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Crise économique

Raï exhorte Aoun à "briser le blocus sur la libre décision" et les "pays amis" à "sauver le Liban"

"Le Liban traverse aujourd'hui sa plus grave crise depuis sa création", affirme le ministre des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé.

Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï, lors d'une messe à Dimane, le 5 juillet 2020. Photo Ani

Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a appelé dimanche le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, à "briser le blocus sur la libre décision nationale" et les "pays amis" à "sauver rapidement" le Liban qui traverse sa plus grave crise économique et sociale.

"Nous appelons le président de la République à briser le blocus sur la légalité et la libre décision nationale, a souligné le patriarche maronite. Nous demandons aux pays amis de sauver rapidement le Liban comme ils l'ont fait à chaque fois que le pays était en danger. Nous nous adressons aux Nations unies pour qu'elles oeuvrent à rétablir l'indépendance et l'unité du Liban, à la mise en oeuvre des résolutions internationales et à déclarer sa neutralité", a ajouté Mgr Raï dans une vibrante homélie à Dimane, siège d'été du patriarcat maronite, avant de s'en prendre à une partie des responsables politiques."La neutralité du Liban est la garantie de son unité et de sa position historique dans cette étape de changements", a-t-il ajouté.

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"La plupart de ceux qui s'occupent des affaires publiques ne s’intéressent qu'à leurs avantages et intérêts personnels. Il semble que ces derniers veulent dissimuler leur responsabilité quant à la dilapidation des fonds publics, à la non application des réformes, comme l'avait demandé la communauté internationale lors de la CEDRE", a déploré le prélat.

La semaine dernière, le patriarche avait accusé la présidence de la République d’avoir accentué les divisions dans le pays, rompant ainsi avec une tradition centenaire qui veut que Bkerké représente le soutien moral à la Première magistrature. Mgr Raï avait en outre pointé du doigt les dysfonctionnements qui font obstacle à un accès du Liban aux aides internationales.

La crise a été un des catalyseurs en octobre d'un soulèvement inédit contre l'intégralité de la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence. "La révolution de notre peuple humilié, affamé et privé de ses droits les plus élémentaires mérite la protection des forces de sécurité, pas la répression", a estimé le patriarche Raï, dénonçant les "saboteurs", et de lancer : "le peuple ne s'inclinera pas".

"Les portes sont closes"
La débâcle économique sans précédent, qui dure depuis près d'un an, s'accompagne d'une chute vertigineuse de la monnaie nationale dans un pays où 45% de la population vit sous le seuil de pauvreté et plus de 35% de la population active est au chômage. Ces deux derniers jours, trois suicides de personnes en difficulté financière ont choqué le pays et alimenté la colère de la rue contre la classe politique et le gouvernement, incapables d'enrayer cette crise. La communauté internationale semble conditionner toute aide financière à la mise en œuvre de réformes.

"Le Liban traverse aujourd'hui sa plus grave crise depuis sa création", a déclaré de son côté le ministre libanais des Affaires sociales et du Tourisme, Ramzi Moucharrafiyé, exprimant l'espoir que les conflits politiques soient mis de côté "car le Liban a besoin de la conjugaison de tous les efforts pour sortir de la crise politique et économique". "La situation économique actuelle nous oblige à trouver des solutions sortant des sentiers battus", a-t-il ajouté, insistant sur l'importance du secteur touristique, notamment le tourisme intérieur, dans ce cadre.

Pour sa part, la ministre des Déplacés, Ghada Chreim, a déclaré dans la journée que les pays du Golfe "n'ont pas encore ouvert leurs portes au Liban", ajoutant que "l'Europe et les Etats-Unis posaient de nombreuses conditions" au pays. "Les portes sont closes, mais nous ne sommes pas coincés", a-t-elle affirmé.

Samedi, Mme Chreim et son collègue Michel Najjar (Travaux publics), avaient affirmé ne pas être contre un changement de cabinet si cela pouvait alléger la crise, alors que récemment, les appels à une démission du gouvernement se multipliaient, cette option semblant toutefois écartée pour le moment.


Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a appelé dimanche le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, à "briser le blocus sur la libre décision nationale" et les "pays amis" à "sauver rapidement" le Liban qui traverse sa plus grave crise économique et sociale.

