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Nos lecteurs ont la parole

Retour aux sources

« C’est notre mépris pour la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète qui ont causé cette pandémie, qui avait été prédite de longue date. Car à mesure que nous détruisons, par exemple, la forêt, les différentes espèces d’animaux qui l’habitent sont poussées en proximité forcée et des maladies passent d’un animal à un autre, et un de ces animaux, rapproché par force des humains, va probablement les infecter... ce sont ces conditions qui donnent l’occasion aux virus de faire le saut entre les espèces vers les humains. » Jane Goodall, le 22 janvier 2020, au Forum économique de Davos.

Nos pères avaient façonné une vie de labeur. Du lever du jour au coucher du soleil, ils travaillaient et s’inspiraient de la terre, de la lecture, du vent, du rocher, de la direction des nuages. Ils composaient le quotidien selon les signes précurseurs de chaque saison.

Nos ancêtres ont incarné ces valeurs sûres du monde d’aujourd’hui. Elles demeurent les leçons d’un temps vécu autrement, dans un silence voulu, sans confinement. Il ne s’agissait pas de réfléchir à ce qui va être dit, mais d’observer le mouvement de la foi en Dieu afin de faire ce que la nature nous indique.

La transformation numérique des mœurs a basculé la formidable expérience du sens vécu pour installer la fascination de la projection mentale. Cependant, malgré les avancées des donnes virtuelles au XXIe siècle, presque tout ce qui a été programmé par l’homme paraît éphémère face à la pandémie du Covid-19 et à soi-même. « Tout le monde peut avoir un impact chaque jour si vous pensez aux conséquences des petits choix que vous faites » (J. Goodall).

En attendant de développer des résolutions et des stratégies strictement humaines et gratuites, préparons en nous et ensemble ce retour aux sources. Traversons l’égoïsme pour passer la main à l’autre. Cherchons la lumineuse part des sages. Elle nous distancie du superflu et nous convie aux ressources naturelles que les hommes vont bousculer jusqu’à les anéantir. Privilégions le rapport humble, l’attention au bon sens et la générosité subtile dans un monde nouveau, voué aux actes et non plus aux paroles. Quand le droit à la dignité passe par l’écoute de la volonté suprême du Créateur et le respect de Sa créature, il est encore possible de faire prévaloir la résolution intime en tout lieu sur tout autre engagement !


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

« C’est notre mépris pour la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète qui ont causé cette pandémie, qui avait été prédite de longue date. Car à mesure que nous détruisons, par exemple, la forêt, les différentes espèces d’animaux qui l’habitent sont poussées en proximité forcée et des maladies passent d’un animal à un autre, et un de ces animaux, rapproché par force des humains, va probablement les infecter... ce sont ces conditions qui donnent l’occasion aux virus de faire le saut entre les espèces vers les humains. » Jane Goodall, le 22 janvier 2020, au Forum économique de Davos. Nos pères avaient façonné une vie de labeur. Du lever du jour au coucher du soleil, ils travaillaient et s’inspiraient de la terre, de la lecture, du vent,...
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