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Société - Polémique

Des propos de Mme Diab sur la main-d’œuvre enflamment les réseaux sociaux

L’épouse du Premier ministre Hassane Diab, Nuwar Maoulawi, était au centre d’une certaine polémique ces derniers jours suite à des propos tenus lors d’une interview, où elle prônait, en ces temps de crise économique grave, le remplacement de la main-d’œuvre étrangère (dont de nombreux représentants cherchent à quitter le Liban) par des Libanais et des Libanaises.

Certains ont en effet trouvé les propos de Nuwar Maoulawi insultants pour les Libanais et surtout pour les Libanaises, qu’ils considèrent comme trop diplômées pour certaines tâches ménagères... D’autres ont, au contraire, farouchement défendu le point de vue de Mme Maoulawi et dénoncé un hashtag irrespectueux appelant le Premier ministre à ne pas laisser son épouse s’exprimer. « Ce hashtag prouve que notre société a besoin de cent ans de crise économique pour avoir les pieds sur terre », écrivait ainsi un internaute.

L’affaire a contraint le bureau de presse de la présidence du Conseil à publier un communiqué dans lequel il regrette que « certains essaient de déformer l’esprit et la teneur des propos de l’épouse du Premier ministre, Nuwar Maoulawi, sur la libanisation de la main-d’œuvre au Liban par le recrutement de Libanais et de Libanaises dans les différents secteurs où prédomine actuellement une main-d’œuvre étrangère ». Et d’ajouter : « Le sens des paroles de Mme Maoulawi est clair et reflète le souci de voir les Libanais compter sur eux-mêmes dans un contexte économique difficile. »

L’épouse du Premier ministre Hassane Diab, Nuwar Maoulawi, était au centre d’une certaine polémique ces derniers jours suite à des propos tenus lors d’une interview, où elle prônait, en ces temps de crise économique grave, le remplacement de la main-d’œuvre étrangère (dont de nombreux représentants cherchent à quitter le Liban) par des Libanais et des Libanaises. Certains ont en effet trouvé les propos de Nuwar Maoulawi insultants pour les Libanais et surtout pour les Libanaises, qu’ils considèrent comme trop diplômées pour certaines tâches ménagères... D’autres ont, au contraire, farouchement défendu le point de vue de Mme Maoulawi et dénoncé un hashtag irrespectueux appelant le Premier ministre à ne pas laisser son épouse s’exprimer. « Ce hashtag prouve que notre société a besoin de cent...
commentaires (8)

Je ne vois pas où est le mal ! Dans tous les pays du monde on est fier de remplir son job quel qu'il soit , il n'y a pas de sot métier .Rien qu'hier j'écoutais a la Tv bresilienne un chauffeur d'autobus racontant toute sa fierté de travailler toute la journée pour aider les gens à vaquer a leurs occupations urgentes et affronter le corona , et un autre livreur de supermarché tout bonnement satisfait de pouvoir aider les confinés à s'alimenter etc ...toute une série de gens modestes que la société encourage et applaudit ! Pourquoi donc suis-je tellement honteux de faire mon petit metier au Liban ? La vraie honte est celle qui les méprise ! Mme Diab je vous applaudis mille fois pour le courage que vous avez de prononcer ces mots sublimes !!! Je suis entièrement de cet avis ! Avant et pendant la guerre les concierges et les jeunes filles au pair étaient libanais ! Ou est le mal ? En Europe ceux sont des métiers respectés , pourquoi pas ? La pauvre Mme Diab , ils l ont brûlé sur le bûcher comme Jeanne d Arc !On est dans une société qui baigne dans la décadence, la nonchalance et la stupidité. J’évolue dans une société qui perd le Nord, ou c’est plutôt moi qui perd le Nord. Peu importe, le résultat est le même. La femme libanaise veut se faire servir par une main d’œuvre étrangère. On lui propose une main d’œuvre locale, elle pousse les hauts cris!!! Je lui proposerai de retrousser ses manches et de faire son ménage elle-même !