"Nous appelons le président de la République à briser le blocus sur la légalité et la libre décision nationale, a...

commentaires (12)

POUR GAGNER UN TEMPS PRECIEUX- POUR LES MAFIEUX PAS POUR LES CITOYENS- LE PATRIARCHE RAI FERAIT BIEN REUNIR QUE;QUES "ZAIMS" MARONITES ET LES DECLARER PERSONA GRATA A BAABDA POUR 2022 . VOYONS SI BASSIL SERA PARMI EUX.

gaby sioufi

10 h 29, le 06 juillet 2020

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Commentaires (12)

  • POUR GAGNER UN TEMPS PRECIEUX- POUR LES MAFIEUX PAS POUR LES CITOYENS- LE PATRIARCHE RAI FERAIT BIEN REUNIR QUE;QUES "ZAIMS" MARONITES ET LES DECLARER PERSONA GRATA A BAABDA POUR 2022 . VOYONS SI BASSIL SERA PARMI EUX.

    gaby sioufi

    10 h 29, le 06 juillet 2020

  • Y'en a marre d'entendre tous ces pretedants representants de Dieu qui parle et parle et ne font aucun bien vis a vis de leur communauté. Ceux (de toute les confessions ) qui ramassent dans les poubelles le font aux portes du Patriarchat, de l'Eveche , de la Mosquée. aussi bien au porte du parlement et et Au lieu de votre bla bla et critiques vides donnez nous un exemple concret

    aliosha

    19 h 16, le 05 juillet 2020

  • Ce sont eux qui sont en poste de responsabilité et qui doivent agir. Le rôle du peuple n’est pas de co-gouverner. Si le peuple manifeste c’est qu’il ne voit aucune autre porte de sortie. Ce cabinet a déjà eu sa chance et il l’a raté. Avez-vous vu la mascarade des dernières nominations? Et les tergiversations avec le FMI? Et la contre-bande des carburants alors que le Liban est en manque... la liste est longue.

    Joseph KHOURY

    17 h 23, le 05 juillet 2020

  • A quoi bon changer de gouvernement si les ex reviennent. Ils etaient la cause de nos problèmes. Faudrait donner sa chance à ce gouvernement et le soutenir. Le peuple devrait s’organiser et proposer des solutions. Pas uniquement des manifestations. Nous sommes tous responsables.

    Staub Grace

    15 h 58, le 05 juillet 2020

  • Patriarche cela si ce n’est pas déjà trop tard !!! Car même si hariri revient au pouvoir .. il ne pourra RIEN changer il vas encore faire la même chose qu’il a faite c a d laisser passer .. laisser faire plus personne n’est dupe et Hariri n’a pas l’étoffe d’un grand leader .... A moins qu’il change complètement de cap dans sa stratégie le monde occidentale ne lui fera pas de cadeaux

    Bery tus

    15 h 57, le 05 juillet 2020

  • Le prélat maronite exprime ce que chaque Libanais ressent avec clarté et dignité. Espérons que ce grand homme soit écouté !

    de Tinguy Corinne

    15 h 31, le 05 juillet 2020

  • FAUT L,EXHORTER A METTRE LA VOILE AVEC LES MILICES IRANIENNES ET LE GENDRE POUR QUE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ET ARABE AIDE LE LIBAN.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 52, le 05 juillet 2020

  • Meme si lui il veut partir sa famille ne le laissera pas....ils en profitent trop!

    Jack Gardner

    13 h 43, le 05 juillet 2020

  • Mon Patriarche, vous avez saisi ce que Mon Président ne voudrait jamais saisir.

    Chahine

    13 h 17, le 05 juillet 2020

  • Comment ceux, qui sont au moins partiellement responsables du blocus, peuvent-ils aider à lever le blocus?? Énigme.

    LeRougeEtLeNoir

    13 h 12, le 05 juillet 2020

  • Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a appelé dimanche le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, à "briser le blocus sur la libre décision nationale" et les "pays amis" à "sauver rapidement" le Liban qui traverse sa plus grave crise économique et sociale. il n y a plus d amis tant que ceux qui gouvernent le liban font semblant de vouloir sauver le pays sans rien changer ,confessionnellement,politiquement,civilement , égalité homme femme, arreter le mafieux que tout le monde connait et personne n ose les nommer,limoger les incompétents ...il y a beaucoup à faire et la lise n est pas clause la démocracie à la libanaise ( tous ensemble contre le peuple qu on veut sauver) ca ne fonctionnera plus pauvre liban

    youssef barada

    12 h 42, le 05 juillet 2020

  • Oui, il faut libérer la pays de la tutelle Hezbollah/Iran. Aoun commence sa carrière politique en s’inspirant de De Gaulle et va probablement la terminer comme Pétain.

    Alexandre Husson

    12 h 34, le 05 juillet 2020