Rechercher
Rechercher

Journée de Jerusalem

Nasrallah : La véritable bataille de la résistance se joue contre les États-Unis

"Le Liban a les capacités d'être fort, de préserver sa souveraineté, notamment dans ses eaux territoriales, sans pour autant tomber dans la famine", a affirmé le leader du parti chiite.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors d'une allocution télévisée le 22 mai 2020. Photo Ani

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé vendredi que la vraie bataille de la résistance se joue contre les Etats-Unis, à l'occasion de la "Journée mondiale de Jérusalem", célébrée chaque année lors du dernier vendredi du ramadan depuis la Révolution islamique en 1979 en Iran.

"Au premier abord, on peut considérer que nous combattons Israël, son armée et son gouvernement. En réalité, notre véritable bataille se joue contre les Etats-Unis", a déclaré le leader du parti chiite dans une allocution télévisée lors de laquelle il n'a pas évoqué que très succinctement la situation au Liban, qui fera selon lui l'objet d'une prochaine allocution. "Pour Washington, Israël est un poste militaire avancé qu'il soutient sur les plans militaire, financier, économique et politique. Les Etats-Unis utilisent l'ensemble de leurs relations, lancent et soutiennent des guerres pour protéger Israël, a-t-il ajouté.

Hassan Nasrallah a affirmé que l'Iran était "le centre de gravité de l'axe de la résistance". "C'est pour cette raison que l'Iran est attaqué par l'autre axe", a-t-il déclaré. "Les Israéliens ont parié sur une guerre US contre l'Iran, sur les sanctions américaines décrétées par (le président américain Donald) Trump, qui a décidé de se retirer de l'accord nucléaire, et sur les groupes takfiristes pour renverser le régime iranien. Cela n'a pas eu lieu. L'Iran reste forte et solide", a ajouté le chef du parti chiite. "Les Etats-Unis pensaient même pouvoir se servir de la crise du coronavirus pour cela", a-t-il ajouté, se moquant de la gestion par l'administration Trump de cette pandémie aux Etats-Unis.

Dans ce contexte, le leader du Hezbollah a affirmé que "la Syrie a fait échouer la guerre mondiale contre elle et fait tomber le projet américano-israélien contre l'Etat syrien, ce qui constitue une victoire pour l'axe de la résistance", estimant que le projet américano-israélien avait également échoué en Irak et au Yémen.

Lire aussi

Berry exhorte le gouvernement "à en finir avec les plans sur le papier et à se mettre concrètement au travail"

S'en prenant aux "pays dans la région qui se sont rangés dans le camp américano-israélien", Hassan Nasrallah a dans ce contexte salué la prise de position du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a déclaré dans la journée que lutter pour "la libération de la Palestine" était un "devoir islamique", et accusé des pays arabes d'avoir joué les "marionnettes américaines" et aidé à normaliser les relations avec Israël.

Dans ce sillage, le leader du Hezbollah a critiqué le "deal du siècle" pour la paix au Proche-Orient, présenté en janvier par l'administration de Donald Trump. "Le but est clair. Israël se dirige vers une annexion totale des territoires qu'elle occupe et ne veut laisser à l'Autorité palestinienne qu'un pouvoir administratif restreint", a-t-il jugé.

Plus largement, le chef du parti chiite a déclaré qu'il considérait Israël comme "une entité illégitime, usurpatrice et occupante". "Notre position idéologique, spirituelle, humaine et morale sur la Palestine et son peuple, sur Israël et son projet sioniste, ne changera et ne se négociera jamais (...) Le droit ne s'évapore pas avec le temps. La Palestine appartient aux Palestiniens, et doit leur revenir. Même si ce qui a été volé est légitimé par le monde entier, nous continuerons à ne pas l'accepter", a-t-il lancé. Et d'ajouter que "la responsabilité de la restitution de la terre de Palestine et des lieux sacrés incombe d'abord aux Palestiniens, mais aussi à la oumma (la communauté des croyants musulmans)".

"Être forts"
Sur le plan du Liban, Hassan Nasrallah a affirmé qu'Israël observait une certaine prudence. "Israël est aujourd'hui prudent dans le dossier libanais et craint une guerre car les capacités de la résistance se sont renforcées", a-t-il déclaré, s'amusant par ailleurs du fait qu'Israël ait "tenté de faire croire que le mouvement de contestation contre la classe dirigeante qui s'est levé en octobre visait le Hezbollah".

Lire aussi

Joseph Aoun réaffirme le "droit du Liban à récupérer" tous ses territoires occupés par Israël

"Le Liban a les capacités d'être fort, de préserver sa souveraineté, notamment dans ses eaux territoriales, sans pour autant tomber mourir de faim", a affirmé le leader du parti chiite. Endetté à hauteur de 92 milliards de dollars (170% du PIB), Le Liban, dont 45% de la population vit sous le seuil de la pauvreté selon les estimations officielles. traverse sa plus grave crise économique et financière depuis la fin de la guerre civile en 1990. Face à cette crise, le gouvernement de Hassane Diab, parrainé par le Hezbollah et ses alliés, a élaboré un plan de redressement sur la base duquel il négocie des aides extérieures, notamment avec le Fonds monétaire international (FMI). Le Hezbollah a exprimé à plusieurs reprises ses réserves quant à un recours au FMI et à ses exigences.

Par ailleurs, il a appelé les Libanais à respecter les mesures de protection contre le coronavirus "qui constitue un véritable danger". "Si le système de santé venait à s'effondrer, nous serions face à une grande propagation du virus", a-t-il prévenu. Ces deux derniers jours, le nombre de cas détectés dans le pays a atteint des sommets. Selon un dernier bilan officiel, 1 086 personnes ont été contaminées au total depuis le 21 février, dont 26 sont décédés.


Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé vendredi que la vraie bataille de la résistance se joue contre les Etats-Unis, à l'occasion de la "Journée mondiale de Jérusalem", célébrée chaque année lors du dernier vendredi du ramadan depuis la Révolution islamique en 1979 en Iran.

"Au premier abord, on peut considérer que nous combattons Israël, son...

commentaires (9)

Il est très facile de déclencher des guerres depuis un pays où on en a rien à cirer de ses intérêts ou de la vie de ses citoyens. Si HN veut faire la guerre à Israel ou aux Américains. Il s’y croit le mec. Qu’il aille en Syrie puisqu’il est si fort au lieu d’utiliser les Libanais et leur pays comme armures pour se cacher derrière. Il sait très bien qu’aucun pays ne veut voir ce pays détruit et il profite de ça pour fanfaronner . Pourquoi il n’a pas libéré le Golan depuis la Syrie depuis le temps qu’il envoie des hommes et du matériel. Il nous prend pour des demeurés et continue à faire des propagandes comme si on ne savait pas que sa force c’est qu’il veut détruire le Liban et les autres pas. Sinon il n’aurait plus existé depuis 2006.

Sissi zayyat

12 h 49, le 01 juin 2020

Tous les commentaires

Commentaires (9)

  • Il est très facile de déclencher des guerres depuis un pays où on en a rien à cirer de ses intérêts ou de la vie de ses citoyens. Si HN veut faire la guerre à Israel ou aux Américains. Il s’y croit le mec. Qu’il aille en Syrie puisqu’il est si fort au lieu d’utiliser les Libanais et leur pays comme armures pour se cacher derrière. Il sait très bien qu’aucun pays ne veut voir ce pays détruit et il profite de ça pour fanfaronner . Pourquoi il n’a pas libéré le Golan depuis la Syrie depuis le temps qu’il envoie des hommes et du matériel. Il nous prend pour des demeurés et continue à faire des propagandes comme si on ne savait pas que sa force c’est qu’il veut détruire le Liban et les autres pas. Sinon il n’aurait plus existé depuis 2006.

    Sissi zayyat

    12 h 49, le 01 juin 2020

  • HN se trompe s'il croit encore que le peuple Libanais soutient sa résistance. Il n'a toujours pas compris que le peuple veut vivre en paix dans un Etat de droit. Les libanais veulent vivre comme les français vivent en France ou les canadiens au Canada ou les suisses en Suisse. Ils ne veulent pas vivre comme les iraniens en Iran ou les syriens en Syrie. Les libanais ne veulent plus entendre parler de la résistance à Israel, de la libération de la Palestine et surtout pas de l'axe irano-syrien. Nous avons un seul rêve, bâtir un Etat de droit et y vivre en paix. Vous ne serez jamais capable d'exaucer notre rêve car ce n'est pas votre but ni votre intérêt. Le peuple libanais a compris où se trouve votre intérêt et où se trouve l'intérêt de chacun de ceux qui ont trahi et dilapidé le pays. La révolte a commencé et personne ne pourra l'arrêter. Le Liban, tel que le peuple libanais le veut, vivra.

    carlos achkar

    01 h 08, le 23 mai 2020

  • Ils ont cloné le sytème iranien, constitué d’un pouvoir bicéphale, ou un groupe de pouvoir est totalement inféodé à un autre , qui LUI tire les ficelles véritablement , par une force paramilitaire , et des finances parallèles.. Le second groupe fait rôle de figurant , fréquentable au yeux du monde, offrant un discours pseudo rationnel en ligne avec les stdandards et la légalité internationale, et créant l’illusion d’un fonctionnement aux normes... Alors que les decisions sont dictées ailleurs ... HN agit en guide suprême du pays, l’entraînant ou il veut, quand il veut , délimitant l’étendue de la décision du pouvoir élu a tout moment , avec 12pct des députés, et 20 pct de l’électorat...!

    LeRougeEtLeNoir

    22 h 39, le 22 mai 2020

  • Au Liban, il y a un chef d'Etat, un chef de Parlement et un chef de Gouvernement. A eux seuls de parler et de décider au nom de la République libanaise souveraine, libre et indépendante. Toutes autres avis ou déclarations venant d'autres leaders et chefs de partis politiques n'engagent qu'eux-mêmes et sont évidemment nuls et non avenus. Le Liban n'est le "Kaliningrad" de personne.

    Honneur et Patrie

    21 h 42, le 22 mai 2020

  • Pauvre illusionniste il nous prend pour des idiots et les Ayattollahs qui est ce qu'ils foutent au Liban . Le proverbe qui dit avant fait le ménage chez toi et puis regarder les autres

    Eleni Caridopoulou

    21 h 22, le 22 mai 2020

  • Sil veut se battre contre les États-unis, qu'il aille jouer ailleurs et qu'il fiche la paix au Liban. Il y a déjà causé assez de dégâts !

    Yves Prevost

    21 h 06, le 22 mai 2020

  • Il n a plus rien a dire, a part de parler d Israel... comme tout le monde...et israel est toujours là et de plus en plus forte malheureusement. Le Hezbolla est une bénédiction pour Israel! Pour ne pas dire de connivence! Notre situation actuelle arrange tout le Monde autour de nous finalement. Et nous, le peuple, on l’a jusqu’à l Os!!! Finito la musica...

    Jack Gardner

    20 h 41, le 22 mai 2020

  • DES PIPEAUX A LA PELLE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 49, le 22 mai 2020

  • Le zénith du sadisme est de sermonner, une population sans emplois, affamée et dégoûtée de tout ces caractères messianiques, sur le sexe des anges et des façons dele détecter! Kelloun..............

    Wlek Sanferlou

    19 h 33, le 22 mai 2020