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Pandémie

Frontières et confinement : le monde redouble d’efforts pour contenir le coronavirus

Le Royaume-Uni impose une quarantaine à l’arrivée de France.

Frontières et confinement : le monde redouble d’efforts pour contenir le coronavirus

Face à la résurgence ou la persistance du virus, les espoirs se portent sur l’arrivée d’un vaccin, objet d’une course aux quatre coins du monde. Juan Mabromata/AFP

Face à une résurgence des cas de nouveau coronavirus dans plusieurs pays, les efforts se multiplient dans le monde pour contenir la pandémie, le Royaume-Uni imposant une quarantaine à l’arrivée de France et la Nouvelle-Zélande prolongeant le confinement d’Auckland.

Des centaines de milliers de vacanciers voient leurs projets bousculés par l’annonce du gouvernement britannique, nouvelle illustration d’un monde qui semble se refermer après un semblant de liberté retrouvé en début d’été dans de nombreux pays européens. L’heure est désormais au port du masque obligatoire même à l’extérieur dans certaines villes d’Europe, voire à l’interdiction de fumer dans la rue dans deux régions d’Espagne.

Le nouveau coronavirus a déjà tué près de 755 000 personnes dans le monde et en a infecté plus de 20,9 millions, avec des conséquences économiques dramatiques, comme le montre la récession frappant la Pologne pour la première fois depuis le communisme.

En Europe, le nombre de cas remonte ces dernières semaines mais – du moins pour l’instant – pas le nombre de décès, selon les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’institution s’inquiète d’un éventuel lâcher-prise, notamment de la part des jeunes qui ont tendance à avoir des infections moins graves et donc une mortalité plus faible, et d’un relâchement de la vigilance en période estivale.

Confronté à une aggravation sur son sol, le gouvernement britannique a décidé de réimposer à partir de samedi 14 jours d’isolement pour les voyageurs arrivant de France, des Pays-Bas et de Malte, un peu plus d’un mois après les avoir exemptés.

Quelque 160 000 Britanniques actuellement en France, ainsi qu’une partie des 300 000 Français vivant au Royaume-Uni en vacances dans leur pays, disposaient de quelques heures pour rentrer chez eux avant la mise en œuvre de cette mesure. Sinon, ils devront se confiner, au risque de difficultés s’ils ne peuvent pas télétravailler ou de manquer la rentrée scolaire.

« Pas de fatalité »

« C’est un cauchemar. Même si on le voulait, on ne pourrait pas rentrer à temps », a réagi Claudia, une Allemande de 42 ans vivant à Londres, en vacances dans l’ouest de la France avec son mari et sa fille. Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé en Europe avec plus de 41 000 morts, craint l’arrivée de cas de l’étranger, au moment où il cherche à rouvrir son économie qui a subi un effondrement sans équivalent sur le continent européen. Le secteur du tourisme a vivement réagi, tout comme le gouvernement français qui a promis la réciprocité.

La mesure intervient alors que les indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 en France « continuent de se dégrader », selon les autorités sanitaires. « Les signaux sont préoccupants et la situation se dégrade. Mais il n’y a pas de fatalité », a assuré sur la radio France Inter Jérôme Salomon, directeur général de la Santé.

Hors d’Europe également, les bonnes nouvelles sont rares. Saluée pour sa réponse efficace à la première vague épidémique, la Nouvelle-Zélande a prolongé jusqu’au 26 août le reconfinement d’Auckland pour contrer un retour du virus. Le directeur général de la Santé, Ashley Bloomfield, a reconnu que la population est à fleur de peau tout en l’exhortant à ne pas exprimer sa frustration envers le personnel de santé.

Fermeture des discothèques, interdiction de fumer dans la rue, horaires restreints pour les bars et restaurants : l’Espagne déjà très endeuillée déploie à nouveau un arsenal sanitaire pour freiner la contagion galopante du coronavirus.

La Corée du Nord a, à l’inverse, annoncé la levée du confinement d’une ville située à la frontière intercoréenne, instauré fin juillet après la découverte d’un premier cas « suspect » de coronavirus. Pyongyang affirme ne pas avoir enregistré de cas de Covid-19 sur son territoire, ce dont les experts internationaux doutent au vu des ravages causés par le virus à travers la planète.

Espoirs d’un vaccin

Les États-Unis demeurent le pays le plus endeuillé (167 253 décès), devant le Brésil (105 463 morts), le Mexique (55 293) et l’Inde (48 040).

Aux États-Unis, la question ultrasensible du port du masque est revenue jeudi sur le devant de la scène avec l’appel du candidat démocrate à la présidence, Joe Biden, à l’imposer dans tout le pays, une idée aussitôt balayée par son rival républicain Donald Trump qui l’a accusé de vouloir « enfermer tous les Américains dans leur sous-sol pendant des mois ».

Face à la résurgence ou la persistance du virus, les espoirs se portent sur l’arrivée d’un vaccin, objet d’une course aux quatre coins du monde. Le gouvernement britannique a conclu de nouveaux accords avec les laboratoires américains Johnson & Johnson et Novavax portant sur 90 millions de doses. Il a sécurisé au total 340 millions de doses de vaccins contre le Covid-19, sans savoir s’ils seront efficaces. Les États-Unis, qui ont investi plus de 10 milliards de dollars dans six projets de vaccin et signé des contrats garantissant la livraison de centaines de millions de doses en cas de succès, ont promis jeudi que les vaccins seraient distribués gratuitement aux Américains. Le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a, lui, assuré que le vaccin sur lequel travaille le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, qui doit être produit en Argentine et au Mexique à destination des pays d’Amérique latine (hors Brésil), serait disponible « à partir du premier trimestre de l’année prochaine ». Il sera « universel et gratuit » au Mexique. « Tous les Mexicains auront accès au vaccin. Les plus humbles n’ont pas à s’inquiéter », a-t-il affirmé.

Source : AFP


Face à une résurgence des cas de nouveau coronavirus dans plusieurs pays, les efforts se multiplient dans le monde pour contenir la pandémie, le Royaume-Uni imposant une quarantaine à l’arrivée de France et la Nouvelle-Zélande prolongeant le confinement d’Auckland.

Des centaines de milliers de vacanciers voient leurs projets bousculés par l’annonce du gouvernement...

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