La Chine en ligne de mire, l’UE a présenté hier son plan pour mieux protéger ses entreprises de la concurrence déloyale de groupes étrangers, un risque accentué par la crise engendrée par le coronavirus. Cette protection renforcée est notamment réclamée par la France, l’Allemagne, mais aussi par les très libéraux Pays-Bas, eux-mêmes victimes récentes d’une offensive chinoise sur un appel d’offres concernant des bus. « Le problème est que nos entreprises européennes sont pénalisées pour avoir respecté les règles, tandis que les entreprises de Chine et d’autres pays tiers bénéficient d’un financement public excessif », a affirmé le commissaire européen aux Affaires économiques, Thierry Breton, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Du coup, l’UE a décidé de passer à l’offensive. « On envoie un message clair au reste du monde : vous êtes les bienvenus, mais voici nos règles », a souligné l’ex-ministre français de l’Économie et ancien patron du groupe français Atos. Un rappel d’autant plus important, a-t-il ajouté, au moment où l’UE négocie un accord avec le Royaume-Uni sur leur relation post-Brexit et craint de voir surgir une économie dérégulée à sa porte.
Économie - Libre-Échange
L’UE veut s’armer contre la concurrence chinoise
OLJ / le 18 juin 2020 à 00h00

