Des dizaines de journalistes ont manifesté hier devant le ministère de l’Information à Beyrouth. Photo ANI
Des dizaines de photographes de presse et de journalistes ont effectué hier un sit-in devant le ministère de l’Information à Beyrouth, avant de se poster devant le ministère de l’Intérieur, quelques mètres plus loin, pour protester contre les agressions subies par les médias mercredi, lors de la réouverture de l’Aéroport international de Beyrouth.
« Nous condamnons les violences auxquelles les journalistes sont soumis à chaque fois qu’ils couvrent un événement », ont indiqué les protestataires dans un communiqué, avant d’appeler à la protection des journalistes. Mercredi, plusieurs journalistes venus couvrir la réouverture de l’AIB ont été agressés par les services de sécurité de l’aéroport, qui tentaient de les empêcher de filmer. Des caméras et appareils photo ont même été jetés à terre et brisés par les agents. Une délégation du syndicat des photographes de presse s’est en outre réunie hier avec le président du syndicat des journalistes Joseph Kossaïfi. Les participants ont appelé à « prendre les mesures nécessaires pour que les agressions ne se reproduisent plus ». Dimanche dernier, plusieurs journalistes avaient été pris à partie par des militaires, alors qu’ils couvraient une manifestation à Jal el-Dib. Le photographe de L’Orient-Le Jour, João Sousa, ainsi que des journalistes du quotidien an-Nahar et de la chaîne MTV ont été agressés par les soldats présents sur place.


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08 h 49, le 03 juillet 2020