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Grand Prix des 70 ans de la F1 : encore une histoire de pneus ?

Grand Prix des 70 ans de la F1 : encore une histoire de pneus ?

Le pilote italien Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) lors du Grand Prix de Grande-Bretagne, dimanche dernier, sur le circuit de Silverstone. Ce dimanche, le Grand Prix des 70 ans de la F1 se tiendra sur le même circuit. Bryn Lennon/Pool/AFP

Les pneus et les risques de crevaisons sont la grande incertitude du Grand Prix des 70 ans de la F1, ce week-end sur le circuit de Silverstone (Grande-Bretagne), après le final haletant dimanche dernier sur ce même tracé.

Le vainqueur Lewis Hamilton (Mercedes) avait crevé dans le dernier tour et passé la ligne d’arrivée sur trois roues. Son coéquipier, Valtteri Bottas, avait été victime du même mal un tour auparavant et perdu toute chance de terminer dans les points. Du coup, le sextuple champion britannique possède 30 points d’avance sur Bottas après quatre courses d’un championnat qui devrait n’en compter qu’une quinzaine du fait de la pandémie de coronavirus. Pour les mêmes raisons, plusieurs épreuves sont organisées sur les mêmes circuits à une semaine d’intervalle. Cela sera encore le cas pour ce Grand Prix du 70e anniversaire disputé une semaine après celui de Grande-Bretagne et toujours à huis clos.

Silverstone a accueilli en 1950 le premier Grand Prix du championnat du monde de F1 et ses promoteurs veulent marquer cette occasion en organisant une deuxième course sur ce légendaire tracé. Très rapide avec des enchaînements spectaculaires de longues courbes, il est exigeant pour les pneus, surtout avec des F1 aussi rapides et disposant d’autant d’appui aérodynamique. « La pole position (samedi dernier) était 1,2 seconde plus rapide qu’en 2019 et, en conséquence, les derniers tours du Grand Prix de Grande-Bretagne ont été difficiles avec des forces très importantes s’exerçant sur les pneus des F1 les plus rapides de l’histoire », a souligné Pirelli, le manufacturier équipant la totalité du plateau.

Une enquête menée par Pirelli après les crevaisons de Hamilton et de Bottas, et aussi de Carlos Sainz Jr (McLaren), a conclu à des incidents liés à des « circonstances de courses ». Celles-ci ne devraient pas changer ce week-end avec la chaleur régnant sur Silverstone et, en plus, des pneus plus tendres prévus pour dimanche. Pirelli a recommandé aux écuries de diminuer leur pression maximale, mais c’est une stratégie à deux arrêts pour en changer que devrait observer la plupart des écuries. « Les pneus plus tendres vont impliquer plus d’arrêts au stand et une plus grande variété de stratégies et on peut s’attendre à une belle bataille », souligne Toto Wolff, le manager de Mercedes, dont les voitures ont remporté les quatre premières courses (trois pour Hamilton et une à Bottas).

Talon d’Achille

Les monoplaces allemandes se montrent depuis le début de la saison beaucoup plus rapides que leurs rivales et quasiment imbattables... même sur trois roues. Mais leur perfection pourrait aussi être leur talon d’Achille. Leurs appuis supérieurs usent davantage les pneus et l’excès d’optimisme a failli leur coûter cher dimanche dernier.

Max Verstappen, qui a terminé 2e à 5 secondes de Hamilton, s’était, lui, arrêté pour changer les pneus de sa Red Bull à quelques tours de la fin. Si cela lui a permis de battre le record du tour et d’empocher un point supplémentaire, il a ainsi laissé échapper une possible victoire. Le jeune Néerlandais, qui compte 36 points de retard sur Hamilton, mais seulement 4 sur Bottas au championnat, ne perd pas espoir après avoir terminé deuxième des deux derniers Grand Prix. « Bien entendu, nous sommes moins rapides qu’elles (les Mercedes), surtout en qualifications et en course sur des tracés comme Silverstone, donc on ne peut pas vraiment se battre. Mais on continue de leur mettre la pression », souligne-t-il.

Derrière, plusieurs écuries se montrent proches les unes des autres. Il n’y a que 19 points entre la 3e (McLaren) et la 6e (Renault). Ferrari (4e) arrive à sauver les meubles grâce à deux podiums de Charles Leclerc, Renault a montré un regain de forme le week-end dernier, les McLaren sont très régulières et les Racing Point (5e) tardent à concrétiser leur potentiel. L’issue de la plainte déposée contre ces dernières par Renault, les accusant de n’être que des copies des Mercedes victorieuses l’an dernier, a été examinée mercredi, mais le verdict n’est toujours pas tombé.

Jean-Louis DOUBLET/AFP


Les pneus et les risques de crevaisons sont la grande incertitude du Grand Prix des 70 ans de la F1, ce week-end sur le circuit de Silverstone (Grande-Bretagne), après le final haletant dimanche dernier sur ce même tracé.

Le vainqueur Lewis Hamilton (Mercedes) avait crevé dans le dernier tour et passé la ligne d’arrivée sur trois roues. Son coéquipier, Valtteri Bottas, avait...

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