Macao n’a pas autorisé une exposition annuelle de photos sur la répression de Tiananmen, pour la première fois en 30 ans, ont affirmé hier des militants politiques, accusant le gouvernement de museler la liberté d’expression. Depuis 1989, la communauté, de moins en moins nombreuse, agissant en faveur de réformes démocratiques dans ce territoire semi-autonome, a toujours célébré l’anniversaire de la sanglante répression des manifestations de la place Tiananmen à Pékin, avec une petite veillée et une exposition en plein air de photos. Les organisateurs de ces commémorations ont affirmé que, dans un premier temps, le Bureau des affaires municipales de la ville avait autorisé cette exposition avant de finir par l’annuler. L’Association pour le développement démocratique a qualifié cette décision de « brusque revirement », les autorités locales ayant invoqué une nouvelle règlementation administrative régissant la manière dont les espaces publics peuvent être utilisés. Les groupes d’opposition ont accusé les autorités de vouloir empêcher tout débat politique. « Le (bureau) se fonde manifestement sur des considérations politiques » pour cette mesure d’interdiction, a écrit mardi la New Macau Association, un groupe militant pour la démocratie, sur Facebook. Macao et Hong Kong sont deux territoires rétrocédés à deux ans d’intervalle à la fin des années 1990 et gérés selon le même principe « Un pays, deux systèmes » qui leur octroie des libertés inconnues ailleurs en Chine. Ils demeurent les seuls endroits en Chine où la sanglante répression des manifestations de la place Tiananmen, en 1989 à Pékin, peut être commémorée.
Monde - Chine
Macao interdit pour la première fois une exposition sur Tiananmen, selon des militants
OLJ / le 13 mai 2020 à 00h00


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