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Monde - Coronavirus

La pandémie a fait 400 000 morts dans le monde

La propagation du virus continue de progresser de manière fulgurante dans les pays d’Amérique latine.

Durant une messe en l’église de Marie de Nazareth à Amman, une fidèle s’approche du prêtre pour la communion, tout en mettant un masque protecteur contre le coronavirus. Mohammad Hamed/Reuters

La pandémie de coronavirus a dépassé hier le seuil des 400 000 morts dans le monde, continuant de progresser de manière fulgurante dans les pays d’Amérique latine, auxquels le pape François a exprimé sa compassion.

Hier, lors de sa traditionnelle prière de l’Angelus depuis ses appartements pontificaux dominant la place Saint-Pierre, où se trouvaient des centaines de fidèles, le chef de l’Église catholique, né à Buenos Aires, a appelé à la prudence face au virus. « Votre présence sur cette place est le signe que la phase aiguë de l’épidémie est surmontée en Italie, mais soyez prudents, ne criez pas trop tôt victoire », a mis en garde le pape.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 400 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre, un nombre qui a doublé en un mois et demi. En Italie, l’épidémie, qui a tué 33 846 personnes, est aujourd’hui maîtrisée (avec 72 morts et 270 contaminations pour les dernières 24 heures), et le pays a entamé il y a un mois son déconfinement progressif. Dimanche, le Saint-Siège a annoncé qu’il n’y avait plus aucun cas de nouveau coronavirus au Vatican. « Malheureusement, dans d’autres pays, plus particulièrement en Amérique latine, le virus continue de faire de nombreuses victimes », a déploré le souverain pontife qui a exprimé sa compassion « à ces populations, aux malades et à leurs familles, et à tous ceux qui en prennent soin ».

Manque d’oxygène

La propagation du virus s’est en effet accélérée en Amérique latine. Au Pérou, deuxième pays du continent le plus touché derrière le Brésil, le système hospitalier est au bord de l’effondrement, notamment à cause du manque d’oxygène. « Soyez prudents, ce n’est pas le moment de tomber malade. Aujourd’hui, encore moins qu’avant (...), car notre système de santé est très impacté », a déclaré le ministre de la Santé, Victor Zamora, alors que le chiffre officiel des morts est de 5 301 et que 9 500 personnes sont actuellement hospitalisées. Malgré cela, le site inca du Machu Picchu, joyau touristique du pays, se prépare à rouvrir le 1er juillet.

Il en va de même au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde (35 930 morts), derrière les États-Unis et le Royaume-Uni : le gouverneur de Rio de Janeiro a annoncé l’assouplissement à partir de samedi des mesures de confinement.

« Le Covid-19 est une chose terrible, beaucoup de gens sont morts, mais je crois qu’il y a eu assez de contaminations pour que la courbe retombe. Donc, c’est le moment de tout ouvrir », disait un carioca de 62 ans, Rodolfo Pereira.

Minute de silence

En Europe et en Afrique du Nord, la vie reprend aussi ses droits. La levée des restrictions s’est poursuivie durant le week-end en France (29 155 décès), où l’épidémie est désormais « contrôlée », selon les autorités sanitaires.

En Espagne, les matches de la Liga reprendront mercredi, après trois mois d’interruption. Une minute de silence sera observée avant chaque match de reprise à la mémoire des victimes du coronavirus, ont annoncé dimanche les instances professionnelles. L’Espagne, qui a réussi à maîtriser le virus ces dernières semaines, a enregistré 27 000 décès, selon les derniers chiffres révélés hier.

Alors qu’une partie des commerces a commencé à rouvrir dimanche en Algérie, le Danemark, qui en est à un stade plus avancé du déconfinement, rouvrira lundi piscines et salles de sport, tout comme l’Irlande, qui doit rouvrir tous ses commerces lundi.

En revanche, le Royaume-Uni ne lève qu’au compte-gouttes les restrictions. Le gouvernement a annoncé hier que les lieux de culte rouvriraient le 15 juin, mais seulement pour la « prière individuelle », ainsi que les commerces non essentiels.

Il faut dire que le pays, avec un total de 40 542 décès, affiche le deuxième plus lourd bilan au monde, après les États-Unis (plus de 110 000 morts). Et présente, selon plusieurs études comparatives, la surmortalité la plus élevée au monde rapportée à sa population.

Le 15 juin, la Grèce, épargnée, elle, par la pandémie pour avoir pris très en amont des mesures strictes, prévoit de rouvrir les aéroports d’Athènes et de Thessalonique afin de relancer le tourisme, essentiel pour ce petit européen pays pauvre en ressources et peu industrialisé. Pour autant, les autorités ont décidé de prolonger de deux semaines le confinement imposé aux camps de migrants surpeuplés, jusqu’au 21 juin.

Tout comme la Grèce, Israël, avec 290 décès, a été relativement préservé par le Covid-19. Mais, anticipant une seconde vague et soucieux de réduire sa dépendance en matière sanitaire, le gouvernement a annoncé hier la mise en service d’une première ligne de production permettant de fabriquer deux millions de masques par mois.

L’Arabie saoudite a officiellement dépassé hier les 100 000 cas de nouveau coronavirus, selon le ministère de la Santé, dans un contexte de nouvelle recrudescence des infections et d’incertitudes autour du grand pèlerinage à La Mecque prévu fin juillet. Le royaume a enregistré en outre 712 décès, a précisé le ministère. Le nombre d’infections annoncé chaque jour a augmenté ces derniers jours en Arabie saoudite, dépassant les 3 000 cas quotidiens samedi et dimanche, alors que le pays assouplit les strictes mesures de confinement.

Enfin, en Iran, la hausse des nouveaux cas recensés de Covid-19 est le résultat d’une campagne d’intensification des tests de dépistage et non d’une aggravation de l’épidémie, ont affirmé hier les autorités. Mohammad Mehdi Gouya, épidémiologiste en chef au ministère de la Santé, a reconnu que la levée progressive des restrictions avait contribué à une hausse des contaminations, « comme à peu près partout ailleurs dans le monde ». Les autorités ont recensé 2 364 nouvelles personnes atteintes du virus entre vendredi et samedi. Le nombre de morts dus au virus semble se stabiliser autour de 70 par jour depuis quelques semaines, portant à 8 281 morts le bilan de l’épidémie en Iran.

Source : AFP


La pandémie de coronavirus a dépassé hier le seuil des 400 000 morts dans le monde, continuant de progresser de manière fulgurante dans les pays d’Amérique latine, auxquels le pape François a exprimé sa compassion.Hier, lors de sa traditionnelle prière de l’Angelus depuis ses appartements pontificaux dominant la place Saint-Pierre, où se trouvaient des centaines de fidèles, le chef de l’Église catholique, né à Buenos Aires, a appelé à la prudence face au virus. « Votre présence sur cette place est le signe que la phase aiguë de l’épidémie est surmontée en Italie, mais soyez prudents, ne criez pas trop tôt victoire », a mis en garde le pape.La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 400 000 morts dans le monde depuis son apparition en Chine en décembre, un nombre qui a doublé en...
commentaires (1)

Ce virus fabriqué par les yankys a été dévastateur pour les alliés et pour L'Amérique entière.

FRIK-A-FRAK

16 h 52, le 08 juin 2020

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Commentaires (1)

  • Ce virus fabriqué par les yankys a été dévastateur pour les alliés et pour L'Amérique entière.

    FRIK-A-FRAK

    16 h 52, le 08 juin 2020

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