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Explosions du 4 août

De nouvelles dépouilles retrouvées et un bilan qui s’alourdit

Un rassemblement des familles des « victimes du massacre de Beyrouth » appelle à une enquête et un procès internationaux.

De nouvelles dépouilles retrouvées et un bilan qui s’alourdit

Des secouristes cherchant, à l’aide d’excavatrices, les dépouilles de victimes dans le port de Beyrouth, le 12 août. Joseph Eid/AFP

Les corps déchiquetés de deux des pompiers qui étaient encore portés disparus sur le site des explosions meurtrières du port de Beyrouth ont été retrouvés hier par les équipes de secours qui y sont déployées. Ces macabres découvertes portent à 177 le nombre de victimes de la double explosion du 4 août au port de Beyrouth, selon les sources du ministère de la Santé. Ces deux victimes faisaient partie de l’équipe de pompiers qui s’étaient rendus sur les lieux pour éteindre l’incendie dans le hangar qui a finalement explosé (voir par ailleurs). Les deux pompiers étaient cousins.

« Mes frères, je n’ai pas de mots pour décrire le feu qui nous consume. Vous imaginez que nous en sommes arrivés à nous féliciter de retrouver les dépouilles de deux d’entre vous ! » a écrit Antonella Hitti, la sœur de Nagib Hitti, 27 ans, et cousine de Charbel Hitti, 22 ans, dont les corps ont été identifiés par des tests ADN ces dernières heures. « Charbel, mon beau-frère, nous t’attendons toujours », a ajouté la jeune femme, en référence à Charbel Karam, un autre membre de la famille qui faisait partie de cette même unité de pompiers dépêchés au port et qui restent portés disparus. « Nous n’organiserons pas d’obsèques avant de retrouver Charbel Karam », a déclaré au téléphone à l’AFP Mayane Nassif, l’une des proches des victimes. Jusqu’à présent, les restes de sept des 10 pompiers qui se sont précipités au port de Beyrouth ont été retrouvés. Ils avaient été envoyés après un incendie qui avait pris dans un entrepôt, dont les autorités disent qu’il contenait des feux d’artifice, quelques minutes avant l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium stockées sans mesures de précaution avec les feux d’artifice, apparemment, depuis 2014.

En outre, un second ressortissant français a été recensé parmi les personnes décédées dans la double explosion, rapporte l’AFP, citant des sources concordantes. Jeudi, les opérations de repêchage menées par les sauveteurs en mer de la Défense civile et de la marine de l’armée libanaise avaient permis de repêcher le corps sans vie d’un homme toujours coincé dans la carcasse d’une voiture retrouvée sous la proue d’un bateau ayant coulé à la suite de la déflagration.

« Enquête et procès fiables »

Non loin du port, où se poursuivent les recherches, un rassemblement de familles de « victimes du massacre de Beyrouth » a tenu, plus tôt dans la journée, une conférence de presse au cours de laquelle les intervenants ont exprimé leur manque de confiance totale dans toute investigation menée par les dirigeants libanais. Ils ont réclamé dans ce cadre une enquête et un procès menés à l’international, qui soient « fiables, complètement indépendants des autorités » politiques, en appelant notamment au Conseil de sécurité de l’ONU. Un site internet (https://victimsofbeirutmassacre.com) a été lancé par ce rassemblement, via lequel toutes les personnes ayant été touchées par la catastrophe peuvent rejoindre leur initiative.

Des aides ininterrompues

Par ailleurs, les aides continuent d’affluer vers le Liban. Mercredi, le gouvernement italien, par le biais de l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), a signé et déboursé un don de 726 000 euros à la Croix-Rouge libanaise. Le soutien ira spécifiquement au transport ambulancier des cas de Covid-19 confirmés et suspects et aux tests PCR, ainsi qu’à la réhabilitation des centres endommagés du secteur des services de transfusion sanguine, afin de faire face à la forte demande de sang et poursuivre leurs opérations ordinaires.

De son côté, l’ambassade d’Inde a déclaré hier avoir livré plus de 70 tonnes d’équipements d’aides humanitaires au nom du gouvernement indien. L’aide consiste principalement en des fournitures médicales utiles pour faire face au traumatisme qui suit l’explosion ainsi qu’en une aide alimentaire qui inclut de la farine, du sucre, des lentilles, mais aussi des équipements pour aider les personnes ayant perdu leur logement, comme des couvertures par exemple.

Pour sa part, le gouvernement irakien a décidé hier d’envoyer au Liban 13 300 tonnes de blé, 3 600 mètres cubes de diesel, ainsi que des médicaments et des équipements médicaux, a rapporté l’agence nationale irakienne.

Par ailleurs, le pont aérien koweïtien continue d’acheminer des aides vers Beyrouth, avec 100 tonnes d’équipements médicaux et d’aides alimentaires arrivées hier à l’AIB. Et l’armée a annoncé l’arrivée d’un avion d’aides australien hier ainsi qu’un avion jordanien, tous deux transportant des équipements médicaux.


Les corps déchiquetés de deux des pompiers qui étaient encore portés disparus sur le site des explosions meurtrières du port de Beyrouth ont été retrouvés hier par les équipes de secours qui y sont déployées. Ces macabres découvertes portent à 177 le nombre de victimes de la double explosion du 4 août au port de Beyrouth, selon les sources du ministère de la Santé. Ces deux...

commentaires (3)

pensez ce que vous voulez, mais pour moi raspoutine de baabda AKA salim J est my man ! d,ailleurs faut croire que meme nasroullah l,ecoute et suit ses trouvailles a consonances pseudo constitutionnelles .

gaby sioufi

09 h 35, le 16 août 2020

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Commentaires (3)

  • pensez ce que vous voulez, mais pour moi raspoutine de baabda AKA salim J est my man ! d,ailleurs faut croire que meme nasroullah l,ecoute et suit ses trouvailles a consonances pseudo constitutionnelles .

    gaby sioufi

    09 h 35, le 16 août 2020

  • "Ils ont réclamé dans ce cadre une enquête et un procès menés à l’international, qui soient « fiables, complètement indépendants des autorités » politiques". Mais Nasrallah a dit "Non!" car il a sans doute diverses choses à cacher dans le port. Et quand Nasrallah dit "Non", Aoun répond en écho qu'il ne saurait être question d'une enquête indépendante des autorités politiques. Jreissati (au fait, quelqu'un lui avait demandé son avis, à celui-là?) enfonce le clou: le premier critère de choix pour le futur premier ministre, est de refuser une enquête fiable sur l'explosion!

    Yves Prevost

    07 h 03, le 15 août 2020

  • "ils avaient été envoyés après un incendie qui avait pris dans un entrepôt, dont les autorités disent qu’il contenait des feux d’artifice": c'était les envoyer à la mort en le sachant....

    NAUFAL SORAYA

    06 h 55, le 15 août 2020