosion de la pandémie aux États-Unis, le pays s’est graduellement dirigé vers une rupture du stock de ces masques dont le prix a fortement grimpé.

Répondant à cet appel, Thanh H. Nguyen et sa collègue du même département, la professeure adjointe Vishal Verma, se sont attelées à la tâche. Elles ont d’abord exploré les différentes technologies et les formules chimiques pouvant aider à résoudre ce problème. En y travaillant, un autre dilemme a émergé dans leur esprit : quid des personnes ne disposant pas d’un accès à du matériel de laboratoire ? Le duo n’a pas eu à aller chercher très loin la solution, la trouvant dans la petite kitchenette attenant à leur bureau.


La chercheuse Thanh H. Nguyen dans son laboratoire-cuisine. Photo DR


Les éléments de la cuisine, de potentiels désinfectants

Thanh H. Nguyen explique : « Ma collègue Vishal, moi-même et un nombre d’autres étudiants sommes d’origine asiatique. Nous préparons du riz à la vapeur chaque soir dans un autocuiseur électrique. En le faisant, nous avons pensé que ce système de chaleur sèche produite par cet appareil pourrait être un bon décontaminant. » Les deux chercheuses ont alors placé les masques dans l’autocuiseur et ont noté qu’en le faisant fonctionner, sans pressurisation, pendant 50 minutes, à une température de 212 degrés Fahrenheit (100 degrés Celsius), les masques redevenaient propres sans que leur forme ou leur qualité filtrante n’aient été détériorées. L’étude qu’elles ont rédigée sur ce processus a été publiée dans la revue spécialisée Environmental Science & Technology Letter.

Par ailleurs, la pandémie a suscité, de par le monde, des recherches visant à évaluer l’efficacité potentielle des appareils culinaires pour la désinfection des masques. En février dernier, une équipe de la Chung Shan Medical University à Taïwan a également découvert que la vapeur sèche d’un autocuiseur avait un effet stérilisant sur les masques chirurgicaux au bout de quelques minutes. Le ministère de la Santé en a d’ailleurs fait la démonstration lors d’une conférence organisée au Centre épidémique. Une expérimentation similaire effectuée par des scientifiques de l’État de l’Ohio a suivi en avril. L’ensemble de ces essais s’est avéré une méthode de décontamination prometteuse aux yeux du Center for Disease Control and Prevention américain.


Des masques. Photo AFP


Préserver l’efficacité des masques

Thanh H. Nguyen et Vishal Verma, les deux chercheuses de l’Université de l’Illinois, ont fait remarquer que leurs travaux étaient une continuation de ce qui avait été fait auparavant, ajoutant néanmoins : « Notre étude est globale, dans le sens que notre préoccupation ne concerne pas uniquement l’inactivation des agents pathogènes. Elle est aussi axée sur la préservation de l’efficacité des masques et sur le fait que ce concept peut s’appliquer à d’autres objets. » De plus, leurs essais ont été menés selon un protocole développé par le National Institute for Occupational Safety and Health.Les deux femmes mettent également en garde le public contre la généralisation de leur méthode qui en fait ne s’applique qu’au masque N95. Les autres types de masque requièrent plus de recherches. Autre recommandation : ne pas utiliser pour cette stérilisation précise un autocuiseur ayant déjà servi à cuire des aliments. Elles préconisent de placer une serviette au fond de la marmite puis d’y déposer les masques qui ne doivent pas être en contact direct avec les parois en train de chauffer. « Nous voulions mettre au point une méthode qui soit facile, peu coûteuse et sans produits chimiques. Tant que vous veillez à ne pas obtenir de l’humidité, que vous mesurez bien la température et la durée de l’opération, vous obtiendrez le résultat escompté », assurent-elles.

Devenus une seconde peau, les masques servant à protéger du coronavirus requièrent soin et entretien pour conserver leurs qualités protectrices. Ainsi, Thanh H. Nguyen, professeure d’ingénierie environnementale à l’Université de l’Illinois, a été sollicitée par des services hospitaliers locaux pour trouver le bon moyen de recycler facilement les masques de ceux qui soignent les patients contaminés. Avec l’explosion de la pandémie aux États-Unis, le pays s’est graduellement dirigé vers une rupture du stock de ces masques dont le prix a fortement grimpé.Répondant à cet appel, Thanh H. Nguyen et sa collègue du même département, la professeure adjointe Vishal Verma, se sont attelées à la tâche. Elles ont d’abord exploré les différentes technologies et les formules chimiques pouvant aider à résoudre ce...
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