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This is America

Le 244e « Fourth of July», un rendez-vous incontournable avec la petite histoire

Demain, la grande fête de l’Independence Day sera célébrée aux États-Unis. Retour sur la petite histoire qui en dit parfois long sur la grande.

Le 244e « Fourth of July», un rendez-vous incontournable avec la petite histoire

Un Uncle Sam en miniature symbolique posé sur une voiture durant une parade du 4-Juillet. Mike Segar/Reuters

Ce 4 juillet, les États-Unis d’Amérique célèbrent le 244e anniversaire de cet événement historique qui a permis à treize colonies de se libérer du joug britannique en 1776, alors qu’elles étaient sous la tutelle anglaise depuis 1625. Ce jour spécial se fête avec une solennité officielle d’une part, et de l’autre cette légèreté typique des Américains, avec les habituels feux d’artifice, fanfares, ballets de bannières étoilées et barbecues à gogo. Retour sur l’histoire avec des anecdotes riches en détails révélateurs de l’air du temps de la période de l’indépendance.

C’est en 1776, à Philadelphie, que la déclaration d’indépendance a été lue pour la première fois en public, face à une foule réunie après avoir entendu le son de la Liberty Bell. La cloche de la liberté, qui a sonné 13 fois en l’honneur des treize colonies qui venaient de se libérer. Une tradition qui se perpétue aujourd’hui en souvenir de la naissance du pays de l’Oncle Sam. Située dans l’enceinte de la chambre locale des représentants de la Pennsylvanie, la cloche, croit-on, comporte une fêlure survenue en 1835, après avoir sonné le glas du décès d’un illustre juge de la Cour suprême, John Marshall. Par ailleurs, sept des 56 signataires de la déclaration d’indépendance étaient des diplômés de Harvard et deux d’entre eux ont été les hôtes de la Maison-Blanche : les présidents John Adams et Thomas Jefferson. Hasard ou pas, tous les deux sont décédés le même jour et à quelques heures d’intervalle, en 1826.


Feux d’artifice à Washington, le 4 juillet. Hyungwon Kang/Reuters


150 millions de hot-dogs consommés en un jour

Quant à l’emblème national du Nouveau Monde, il a fait l’objet de maintes tergiversations entre Benjamin Franklin qui voulait que ce soit une dinde, qu’il trouvait « courageuse » par opposition à l’aigle pygargue à tête blanche, privilégié par John Adams, qu’il estimait « trop paresseux pour aller chercher lui-même sa nourriture ». En définitive, c’est l’aigle qui a eu l’honneur de figurer sur le sceau officiel.

En 1776, 2,5 millions de personnes vivaient dans cette nation qui compte aujourd’hui environ 316 millions d’habitants. Et ce n’est qu’en 1801 que la Maison-Blanche organise pour la première fois une « Independence Day Party ». Quant à l’habitude bien américaine de célébrer le 4-Juillet autour d’un barbecue, elle a été initiée au sud du pays dès 1808. De la Virginie aux deux Carolines, en passant par le Tennessee et le Kentucky, un grand nombre d’habitants se retrouvaient dans un lieu en plein air pour un gigantesque repas offert par des membres de la communauté. Ceux-ci rapportaient des cochons, des poulets et des chèvres qu’ils faisaient griller au feu de bois. Le tout accompagné tout simplement de miches de pain, de tranches de concombres et de pastèques. En se déplaçant vers d’autres États du pays, les sudistes déploient partout leur barbecue du 4-Juillet et leurs recettes spéciales. Bien des années plus tard, le hot-dog reste le grand favori, puisque l’on estime que plus de 150 millions sont consommés durant cette fête nationale. Mis bout à bout, ils équivalent à la distance séparant Washington DC (côte est) de Los Angeles (côte ouest).


L’incontournable concours de hot-dogs de Nathan’s Famous. qui rallie les foules. Photo AFP


« Yankee Doodle », une rémanence très british

Cette dégustation a pris de l’ampleur en 1972, lorsqu’une chaîne de restaurants de fast-food nommée Nathan’s Famous et spécialisée dans la préparation des hot-dogs avait organisé dans sa branche de Coney Island, quartier périphérique de Big Apple haut en couleur, un concours du plus grand mangeur de hot-dogs. Un concours qui se déroule toujours le jour de l’indépendance. Selon son promoteur, Mortimer Matz, il reprenait un défi lancé le 4 juillet 1916 par quatre immigrants pour prouver qui était le plus patriote d’entre eux, le titre revenant à celui qui mangerait le plus grand nombre de hot-dogs chez Nathan’s Famous. Depuis, l’enseigne organise chaque 4 juillet cette épreuve de consommation géante. Pour rester dans le domaine des chiffres, on apprend que les États-Unis ont importé de la Chine en 2012 des feux d’artifice pour la somme de 227 millions de dollars... La même année, ils ont commandé, toujours à la Chine, des bannières étoilées pour une facture de 3,6 millions de dollars.

Et comme les victoires se célèbrent en chantant, les Américains entonnent en chœur le traditionnel Yankee Doodle, oubliant ou ignorant que ce chant était celui du ralliement des soldats occupants anglais. Alors que le mouvement #BlackLivesMatter continue de secouer les États-Unis, la statue de Francis Scott Key, auteur de l’hymne national américain inspiré d’une chanson à boire britannique, vient d’être décapitée. La raison ? L’homme défendait le droit de posséder des esclaves.


Ce 4 juillet, les États-Unis d’Amérique célèbrent le 244e anniversaire de cet événement historique qui a permis à treize colonies de se libérer du joug britannique en 1776, alors qu’elles étaient sous la tutelle anglaise depuis 1625. Ce jour spécial se fête avec une solennité officielle d’une part, et de l’autre cette légèreté typique des Américains, avec les habituels...

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