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Société - Contestation

Des sit-in en série et peu coordonnés à Beyrouth et Saïda, malgré le coronavirus

Le sit-in devant le ministère de l’Économie a été émaillé de violences, hier. Photo Joao Sousa

Des militants ont organisé plusieurs sit-in hier à Beyrouth, à l’appel de différents groupes de la société civile, dont l’un devant le ministère de l’Économie a été marqué par des échauffourées avec les forces de sécurité.

Une cinquantaine de personnes se sont regroupées en milieu de journée devant le bâtiment, situé dans le centre-ville, afin de protester contre la hausse vertigineuse des prix. Les contestataires ont appelé les ministères de l’Économie et de l’Intérieur à « prendre immédiatement des mesures » pour contrôler la situation, sans quoi « les révolutionnaires prendront des mesures pour protéger eux-mêmes le peuple contre les corrompus et les cartels », ont-ils averti. Ils ont annoncé que les prochains rassemblements seront organisés « devant le siège des compagnies d’importation ».

De leur côté, des journalistes se sont rassemblés devant le Palais de justice pour dénoncer les intimidations à l’encontre des médias, notamment après la convocation la semaine dernière par le service de renseignements de l’armée d’Ayman Charrouf, journaliste pour le site en ligne al-Modon, un média connu pour sa proximité avec la société civile. Le journaliste a cependant refusé d’obtempérer et s’est rendu en compagnie de son avocate au parquet de cassation judiciaire et au parquet militaire, qui représentent les deux plus hauts recours pour contester un ordre de convocation d’un citoyen par un service sécuritaire.

À Sanayeh, devant le ministère de l’Intérieur, des protestataires ont manifesté contre la corruption, alors que des étudiants et des parents d’élèves se sont attroupés devant le ministère de l’Éducation dans le secteur de l’Unesco pour protester contre la décision de rouvrir les écoles à la fin du mois et réclamer l’annulation des examens officiels en raison du coronavirus.Par ailleurs, à l’appel du mouvement « Mouttahidoun », des militants se sont rassemblés devant le siège de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) à Wata Mousseitbé, afin de condamner « la gabegie, la corruption » et les injustices rencontrées par les bénéficiaires concernant les versements des remboursements des indemnités de fin de service.

« Nous ne permettrons pas qu’il soit porté atteinte aux droits des personnes cotisant à la CNSS, alors que la livre libanaise s’effondre de jour en jour », a affirmé l’une des activistes, Sally Karfaly.

Enfin, des contestataires ont organisé un sit-in à Saïda pour réclamer la libération de deux manifestants arrêtés dans le cadre de l’enquête sur le jet d’un engin explosif devant une agence de la Fransabank dans la ville. Selon un militant interrogé par L’Orient-Le Jour, le fait qu’il n’y a plus de coordination entre les différents groupes de la contestation, comme au début du soulèvement du 17 octobre, explique le fait que ces sit-in sont organisés en grand nombre et presque au même moment. « Chaque groupe qui se sent visé par une certaine crise ou un dossier en particulier organise une protestation, sans coordination avec les autres », a-t-il ajouté.

Des militants ont organisé plusieurs sit-in hier à Beyrouth, à l’appel de différents groupes de la société civile, dont l’un devant le ministère de l’Économie a été marqué par des échauffourées avec les forces de sécurité.Une cinquantaine de personnes se sont regroupées en milieu de journée devant le bâtiment, situé dans le centre-ville, afin de protester contre la hausse vertigineuse des prix. Les contestataires ont appelé les ministères de l’Économie et de l’Intérieur à « prendre immédiatement des mesures » pour contrôler la situation, sans quoi « les révolutionnaires prendront des mesures pour protéger eux-mêmes le peuple contre les corrompus et les cartels », ont-ils averti. Ils ont annoncé que les prochains rassemblements seront organisés « devant le siège des...
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LE COVID-19 AURA EUT UN AUTRE EFFET SUR LE LIBAN QUE CELUI FINANCIER : PROFITE AUX GENS DU GOUV ACTUEL MAIS SURTOUT AUX HOMMES AU POUVOIR DEPUIS 1990 ! LA REVOLUTION EN DEJA DESARROI , OBLIGEE DE SE CONFINEE , DESORIENTEE , AFFAIBLIE .

Gaby SIOUFI

10 h 32, le 12 mai 2020

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Commentaires (1)

  • LE COVID-19 AURA EUT UN AUTRE EFFET SUR LE LIBAN QUE CELUI FINANCIER : PROFITE AUX GENS DU GOUV ACTUEL MAIS SURTOUT AUX HOMMES AU POUVOIR DEPUIS 1990 ! LA REVOLUTION EN DEJA DESARROI , OBLIGEE DE SE CONFINEE , DESORIENTEE , AFFAIBLIE .

    Gaby SIOUFI

    10 h 32, le 12 mai 2020

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