Chucri Abboud

02 h 10, le 17 mai 2020

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Commentaires (8)

  • Je ne vois pas où est le mal ! Dans tous les pays du monde on est fier de remplir son job quel qu'il soit , il n'y a pas de sot métier .Rien qu'hier j'écoutais a la Tv bresilienne un chauffeur d'autobus racontant toute sa fierté de travailler toute la journée pour aider les gens à vaquer a leurs occupations urgentes et affronter le corona , et un autre livreur de supermarché tout bonnement satisfait de pouvoir aider les confinés à s'alimenter etc ...toute une série de gens modestes que la société encourage et applaudit ! Pourquoi donc suis-je tellement honteux de faire mon petit metier au Liban ? La vraie honte est celle qui les méprise ! Mme Diab je vous applaudis mille fois pour le courage que vous avez de prononcer ces mots sublimes !!! Je suis entièrement de cet avis ! Avant et pendant la guerre les concierges et les jeunes filles au pair étaient libanais ! Ou est le mal ? En Europe ceux sont des métiers respectés , pourquoi pas ? La pauvre Mme Diab , ils l ont brûlé sur le bûcher comme Jeanne d Arc !On est dans une société qui baigne dans la décadence, la nonchalance et la stupidité. J’évolue dans une société qui perd le Nord, ou c’est plutôt moi qui perd le Nord. Peu importe, le résultat est le même. La femme libanaise veut se faire servir par une main d’œuvre étrangère. On lui propose une main d’œuvre locale, elle pousse les hauts cris!!! Je lui proposerai de retrousser ses manches et de faire son ménage elle-même !

    Chucri Abboud

    02 h 10, le 17 mai 2020

  • Je n'ai pas lu les propos écrits par Mme Diab. Cependant je pense que la main-d'œuvre étrangère peut parfaitement être remplacée par la main-d'œuvre libanaise. Tout le monde n'est pas surqualifié au pays du Cèdre. Tout le monde n'a pas fait de hautes études universitaires. Et ce n'est pas un secret que certaines régions souffrent plus que d'autres sur le plan financier pour cause de chômage. Il n'y a pas de sot métier. Que faut il faire alors? C'est mieux de mendier chez les zaims? (Comme j'ai pu lire dans un commentaire précédent).

    Sybille S. Hneine

    15 h 37, le 16 mai 2020

  • La question n'est pas dans le caractère dégradant d'effectuer des tâches humbles. J'ai moi même nettoyé des hauts fourneaux lors de mes études de médecine à l'étranger, j'ai été serveur,concierge, manœuvre intérimaire etc .... pour boucler mes fins de mois et j'en suis très fier. Cela m'a appris le respect des mains humbles étrangères qui effectuent mille et une tâches . Mais ceci est différent des propos maladroits de Mme Diab. Elle aurait mieux fait de se pencher sur la responsabilité POLITIQUE qui oblige aujourd'hui la jeunesse libanaise, diplômée et qualifiée déjà, à devoir faire ce que moi, et bien d'autres, avions jadis fait pour décrocher nos diplômes. Sans doute, elle a commis la bévue de ne pas évoquer le chômage des jeunes. Elle a transformé cela en se préoccupant uniquement du remplacement de la main d'oeuvre étrangère dans les petits métiers. Alors, de grâce, qu'elle la boucle

    COURBAN Antoine

    12 h 58, le 16 mai 2020

  • Très logique ,mais ceux qui rouspètent, ne savent pas encore la gravité et la durée de la crise économique. Ils n'auront pas le choix dans une certaine proportion non négligeable, tôy ou tard.

    Esber

    12 h 36, le 16 mai 2020

  • EN VOILA UNE DAME INTELLIGENTE , QUI NE CONNAIT PAS LA LANGUE DE BOIS CHERE AUX POLITICIENS/CIENNES ET PARFOIS LEURS CONJOINTS/JOINTES.....

    Gaby SIOUFI

    11 h 14, le 16 mai 2020

  • que toutes les femmes de ministres et députés commencent a donner cet exemple!! et qu elles divisent le salaire de leur mari en deux.. c est la crise ici,non??

    Marie Claude

    08 h 56, le 16 mai 2020

  • Mme Diab a raison à 100%. Vouloir confier à des libanais des tâches ménagères ou manuelles, n'est pas insultant pour les libanais, mais le considérer comme tel est réellement insultant pour les éthiopiennes, ou les égyptiens à qui on veut les réserver. Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de faire le ménage . mais de voler ou escroquer, et cela, les libanais - y compris certains ayant de nombreux diplômes universitaires - ne s'en privent pas. Si la crise actuelle pouvait faire avaliser cette notion, elle aurait eu au moins un côté positif.

    Yves Prevost

    07 h 50, le 16 mai 2020

  • Madame Maoulawi a tout fait raison de remplacer la main-d'oeuvre étrangère par des libanais et des libanaises. Il n'y a pas de sots métiers et il est tellement plus digne de gagner sa vie comme main-d'oeuvre que d'aller mendier son pain chez le Zaim.

    charbel saleh

    00 h 16, le 16 mai 2020

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