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Politique - Diplomatie

Pour les Emirats, "le Liban paie le prix de ses mauvaises relations avec les pays du Golfe"

"Si nous voyons certains de nos amis, notamment de grandes puissances intéressées par le Liban, travailler sur un plan, nous envisagerons" d'apporter une aide financière au Liban, affirme le ministre d'État émirati des Affaires étrangères Anwar Gargash.

Le ministre d'État des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Anwar Gargash. Photo d'archives AFP

Le ministre d'État émirati des Affaires étrangères Anwar Gargash a affirmé mercredi que la situation économique "très inquiétante" dans laquelle se trouve le Liban découlait entre autres de la détérioration de ses relations avec les "pays arabes, notamment ceux du Golfe", alors que le pays traverse sa pire crise économique en trente ans et a demandé l'aide financière de partenaires internationaux, ainsi que celle du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de soutien pour le Liban, dont fait partie la Ligue arabe.

"L'effondrement économique du Liban est très inquiétant", a estimé Anwar Gargash, sur la télévision américaine CNBC. Il a toutefois prévenu que les Emirats ne songeraient à apporter une aide financière à Beyrouth que si cette aide se fait de concert avec d'autres Etats, rapporte l'agence Reuters. "Si nous voyons certains de nos amis, notamment de grandes puissances intéressées par le Liban, travailler sur un plan, nous envisagerons cela (apporter une aide financière, NDLR). Mais jusqu'à présent, nous constatons en réalité une détérioration des relations arabes du Liban, notamment avec les pays du Golfe, durant les dix dernières années. Le Liban paie en partie le prix de cela en ce moment", a estimé le ministre émirati. "Nous avons vu une accumulation de problèmes au Liban ainsi qu'un diktat du Hezbollah sur le discours politique, ce parti bénéficiant d'une vraie armée à l'intérieur de l'Etat", a regretté Anwar Gargash. Il a affirmé que les Emirats ont alerté à plusieurs reprises Beyrouth sur la détérioration de ses liens avec les Etats du Golfe. "Si vous coupez ces ponts, il serait très difficile d'avoir accès au grand réservoir de bonne volonté et de soutien financier dont le Liban a besoin", a prévenu le ministre émirati.

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Le Hezbollah, allié de l'Iran, ennemi juré de plusieurs pays arabes, notamment les Emirats, critique souvent les pays du Golfe et soutient notamment les combattants rebelles houthis au Yémen, qui se battent contre une coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite et à laquelle participent les Emirats. Les relations entre Beyrouth et plusieurs capitales du Golfe, dont Riyad et Dubaï, se sont détériorées ces dernières années, principalement en raison des différends autour de l'influence du Hezbollah sur la scène politique libanaise.

Le Liban fait face à sa pire crise économique et financière depuis trente ans, une crise qui a provoqué une révolte populaire déclenchée contre le pouvoir le 17 octobre 2019. Dans ce contexte explosif, Beyrouth, qui a fait défaut sur le remboursement de sa dette souveraine en dollars, une première dans son histoire, a fait appel à l'aide financière du FMI mais les négociations patinent depuis des semaines à la suite de dissensions internes sur le montant exact des pertes financières du pays. La livre libanaise a, elle, perdu 75% de sa valeur depuis octobre dernier. 

Mercredi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que les États-Unis "sont prêts" à soutenir le gouvernement libanais si celui-ci engage de véritables réformes et s’il le fait sans être "redevable" au Hezbollah.


Le ministre d'État émirati des Affaires étrangères Anwar Gargash a affirmé mercredi que la situation économique "très inquiétante" dans laquelle se trouve le Liban découlait entre autres de la détérioration de ses relations avec les "pays arabes, notamment ceux du Golfe", alors que le pays traverse sa pire crise économique en trente ans et a demandé l'aide financière de partenaires...

commentaires (4)

"le Liban paie le prix de ses mauvaises relations avec les pays du Golfe"Même si ce n'est qu'un as[ect du problème, ce n'est pas faux. Le si peu diplomate Bassil avait réussi nous brouiller aussi bien avec les pays arabes qu'avec les occidentaux.

Yves Prevost

06 h 58, le 26 juin 2020

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Commentaires (4)

  • "le Liban paie le prix de ses mauvaises relations avec les pays du Golfe"Même si ce n'est qu'un as[ect du problème, ce n'est pas faux. Le si peu diplomate Bassil avait réussi nous brouiller aussi bien avec les pays arabes qu'avec les occidentaux.

    Yves Prevost

    06 h 58, le 26 juin 2020

  • On l’avait dit .. on ne crache pas dans la main qui nous nourris !! Mais non d’autres pensent qu’ils détiennent les secrets des dieux !! Voilà où nous en sommes cela me rappelle justement un gars qui est intervenue dans sar el wa2et ... ceux qui critique Et crache sur les USA devraient retourner leur passeport americain d’abords avant le faire

    Bery tus

    06 h 51, le 26 juin 2020

  • LE LIBAN PAIE POUR LA PRESENCE DES DEUX MILICES IRANIENNES SUR SON SOL. TOUS LES MAUX DU PAYS POLITIQUES, ECONOMIQUES ET FINANCIERS VIENNENT DE CES DEUX ET DE LEUR PARAVENT CPL.

    L,AUTHENTIQUE LIBRE EXPRESSION.

    19 h 49, le 25 juin 2020

  • Des paroles de vérité et de bon-sens.

    Je partage mon avis

    18 h 40, le 25 juin 2020

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