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Sport - Formule 1

Vettel quitte Ferrari avec un arrière-goût d’échec

Le nom du successeur du quadruple champion du monde allemand au sein de la Scuderia reste pour l’heure inconnu.

« L’équipe et moi avons réalisé qu’il n’y a plus de désir partagé de rester ensemble au-delà de la fin de cette saison », a commenté Sebastian Vettel à propos de son départ de chez Ferrari. Giuseppe Cacace/AFP

Le quadruple champion du monde allemand Sebastian Vettel va quitter Ferrari à la fin de la saison après avoir échoué à ramener un titre mondial à la Scuderia, le nom de son successeur aux côtés du pilote monégasque Charles Leclerc restant pour l’heure inconnu. « C’est une décision qui a été prise d’un commun accord par nous-mêmes et par Sebastian, et les deux parties ont considéré que c’était dans leur meilleur intérêt. Cela n’a pas été une décision facile à prendre en raison de la valeur de Sebastian comme pilote et comme personne », a indiqué hier Mattia Binotto, le patron de la Scuderia, dans un communiqué. « L’équipe et moi avons réalisé qu’il n’y a plus de désir partagé de rester ensemble au-delà de la fin de cette saison », a commenté pour sa part Vettel.

Si cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre dans une saison qui n’a même pas encore commencé du fait de la pandémie de coronavirus, les rumeurs sur un possible départ du pilote allemand allaient bon train depuis plusieurs semaines. Elles faisaient état d’un désaccord sur la durée du contrat – Ferrari ne lui aurait proposé qu’une prolongation d’un an – avec un salaire fortement réduit. Toutefois, Vettel a affirmé hier que « les raisons financières n’ont joué aucun rôle dans cette décision ».

Arrivé chez Ferrari en 2015 pour succéder à Fernando Alonso, Vettel n’aura pas fait mieux que l’Espagnol, en étant incapable, lui aussi, d’offrir un titre de champion du monde pilotes à la légendaire écurie italienne. Le dernier à son palmarès pour les pilotes est celui du Finlandais Kimi Räikkönen en 2007, avec un dernier titre constructeur l’année suivante. Mattia Binotto l’a d’ailleurs, sans doute involontairement, souligné hier en rappelant que « lors de nos cinq années ensemble, (Vettel) a terminé dans les trois premiers du championnat trois fois, apportant une contribution significative à la présence constante de l’équipe aux trois premières places du championnat constructeurs ».

L’Allemand a remporté ses quatre titres chez Red Bull (2010, 2011, 2012, 2013) et compte à son palmarès un total de 53 victoires – dont 14 pour Ferrari–, un bilan relativement maigre au regard des ambitions et des moyens de la Scuderia. Présenté au début de sa carrière comme un jeune prodige capable de tout gagner et de devenir l’égal de son compatriote Michael Schumacher et de ses cinq titres avec Ferrari, Sebastian Vettel s’est retrouvé l’an dernier sous la coupe d’un autre jeune prodige de dix ans son cadet, Charles Leclerc. Pour sa première année chez Ferrari, ce dernier lui a volé la vedette et a imposé sa loi au sein de la Scuderia. Il a remporté deux victoires pour une à Vettel, se permettant même de le devancer au classement du championnat du monde avec une 4e place pour une 5e à Vettel, son plus mauvais classement depuis son arrivée chez Ferrari. Leclerc (22 ans) a prolongé en décembre dernier son contrat jusqu’en 2024, montrant que c’est lui que l’écurie de Maranello a choisi pour le long terme.

La porte est maintenant grande ouverte à toutes les supputations sur qui succédera à Vettel chez les Rouges, un des volants les plus convoités de la F1. Le nom du sextuple champion du monde Lewis Hamilton, en fin de contrat chez Mercedes à la fin de la saison, a été avancé, mais le Britannique a laissé entendre ces dernières semaines qu’il resterait chez Mercedes avec qui il a remporté cinq de ses six titres mondiaux (2014, 2015, 2017, 2018, 2019). Sont aussi cités le plus souvent les noms de l’Australien d’origine italienne Daniel Ricciardo, actuellement chez Renault, de l’Espagnol Carlos Sainz (McLaren) ou de l’Italien Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo).

L’annonce de ce départ survient alors que le championnat 2020 n’a même pas encore débuté en raison de la pandémie de coronavirus, la date de la première course restant encore incertaine. L’avenir de plusieurs équipes de F1 est aussi menacé par la crise économique et l’arrêt total pendant plusieurs semaines des ventes d’automobiles, qui pèse lourdement sur les budgets des grands constructeurs. Les écuries qui ne dépendent pas du marché mondial sont, elles, touchées par la baisse de leurs revenus en raison du report ou de l’annulation de tous les Grands Prix depuis le début de l’année.

Jean-Louis DOUBLET/AFP

Le quadruple champion du monde allemand Sebastian Vettel va quitter Ferrari à la fin de la saison après avoir échoué à ramener un titre mondial à la Scuderia, le nom de son successeur aux côtés du pilote monégasque Charles Leclerc restant pour l’heure inconnu. « C’est une décision qui a été prise d’un commun accord par nous-mêmes et par Sebastian, et les deux parties ont considéré que c’était dans leur meilleur intérêt. Cela n’a pas été une décision facile à prendre en raison de la valeur de Sebastian comme pilote et comme personne », a indiqué hier Mattia Binotto, le patron de la Scuderia, dans un communiqué. « L’équipe et moi avons réalisé qu’il n’y a plus de désir partagé de rester ensemble au-delà de la fin de cette saison », a commenté pour sa part Vettel.Si...
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