Le ministre de la Santé Hamad Hassan a signé hier l’ordre de paiement des derniers arriérés dus aux hôpitaux pour l’année 2019, ainsi qu’il l’a lui-même annoncé à la suite d’une réunion avec les directeurs des hôpitaux gouvernementaux. Ces derniers arriérés concernent les hôpitaux publics et privés, ainsi que les dialyses. L’ensemble des arriérés pour 2019 a ainsi été transféré au ministère des Finances.
Il s’agit de l’une des revendications exprimées plus tôt dans la journée par le syndicat des hôpitaux. Celui-ci avait affirmé, dans un communiqué, que les établissements hospitaliers ne pouvaient plus continuer à supporter les pertes liées au non-paiement de ces arriérés, ainsi qu’à la dépréciation de la livre libanaise face au dollar.
Fin avril, le Parlement avait accepté d’ouvrir une ligne de crédit de 450 milliards de livres, afin de régler les arriérés de l’État aux hôpitaux privés. Depuis 2012, l’État a accumulé une dette évaluée à 2 000 milliards de livres à l’égard du secteur hospitalier privé, dont un certain nombre d’établissements ont investi des fonds importants pour adapter leurs services ou leurs étages à la lutte contre la pandémie du Covid-19.


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