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Société - Crise Économique

Les écoles privées adressent à l’État une demande d’aide de la dernière chance

Les écoles privées adressent à l’État une demande d’aide de la dernière chance

La réunion de Bkerké : « Une seule famille scolaire. » Photo MA/Bkerké

L’État a été sollicité par toutes les composantes de l’école privée – institutions scolaires, directions, corps enseignant, employés et parents – pour contribuer cette année, à titre exceptionnel, aux frais de tous les apprenants inscrits dans les écoles privées non gratuites, à l’exemple de ce qui a été fait en 1987. Ces dernières ont présenté cette proposition comme étant celle de la dernière chance, et ont accordé à l’État un mois pour y réagir positivement. Cette demande a été formulée hier dans un communiqué émanant d’une réunion élargie des instances dirigeantes de toutes les composantes citées au siège patriarcal maronite de Bkerké, sous la présidence du patriarche Béchara Raï, et en présence notamment de l’ancien ministre Ziyad Baroud, avocat du syndicat des enseignants.

Insistant, en entrée en matière, sur le fait que ces composantes « forment une seule famille », le communiqué demande également à l’État de se mettre en règle avec les écoles privées, en payant les bourses d’enseignement annuelles qu’il leur accorde directement par les caisses et les institutions privées et publiques; d’exempter les institutions d’enseignement des taxes, contributions et amendes qu’elles doivent régler ; d’amender le montant de la contribution de l’État aux frais des élèves inscrits dans les écoles semi-gratuites; d’honorer les échéances de paiement légales et d’indexer cette contribution sur l’échelle des salaires et non sur le salaire minimum ; de former une commission chargée d’examiner le projet de création d’une carte éducative pour tout apprenant au Liban, de manière à pouvoir retracer son parcours scolaire et universitaire; le paiement rapide de tous les arriérés impayés dus aux écoles semi-gratuites entre 2015 et 2020.

L’assemblée met finalement en demeure l’État « de réagir positivement à ses demandes dans un délai d’un mois », lui faisant assumer les conséquences de tout retard dans ce domaine qui pourrait se traduire par la fermeture d’un grand nombre d’établissements scolaires à l’ouverture de l’année scolaire 2020-2021, avec les conséquences sociales et humaines de cette situation difficile.

Il y a quelques semaines, le secrétariat des Écoles catholiques a averti que 80 % des écoles semi-gratuites, qui scolarisent environ les deux tiers des élèves du privé, sont menacées de fermeture en raison de la grave crise économique.

L’État a été sollicité par toutes les composantes de l’école privée – institutions scolaires, directions, corps enseignant, employés et parents – pour contribuer cette année, à titre exceptionnel, aux frais de tous les apprenants inscrits dans les écoles privées non gratuites, à l’exemple de ce qui a été fait en 1987. Ces dernières ont présenté cette proposition comme étant celle de la dernière chance, et ont accordé à l’État un mois pour y réagir positivement. Cette demande a été formulée hier dans un communiqué émanant d’une réunion élargie des instances dirigeantes de toutes les composantes citées au siège patriarcal maronite de Bkerké, sous la présidence du patriarche Béchara Raï, et en présence notamment de l’ancien ministre Ziyad Baroud, avocat du syndicat des...
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