Des conteneurs éventrés dans la zone du port de Beyrouth, le 9 août 2020. AFP / PATRICK BAZ
L'armée libanaise a indiqué lundi avoir découvert des produits chimiques dangereux dans 79 conteneurs entreposés dans le secteur de la zone du port de Beyrouth où l'explosion, le 4 août dernier, d'une énorme quantité de nitrate d'ammonium stockée dans le port avait fait 181 morts, plus de 6.500 blessés et dévasté de nombreux quartiers de la capitale, faisant 300.000 sans abri.
Dans un communiqué publié dans la journée, la troupe annonce avoir trouvé entre le 14 et le 22 août, lors d'opérations de balayage conduites par une équipe d'ingénieurs de l'armée libanaise, en coopération avec une équipe d'experts français, 79 conteneurs contenant des matières chimiques, notamment de l'acide chlorhydrique, "dont l'écoulement pourrait constituer un danger". "Ces matières ont été neutralisées par des méthodes scientifiques et de façon sûre", indique l'armée, ajoutant que les travaux se poursuivaient en coordination avec les administrations concernées au sein du port de Beyrouth.
Selon les autorités, la double déflagration du 4 août a été causée par un incendie qui s'est déclaré dans un hangar du port où étaient stockées 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium sans précaution depuis 2014. De nombreux responsables ont reconnu avoir été au courant de la présence de ces produits chimiques, et de ce fait la rue demande la démission de toute la classe politique, Parlement et président de la République inclus.
Le président Aoun a refusé qu'une enquête internationale soit menée, affirmant que cela "diluerait la vérité". Une enquête locale est en cours, mais nombreux sont ceux qui doutent de son efficacité et de son impartialité. Jusqu'à présent, six mandats d'arrêts ont été délivrés, notamment contre l'ancien directeur du port, Hassan Koraytem, et le directeur des douanes libanaises, Badri Daher.



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79 conteneurs qui n'appartiennent à personne, ils ont juste oublié de l'écrire dans l'article.
20 h 17, le 24 août 2020