Une cinquantaine d’expatriés libanais de 17 pays ont tenu samedi une réunion virtuelle pour annoncer la formation de l’« Appel de la diaspora du 11 juillet », visant à unifier les efforts des émigrés pour soutenir le Liban et discuter des meilleures solutions à cette fin.
Des expatriés d’Italie, de France, de Belgique, du Mexique, du Brésil, des États-Unis d’Amérique, d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït, de Tunisie, du Maroc, d’Irak, de Grande-Bretagne, d’Australie, des Pays-Bas, de Suède et d’Allemagne ont pris part à la réunion au cours de laquelle la crise économique et les solutions de redressement possibles ont été passées en revue.
Les personnes réunies ont ensuite publié leur appel dans lequel elles ont consigné leurs recommandations et invité les différents groupes de la diaspora à signer le document et à se rallier à leur initiative pour unifier les efforts des expatriés dans l’intérêt du Liban.
Dans ce document, elles préconisent entre autres le lancement d’un atelier de travail regroupant tous les expatriés, afin d’élaborer un plan d’action pour que la diaspora joue un rôle actif dans l’édification d’un nouvel État de droit. Elles invitent les autorités concernées à assumer leurs responsabilités sans toucher aux avoirs des Libanais et des expatriés, et demandent aux banquiers et aux membres des conseils d’administration des banques de rapatrier les fonds qu’ils ont transférés en dehors du pays. Les participants proposent aussi la formation d’une commission pour récupérer l’argent détourné, une grâce spéciale à tous ceux qui retournent volontairement les fonds volés durant une période de six mois, ainsi qu’une rationalisation des transferts financiers.


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Les 6 milliards que les banquiers ont transféré à l'étranger, depuis octobre, doivent retourner au pays, sinon des biens équivalents doivent être confisqués pour le compte des épargnants. Et ce ne serait qu'un début.
15 h 53, le 13 juillet 2020