Les lignes directrices publiées lundi par le gouvernement britannique sur le déconfinement ouvrent la porte à une reprise des compétitions sportives le 1er juin à huis clos. La phase 2 du déconfinement, qui ne débutera pas avant début juin et seulement si les statistiques sanitaires le permettent, prévoit, selon le document, d’autoriser « les évènements culturels et sportifs à se dérouler à huis clos pour diffusion (télé, radio, internet), tout en évitant le risque de contacts sociaux à grande échelle ». Le retour à des matches en présence d’un public dans les stades « pourrait n’être totalement possible que bien plus tard en fonction de la baisse du nombre de nouveaux cas (positifs au coronavirus) », souligne encore le document.
C’est un pas dans le bons sens pour le football anglais : la Premier League travaille et débat actuellement sur son projet Restart, qui prévoit un retour à l’entraînement dès la semaine prochaine en vue de disputer les 92 matches restants pour finir la saison entre début juin et fin juillet, à huis clos et dans un nombre limité de stades. La Premier League a même tenu, lundi soir, une assemblée générale à ce sujet. À l’issue de cette réunion, les clubs anglais ont annoncé, par la voix du patron de la Premier League, Richard Masters, vouloir obtenir l’autorisation de ne pas terminer la saison dans un nombre réduit de stades. « Évidemment, tous les clubs préféreraient jouer à domicile si c’est possible, mais nous devons prendre en compte ce que nous disent les autorités », a expliqué M. Masters. « Il est évident que certains clubs prennent ce point plus à cœur que d’autres. C’est un dialogue qui se poursuit » avec les autorités, a-t-il ajouté.
Toutefois, les mesures envisagées par le gouvernement britannique dans le cadre d’un déconfinement très progressif pourraient perturber les projets de reprise d’autres disciplines sportives, comme le cricket et la formule un, en raison des restrictions sur les déplacements internationaux. Le Royaume-Uni pourrait ainsi imposer une isolation stricte de 14 jours à toute personne arrivant par avion sur son territoire, à l’exception d’une « liste courte » de pays qui y échapperaient.
Source : AFP


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