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Économie - INNOVATION

37 candidates sélectionnées pour la 9e édition du concours « Femme francophone entrepreneure »

37 candidates sélectionnées pour la 9e édition du concours « Femme francophone entrepreneure »

L’année dernière, Rayanne Beyano (« Mushtic ») et Rosabelle Chedid (« C Green ») avaient remporté la compétition « Femmes francophones entrepreneures ». Photo DR

En dépit des circonstances difficiles dues à la crise économique et financière que traverse le Liban, aggravée par la pandémie du Covid-19, l’édition 2020 du concours « Femme francophone entrepreneure » (FFE) connaît déjà un joli succès avec un total de 90 candidatures reçues.

Lancé en 2012, le concours a dû s’adapter cette année au contexte exceptionnel de la crise sanitaire et des mesures de confinement en résultant. C’est donc en ligne que la compétition a débuté. Sur les 90 dossiers envoyés, 37 ont été retenus, dans cette première étape, au lieu des 30 habituels, divisés en trois catégories : l’innovation technologique, l’entrepreneuriat social et la recherche. Nouveauté de cette édition, cette dernière catégorie a pour objectif d’aider les femmes entrepreneures à « transformer leur projet de recherche en entreprise prospère » et de concrétiser ainsi des idées, souvent confinées en laboratoires, en des produits commercialisables.

Les projets déposés ont été évalués selon des critères d’innovation, d’étude de marché, de viabilité et de complémentarité des compétences de l’équipe. Parmi les candidatures réceptionnées cette année, 40 concernent l’entrepreneuriat social, 27 l’innovation technologique et sept la recherche. Seize projets n’ont pas pu être validés en raison de leur localisation à terme en Afrique, le concours insistant sur l’engagement des compétiteurs au Liban.

Femmes francophones à la barre

Organisé par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Moyen-Orient et Berytech, un écosystème de soutien aux start-up libanaises, « Femme francophone entrepreneure » valorise l’entrepreneuriat au Liban depuis 9 ans et offre une subvention de 20 000 euros (21 660 dollars) à partager cette année entre les trois lauréates de chaque catégorie. Cette somme va couvrir les frais d’incubation de chaque lauréate pour une période de six mois chez Berytech, qui accompagnera ainsi les start-up sélectionnées jusqu’au stade du lancement sur le marché.

Partenaires médias depuis 2016, L’Orient-Le Jour et Le Commerce du Levant participent à ce concours « pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, mais aussi encourager les jeunes à rester au Liban en leur permettant de développer leurs idées et de participer à l’économie du pays », explique la directrice marketing du quotidien et du mensuel économique francophones, Hanaa Gemayel Jabbour. Le fait que cette année trente dossiers de plus que l’année dernière aient été reçus tend à démontrer l’attractivité de cette compétition célébrant l’engagement des femmes francophones dans l’innovation et l’entrepreneuriat.

L’innovation tient le cap

La crise économique déferlant sur le pays depuis août dernier n’a donc pas eu raison de l’esprit de résilience des Libanais, maintenant à flot leur envie d’investir dans le pays et de participer, entre autres, à son « économie de la connaissance ».

L’année dernière, Rayanne Beyano (« Mushtic ») et Rosabelle Chedid (« C Green ») avaient été sacrées « Femmes francophones entrepreneures ». Toutes deux concernées par l’environnement, la première avait lancé un substitut biodégradable au polystyrène et la seconde, un système de traitement de la boue d’épuration. Le développement de l’innovation a régulièrement été mis sur la table comme une des alternatives possibles pour transformer l’économie libanaise en un modèle plus productif. Le rapport McKinsey, commandé par le Liban début 2018 et publié un an plus tard, l’avait d’ailleurs érigé au rang d’axe majeur représentant un fort potentiel pour le pays.

Il y a trois ans, c’est « Labneh&Facts », une agence de média et de communication créée pour la jeunesse libanaise avec comme objectif d’aider les nouvelles générations à faire bouger les choses dans le pays qui avait remporté la compétition. Le prix « FFE » a alors permis à Marie-José Daoud et à Soraya Hamdan de se lancer dans une campagne de marketing et de financer leur première grande enquête, les crédibilisant dans le milieu. « Ce n’est pas uniquement le prix en lui-même qui nous a permis de faire vivre notre projet à plus grande échelle, c’est également tout le processus de sélection et de formation précédant la finale qui nous a donné confiance et a validé, à nos propres yeux d’abord, l’intérêt et le potentiel de notre projet », explique Marie-José Daoud. Aujourd’hui, « Labneh&Facts » tient bon et sa cofondatrice n’est pas surprise du nombre de candidatures reçues cette année. « C’est en temps de crise qu’émerge le plus grand nombre d’idées. Les Libanais n’ont plus à rien perdre et savent qu’il faut saisir toutes les opportunités qui se présentent, comme ce concours », estime-t-elle.

Étapes du concours

Les prochaines étapes de la compétition se dérouleront comme suit :

• Formations en ligne : semaine du 22 au 29 juin

• Soumission du Business Plan/Pitch deck/Vidéo : 15 juillet

• Sélection des 9 finalistes (3 candidates par catégorie) : 22 juillet

• Formation et préparation au pitch : dernière semaine de juillet

• Finale : 26 août

Tous renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de [email protected]


En dépit des circonstances difficiles dues à la crise économique et financière que traverse le Liban, aggravée par la pandémie du Covid-19, l’édition 2020 du concours « Femme francophone entrepreneure » (FFE) connaît déjà un joli succès avec un total de 90 candidatures reçues.Lancé en 2012, le concours a dû s’adapter cette année au contexte exceptionnel de la crise...

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