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Coronavirus

Les restrictions se multiplient, la pandémie saigne à blanc le tourisme mondial

L’OMS indique que le Covid-19 n’est sans doute pas saisonnier, contrairement à d’autres virus respiratoires.

Les restrictions se multiplient, la pandémie saigne à blanc le tourisme mondial

Un homme nettoie une piscine dans un palace brésilien à Rio de Janeiro, le 28 juillet 2020. Ricardo Moraes/Reuters

Restrictions de voyage en Europe, « bulle de contact » rétrécie en Belgique, plages fermées le soir en France, déplacements restreints au Maroc : de nombreux pays durcissent leurs mesures sanitaires pour tenter de freiner la pandémie, qui a coûté depuis janvier 320 milliards de dollars au tourisme mondial.

Face à une épidémie qui semblait avoir été maîtrisée grâce à l’instauration de confinements stricts au printemps, les craintes sont vives de voir apparaître une seconde vague aux enjeux économiques et sociétaux potentiellement désastreux. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a estimé hier que la pandémie avait déjà coûté, de janvier à mai, 320 milliards de dollars au secteur touristique. Sur cette période, le nombre des touristes internationaux a chuté de 56 % par rapport à la même période en 2019, ce qui représente 300 millions de visiteurs en moins. L’OMT table sur une chute de 60 à 80 % du nombre des touristes internationaux pour l’année 2020, avec des pertes pouvant atteindre au total 910 à 1 200 milliards de dollars et « la mise en danger de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme ». De son côté, l’Association internationale du transport aérien (IATA) a estimé que le trafic aérien mondial ne retrouverait pas son niveau d’avant-crise avant 2024, en raison notamment des incertitudes sur les ouvertures des frontières qui pèsent sur les voyages internationaux.

Grandes inquiétudes

Et sur le terrain, la situation ne s’arrange pas. L’Institut allemand d’épidémiologie et de veille sanitaire Robert-Koch (RKI) s’est alarmé hier de l’augmentation des nouvelles infections de cas de Covid-19 dans le pays depuis plusieurs jours, source de « grandes inquiétudes ». Évoquant une recrudescence « préoccupante » des cas, la Belgique, l’un des pays qui compte le plus de morts du Covid-19 par rapport à sa population (85 pour 100 000 habitants), a annoncé pour sa part un nouveau durcissement des mesures. À partir d’aujourd’hui, le nombre de personnes que les Belges sont autorisés à voir de façon rapprochée et régulière dans le cadre de leur « bulle de contact » sera abaissé de 15 à 5 personnes, par foyer, pour les quatre prochaines semaines. « Prendre ces mesures difficiles (...) n’est pas un choix facile. C’est surtout un devoir », a souligné la Première ministre belge Sophie Wilmès.Également inquiètes d’un rebond des contaminations, les autorités françaises ont ordonné hier la fermeture de lieux de rassemblement comme les plages, les parcs et les jardins publics la nuit dans la ville touristique de Quiberon, sur l’Atlantique. Le port du masque a été rendu obligatoire dans les rues fréquentées du centre-ville et sur les marchés, les autorités locales évoquant un « cluster sanitaire à risque de fort potentiel de transmission ». En Allemagne, les autorités vont imposer des tests de dépistage aux voyageurs revenant de régions à risques. Comme elles ont déconseillé les voyages non essentiels vers les régions espagnoles d’Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison du « nombre élevé d’infections » de coronavirus.

Les assurances de Madrid

Quant à la Grande-Bretagne, elle soumet depuis dimanche les passagers en provenance d’Espagne, deuxième destination touristique mondiale derrière la France, à une période d’isolement. Une mesure critiquée par Madrid, qui tablait sur la saison touristique et a riposté en assurant être un « pays sûr ».

Dans la région de Madrid, l’obligation du port du masque a été renforcée, et les rassemblements ont été limités à dix personnes. « La clé est désormais de ne pas à avoir à nous confiner de nouveau », a déclaré la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso. La maladie a déjà fait 654 477 morts, selon le dernier bilan établi hier.

Au Maroc, la décision subite du gouvernement d’introduire de sévères restrictions de déplacements dimanche soir face au risque de propagation du coronavirus, a provoqué des scènes de chaos.

Les États-Unis restent le pays le plus endeuillé (148 056 décès) devant le Brésil (87 618), le Royaume-Uni (45 759), le Mexique (44 022) et l’Italie (35 112). L’administration américaine a de son côté annoncé la contamination du conseiller à la Sécurité nationale Robert O’Brien, l’un des hommes le plus souvent en contact avec le président Trump. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est dit hier « préoccupée » par la progression de la maladie en Afrique. Le pic de la pandémie est à venir sur ce continent, a indiqué Mary Stephens, experte du bureau régional de l’OMS en Afrique.

Le virus aime toutes les saisons

Selon les chiffres compilés, quelque 860 000 cas ont été enregistrés sur l’ensemble du continent, avec au moins 18 000 décès. L’OMS a également indiqué que le coronavirus n’est sans doute pas saisonnier, contrairement à d’autres virus respiratoires. Ce virus « aime toutes les saisons », a commenté un expert de l’organisation.

Les Nations unies ont par ailleurs publié hier une étude selon laquelle près de 7 millions d’enfants supplémentaires dans le monde pourraient souffrir des effets de la malnutrition à cause de la crise économique et sociale causée par la pandémie.

Source : AFP


Restrictions de voyage en Europe, « bulle de contact » rétrécie en Belgique, plages fermées le soir en France, déplacements restreints au Maroc : de nombreux pays durcissent leurs mesures sanitaires pour tenter de freiner la pandémie, qui a coûté depuis janvier 320 milliards de dollars au tourisme mondial.

Face à une épidémie qui semblait avoir été...

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